*
J’ai besoin de ta langue pour voler comme un gaz lent.
Le ciel, c’est du gruau de grumeaux. J’en vomi chaque matin.
Il y a une grue qui a des maux d’estomac. Elle vit dans un hamac avec son Mac OS X. Il s’appelle Roberto Livingston.
J’ai le pied incohérent. Il se met un pied dans la gueule et l’autre au cul.
L’idiot à encore manger le doigt.
L’hallalphabet aussi sur les étals plus de sol ni de nid de poule. La raison sert de couvercle au pouvoir.
Le ciel gueule, c’est strident. Que va-t-on me chier dessus?
Des bombes à la fraise.
Des Vierges acariatres.
Des glands de prêtres.
Des médailles qui puent l’anus.
Un annuaire téléphonique.
Un dieu endiablé.
Une belle mère cougar.
Un général cul de chatte?
#veille
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Je bénis avec ma vieille bite, qui pleure et éjacule des larmes de sang, tous les emmerdants de première communion, qui ne savent sucer que les petits Jésus qui sortent cul nu de l’école primaire.
J’ai de la glace fiévreuse dans mon ventre quand je rencontre un flic, qui tabasse sa femme.
Encore faut-il se faire une idée du beau, du bon et du vrai. Prends ta bouteille de cachets et cachez-moi ces bières sales que je ne saurais boire.
Je crie comme une nouvelle merde nouvellement pondue. J’ai l’espoir logé dans une dent creuse. Bande d’assassins! Sortez-moi de cette puanteur!
L’univers est un étal, une étagère ou un catalogue. Pour douze paiements égaux, tu peux accéder à l’égalité. Sors de ta misère et gave ton caddie des fruits du libre marché, il y a un prix pour tous. C’est là, seulement là, la seule justice. Achète, avale, chie. Vis!
J’ai les couilles comme des tombes dans l’antre poisseux de ma mère maquerelle. La pine du père fouettard dans le cul. J’suis mal barré pour réussir à gravir les échelons de cette société de psychopathes qui ne fait bander que les psychiatres et les banquiers assassins.
Tu pues dans l’amoncellement des fripes souillées. Je crois qu’une bonne des îles peut prendre soin de ton bordel. Tu as quelques casseroles inutiles, ça fera le bonheur quelques nécessiteux. Ta baignoire est rose, le cerne est rougi. La radio ne chante plus comme une nouvelle star. Un autre louera ta pièce en rêvant du sexe et des étoiles. Où es-tu allé?
Non! le Temps, c’est pas de l’argent. Le Temps c’est la douceur de tes baisers sur ma peau un soir d’hiver. C’est la paresse de tes lèvres pointues comme des aiguilles, qui me tricotent le ventre.
Il n’y a pas de belle fée au numéro que vous avez composé. Insérer un euro et recomposez de nouveau. Ce message va s’autodétruire dans une éjaculation féroce. 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1. Bonne année!
#facialIssue
*
J’ai croisé, un beau matin de printemps, une fesse toute rouge comme un petit livre.
L’était létale et volcanique.
La garce.
Une vraie farce.
Dans le pré, les coquelicots sont en ménage avec les morts.
C’est que du bonheur.
C’est le sang qui donne le ton aux joues de la Vie.
Les souvenirs sont éparses et bien lointains.
Les poussières effacent les traces de tes larmes.
Je songe à l’humidité de ta plaie.
Je plonge dans ton sexe, comme un kangourou dans le désert.
Le monde *peut* crever. C’est une question de ~ liberté. Je t’aime là maintenant. Mais qu’est-ce qu’on s’en fout des mots doux!
Je me mets ton slip devant comme gros Jean l’apôtre.
Hippie pipe! Fourra!
Faut fourrager bandes de cons, sinon j’éjacule dans l’œil du diable.
#textosDesMorts
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Monsieur le président, est-ce que les morts sont anarchistes?
J’ai bien oui oui votre questionnement. Si tu ris tu auras une tapette de Boulogne.
Monsieur le président, est-ce que les morts sont en retard à l’usine?
Me diriez-vous cela si les totems de ma Mère pouvaient voter?
Monsieur le président, les morts ont-ils une meilleure cote de crédit en Enfer qu’au Paradis? Honorent-ils l’impôt?
Que voulez-vous que l’on fasse des vieux os qui ne savent plus se tenir droit face à l’adversité.
Faut pas exagérer tout de même.
Place aux banques.
Place place!
Les jeunes à la guerre.
Et vive la glace à la Chantilly!
Monsieur le président, est-ce que les morts préfèrent les couches mangeables aux couches collectionnables? Quelle saveurs ont-elles en bouche, les couches?
Toutes les saveurs, tout goutte comme ma jambe droite.
Et je vous parle pas des varices de ma femme.
Où en étions-nous?
C’est l’heure de mon goûter.
Où sont mes généraux?
Putain de bois!!!
Monsieur le président, les morts qui vous ont élu s’en retournent-ils dans leur tombe?
Et si j’en pisse au lit?
Les morts en morceaux en basses eaux?
Auront-t-ils vox chapitrus?
Allons donc!!!
Que vaillent la glotte et vieilles guiboles!!!
L’avenir appartient Aux Vieilles BADERNES.
Olé! olé! jeunesse!
Suivez ma bite toute flétrie!!!
***
Guy Lechevallier : https://www.facebook.com/profile.php?id=100006769757122&fref=ts et Clodius : https://www.facebook.com/clodius.rimailleuxfref=ts, 2016.
#merveille
*
Montréal cette femme au seuil du nommable
à l’orée du principe
j’appréhende ce concept
et en contient la fuite vers jamais toujours
il n’y aura pas de poinçon
pas de fêlure
pas d’écartèlement
pas de fission
Montréal drôle de moineau
qui piaille
comme mes semelles
les jours de grisaille
les jours incinérés de l’Est
sous les lignes de chemtrails
allant venant entre les affaires et les vacances
Montréal chosifiée
comme un amour schizoïde
abstraite
sans saveur sans nom
sinon tout
folie universelle
droite et disciplinée
Montréal nouveau monde
d’un état d’âme à l’autre
tu avances et recules mon heure
deltaplane ou désespoir
que sais-je
Montréal récit
ici ou ailleurs
l’un et l’autre
striés du nom des morts
et parfois des poteaux
pour une gloire quelconque
à saveur de vieilles luttes
renouvelées
des débats
des circonvolutions périphériques
des pseudodémocraties
des héritiers
Montréal conspuée conchiée adulée idôlatrée
Montréal manège
les hauts le cœur
et la sérénité éthylique
Montréal cachet
architecture médicament artistes
Montréal répétée en autant de Montréalais par instants
Montréal infrastructures du règne minéral
puis ce moment de la nuit de la traversée des neiges
où se noircissent les lignes verticales
où les violences de la tempête se suicident dans mes yeux de gamin
Montréal je pleure sinon quand c’est possible
Montréal poème
d’un graffiti
d’une mauvaise herbe
d’une lézarde
d’un coin où pisser
où mourir incognito
une petite vite
un spliffe
une abeille
un potager
un chat
un vélo
un cadenas
un hamac
les ruelles n’ont pas de nom
#casse
*
la saison laisse choir l’haleine fétide de la neige éventrée
et mes yeux cherchent à oublier les conjectures économiques
les mauvaises nouvelles sont comment dire
mauvaises
j’écoute une guitare déraillée
dans mes oreilles coupées des voix étrangères
la rue traîne mes pieds comme de vulgaires moraines
je n’ai rien de l’activiste
je suis en vacance
dans l’attitude
dans la nonchalance triste
d’une Montréal usée
mes violences sont bonnes pour la casse
#opportunité
*
La tv sort du placard Et se met à la recherche du dormeur
– Sortez de vos boîtes à chaussures
C’est une belle journée pour se tuer au travail
Secouer le reste de vos vieux os
Souriez souriez
Marchez droit
Notre chef concocte des recettes
avec la chair des canons
Ce monde tout rose
Ce monde tout propre
La peau lisse
Qui matraque les os
Les dompte
À renfort de points bonis
Le poinçon est l’heure
Le poinçon est à l’heure
Ne souriez plus
Ne rêvez plus
Devenez machine
Dans nos bureaux un agent formé au bonheur vous dressera le bilan des marges marginales
Il saura vous accompagner en cas d’inconvénients hors du contrôle de notre système de récompense
Veuillez prendre note qu’un forum reste ouvert 24/24 pour vous offrir une meilleure couverture des zones d’inconfort
Nous sommes à vos côtés 7 jours sur 7 tous les jours de l’année
Nous savons où vous trouvez
Rêver n’aura jamais été aussi facile
Nous rappelons aux travailleurs de plus de cent dix ans
De changer de couche culotte une fois par trimestre
Une zone détente a été ajouté à notre complexe industriel
Tous les enfants recevront en prime une collation surprise qui correspond au plus hauts standards de l’industrie
Nous gardons à l’esprit de stimuler votre productivité avec des couleurs chaleureuses que même votre grand-mère ne saurait quitter
Vous êtes ici chez vous
L’enfance c’est la mort
Devenez productif au plus vite
Ne retombez pas dans l’enfance
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Marchez droit
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On se sent léger avec les plumes
–
J’ai signé un nouveau bail pour mille ans
Celui-ci est plus attractif
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Guy Lechevallier : https://www.facebook.com/profile.php?id=100006769757122&fref=ts et Clodius : https://www.facebook.com/clodius.rimailleuxfref=ts, 2016.
#niaiseries
Lecture d’extraits de mon écueil de poétises.
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#hasard
*
je te retrouve dans tes yeux laconiques
un lagon au coin de la rue
tu restes plantée là
vivace
expectatrice de ma moue ahurie
Montréal est petite
comme une feinte
de ne pas se connaître
comment et où
tu vas
ça ne me regarde pas
ni lui
#punctum
*
nous avons la jeunesse du dos
et la morts dans les genoux
la tête à l’échafaudage fier
menottés aux tripes
nous ne sommes pas peuple pour les peuples
nous sommes à l’issue de l’histoire
à l’indéfectible défaillance
nous sommes à l’orée de dorénavant
comme toujours
comme jamais
point d’orgue
si un jour la chute
cycle de l’eau