esprit 0009 | l’esprit autonome contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. les lect·eur·rices sont invité·es à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». enfin, si une conclusion advenait de ces enquêtes philosophiques, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. bien entendu, tou·s·tes sont les bienvenu·es sur ce blog.

confinæ en 2020, j’ai participé à des cercles de parole autochtone. il m’a semblé urgent de redéfinir certains concepts pour concilier l’anarchisme, la foi, les croyances et la religion afin de réfléchir à une façon originale de réhabiliter la spiritualité dans le respect du principe d’autonomie, crucial dans ma démarche philosophique.

je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus loin dans un travail ultérieur : ma neuvième capsule de la rubrique ESPRIT.

Bonne lecture!

esprit 0009 | l’esprit autonome contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|UNE SCIENCE CORPORELLE POUR UNE SCIENCE ANARCHO-INDIGÉNISTE| 1v2

PRÉAMBULE
mon travail actuel consiste à développer une théorie qu’il faut assimiler au sens « étymologiquement cousin » de « théologie », cette théorie n’est donc PAS LA vérité, c’est un discours sur la vérité, comme toute philosophie, toute science. dans l’ignorance, il est tout à fait loisible de croire une proposition, de ne pas y croire, ou d’en être indifférent·e, ou encore d’être incapable d’en opiner quoi que ce soit.

la seule science exacte est théoriquement l’omniscience de dieu, c’est-à-dire celle du réel dans l’infini au-delà de nos perceptions conditionnées, déterminées et limitées. toutes les sciences que l’humain réfléchit sont des sciences humaines, elles portent toutes sur un objet d’étude. elles sont de fait objectives au sens de descartes puisque d’abord elles étudient un objet et qu’elles se positionnent dans les déterminismes de notre condition humaine, dont les causes sont réelles et excèdent la portée de nos sens et de nos facultés humaines, qui dépendent de notre corps physiquement plus petit que l’infini, que dieu au sens stoïcien, spinoziste et animiste.

la perfection est l’état limité (par fait = par le fait accompli) l’imperfection est illimitée, infinie, indéfinie comme l’imparfait de l’indicatif : je marchais quand bob m’as appelæ = on ne sait pas quand j’ai commencé la marche, ni quand je l’ai finie : mais l’action de bob de m’appeler est terminée).

aussi, au sens de spinoza, le présent est parfait, il est ce qui correspond parfaitement à ses causes.

au sens des stoïciens et des physiciens théoriques (lire sur le tesseract) le temps est parfait pour dieu, qui en saisit tous les événements comme nous saisissons la largeur d’un livre d’un seul coup d’œil. dieu est omniscient.

l’omniscience est totale, impartiale, imparfaite, infinie et illimitée, tandis que la science des humains est partielle, partiale, parfaite, définie, limitée à ce que notre corps est en mesure de produire comme croyances d’abord puis comme connaissances au gré des expériences reproduites.

les métaphysiques platonicienne et aristotélicienne (autoritaires) dont nous héritons notre civilisation Capitaliste pervertissent la perfection et l’imperfection, l’imperfection est une qualité de l’infini ou de dieu et la perfection est une qualité des choses définies comme les humains. une définition consiste à déployer dans un nombre limité de « mots » le sens le plus objectif d’un mot. les humains sont définis dans un nombre limité de propriétés. l’infinité des propriétés et des choses est en dieu.

on est toujours partial vis-à-vis d’une chose soumise à notre jugement et on peut considérer la chose relativement à un cadre de références communes ou tout à fait personnelles, ces postures correspondent à la nature de la raison humaine. ce qui n’est pas humain, c’est de posséder la vérité, donc l’omniscience, et donc la sagesse, qui sont du domaine de dieu, c’est-à-dire le souffle omniprésent de vie et de la raison au sens des stoïciens.

ça n’a rien à voir avec un homme blanc barbu qui punit les méchants… ça, c’est des fariboles eurocentriques pour infantiliser les idiot.

la pandémie qui dure depuis l’année 2019 nous a exposé·es à nos limites scientifiques, autant les chercheu·r·ses que les profanes avons dû nous intéresser à notre façon de concevoir la science, car le corps de chacun·e de nous était sollicité en regard d’un virus qu’une petite élite a soi-disant étudié afin de trouver – ou de marchander! – des solutions.

LA SCIENCE HÉTÉRONOME
pour les dogmatiques et les journalistes de masse, il fallait obéir à « la science » et « croire aux scientifiques ». comme si la science, les scientifiques et la vérité s’étaient révélés monolithiques et fixés dans l’éternité. mais, la science ne produit pas de vérité. la science ne produit pas le réel. la science est produite par la connaissance, elle-même produite par l’expérience du corps. par ailleurs, ce que l’on entend, visionne ou lit dans les médias, ce n’est JAMAIS de la science, c’est du récit auquel il est tout à fait loisible de croire ou non.

à mon sens, la science est l’ensemble des croyances d’un corps que l’expérience renforce sous la forme individuelle et personnelle des connaissances construites à l’aulne des organes de ce corps et de leur facultés. le réel produit de la science en ce que les corps sont produits par le réel. l’inverse est douteux. dans un autre sens, les corps produisent leur propre réalité qui est partiale et partielle – je vais exposé ultérieurement les raisons pour lesquelles je pose qu’aucune réalité n’est subjective.

dans la science et les métaphysiques hétéronomes, il y a un perversion entre l’OBJECTVITÉ et la SUBJECTIVITÉ.

UNE SCIENCE CORPORELLE POUR UNE SCIENCE AUTONOME
quand un corps perçoit un OBJET, il produit une représentation OBJECTIVE et abstraite de l’expérience matérielle dans le réel : un symbole est créé par et dans l’esprit, donc par et dans le corps (ESPRIT 0008). Le corps étant un participant à l’expérience, il produit TOUJOURS une représentation partiale, en ce sens qu’il oppose son individualité au réel en créant ainsi deux partis dans une relation d’objet : le corps qui observe cet OBJET.

le corps étant plus petit que le réel, ne produit qu’en partie une représentation de ce réel. cette réalité est TOUJOURS partielle. le corps ne produit pas le réel. il en produit des représentations parfaites. la perfection est l’état de ce qui est défini. l’imperfection est l’état de ce qui est infini. un SUJET est dans ce sens infini.

le seul SUJET en mesure de comprendre la vérité est l’infini. le corps humain étant défini ne peut JAMAIS produire l’infini ; il en capture des symboles tout au plus. la SUBJECTIVITÉ est du ressort de dieu, en ce sens qu’il est omniprésent, omnipotent et omniscient, c’est-à-dire qu’il est infini.

la mémoire du corps est l’UNIQUE cadre de références où est défini un objet, toutes les références sont des croyances. pour qu’un corps produise une croyance, il faut que l’expérience du réel marque avec ses stimuli le corps affecté. dans cette tension corps-environnement, un symbole abstrait de l’environnement encapsule dans la mémoire les affects associés aux stimuli. le corps se réprésente le réel sous une réalité, il construit du sens entre ses sensations et le réel. cette réalité servira à saisir les nouveaux objets du monde afin que le corps sélectionne dans ses mémoires les comportements adéquats pour persister dans l’environnement. le thème de l’autodestruction, par contre, nécessitera un travail ultérieur, notamment, sur l’internalisation des Agressions.

l’autonomie consistant en l’adéquation du corps à l’environnement afin de persister, le corps produit et définit ainsi de façon AUTONOME sa propre réalité. ce système de croyances ne produit pas le réel. le réel ne dépend pas du corps, la réalité si. la réalité ne produit JAMAIS le réel, l’inverse si. la réalité, qui est définie par un corps lui-même défini par ses causes, ne produit JAMAIS l’infini, elle n’est JAMAIS SUJET du cosmos. le corps et sa réalité ne sont JAMAIS SUBJECTIFS, ils sont OBJECTIFS.

UNE THÉORIE DE LA CROYANCE RÉFÉRENTIELLE POUR UNE SCIENCE CORPORELLE
la métaphysique que je propose est une recherche de critères qui font les objets intelligigibles pour le corps. les voici de façon provisoire.

1- seul le corps est en mesure de fabriquer des croyances. toutes les croyances sont fabriquées à l’aulne du corps, de ses affects et de ses facultés.

2- la logique est une faculté du corps qui peut permettre à un individu d’élaborer a priori et d’évaluer a posteriori des arguments favorables à ses croyances.

3- l’expérience à laquelle est soumis le corps peut permettre à un individu d’acquérir et d’actualiser des connaissances qui sont à la base des croyances tantôt renforcées ou tantôt lénifiées.

4- les croyances s’avèrent vraies dans leur cadre de références contenues dans le corps avec ses affects et ses facultés.

5- les croyances s’avèrent fausses dès que leur cadre de références est altéré soit par le retrait d’un repère obligatoire soit par l’ajout d’un repère obligatoire lors d’une expérience. Alors, les croyances falsifiées perdent leur statut de croyance et tombe sous le statut de propositions sans valeur de vérité définie. suite à quoi, de nouvelles expériences viendront équilibrer le système de croyances.

6- les croyances d’autrui sont dans l’absolu des propositions que seul le corps de l’individu invité à croire est en mesure de rendre connaissables.

7- les croyances sont intelligibles pour au moins un corps.

8- les croyances communes sont d’abord individuelles grâce à l’intelligence du corps qui les a fabriquées.

9- le réel à l’extérieur du corps humain est inintelligible. le corps tente de le rendre intelligible en capturant une forme brève de son expérience dans une représentation symbolique.

10- incluant le corps lui-même, le réel est en input du corps et produit une réalité construite de croyances en output : l’esprit.

11- l’esprit est dans le corps et contient le cadre de références, cad des anciennes croyances avec lesquelles sont construites les nouvelles croyances.

la théorie de la croyance référentielle est une théorie des mondes possibles tant qu’ils existent dans le corps des individus et qu’ils façonnent leur esprit, qui partage le réel avec l’esprit des autres corps, voire du grand-esprit (ESPRIT 0008).

la seule science est celle que l’on acquiert par la pratique, par la méthode empirique. la lecture n’est pas de la science, c’est de la DOXA, car n’importe qui peut librement opiner n’importe quoi sur ses lectures. donc, ce n’est pas de la science, une lecture est toujours une OPINION. pour que le corps vérifie ses opinions, il doit TOUJOURS mener ses expériences personnelles. seule l’expérience produit des connaissances. seule l’expérience personnelle produit les connaissances nécessaires à former une science sur un objet d’étude. je pose donc que seule l’expérience personnelle mesure la vraisemblance des récits qui sont proposés au corps. seul le corps qui expérimente produit de la science. c’est ainsi que je propose une science corporelle pour rendre compte du caractère crucial des connaissances et de l’esprit, qui les encode à la lumière des croyances et de l’expérience, dans la définition d’une science autonome : une science anarcho-indigéniste.

LA FOI ET LA SCIENCE
la fiabilité est contingente et la confiance fabrique l’opinion, toute pensée est de base une croyance que l’expérience renforce ou lénifie. ce qui fait confiance est d’abord un corps soumis aux affects agréables. même croire à un récit horrible exige de l’empathie, c’est-à-dire d’être habité·e par les passions que l’autre éveille en nous. faire de la sorte société procure des affects agréables, quoique fût horrible l’objet de la communion.

bien entendu, la métrique physique est rassurante. les mesures sont des connaissances tirées de l’expérience. cette métrique humaine provient d’une expérience avec notre corps – soit sur un système mathématique à base cinq, dix ou vingt qui correspond aux doigts – et des propriétés expérimentées de l’eau, puisque le réel est organisé d’une façon que l’on peut produire des hypothèses sur la permanence et le changement. et bien sûr, les hypothèses sont opinées à la lumière de l’expérience d’observation et des connaissances produites par le corps à l’issue de l’expérience.

mais, il ne faut pas prendre nos connaissances pour des vérités, non plus, car le réel est dynamique et les sciences n’ont de cesse de changer.

ce que l’on fait du réel est une construction de l’expérience limitée par le corps.

peu importe la véracité d’une connaissance, elle est à la base et avant tout une croyance construite par l’expérience sensible du corps dans un environnement complexe que la culture informe et que la nature inintelligible du monde incorpore.

on croit TOUJOURS en ce que notre corps expérimente, jusqu’à ce qu’une nouvelle expérience vienne bousculer notre système de croyances. appréhender le réel, c’est-à-dire construire sa réalité consiste TOUJOURS à placer sa foi dans les récits qui correspondent à nos expériences, nos affects, nos appétits, nos intérêts, bref à notre conatus.

le réel dépouillé de nos réalités humaines est humainement inintelligible directement, car il ne s’appréhende pas avec les facultés humaines. il exige une préhensibilité de l’infini irréductible à un concept humain. nos perceptions sont délimitées par notre nature. bien entendu, nommer au-delà de notre réalité l’infini crée l’illusion que ce réel infini s’oppose à notre réalité déterminée et définie, c’est déjà faux. l’infini pour spinoza et les physiciens théoriques, c’est toujours ici et partout. c’est dans ce sens que l’OBJECTIVITÉ ne produit pas de VÉRITÉ et que la VÉRITÉ est du domaine de dieu au sens panthéiste, immanent, omniprésent et infini.

notre corps étant une partie du tout, il capte une réalité qui réflète objectivement et partiellement le réel. la seule subjectivité, le souffle de la raison des stoïciens, l’unique sujet du réel, c’est dieu. je l’appelle pour les raisons métaphysiques et ontologiques de l’anarco-indigénisme que je propose le grand esprit.

UNE SCIENCE AUTONOME EST DÉMOCRATIQUE
en théorie, la méthode scientifique est du point de vue métaphysique démocratique. elle repose sur ces principes selon Popper, ce à quoi il est impératif pour les buts de ma proposition de spécifier de qui il en retourne quant à ces principes.

1- la théorie doit produire des énoncés empiriquement vérifiables – et non véridiques puisque c’est humainement impossible! – par l’expérimention de QUICONQUE.

2- le but de l’expérimentation est que QUICONQUE puisse réfuter la théorie.

3- pour ce faire, l’expérimentation doit être reproductible par QUICONQUE.

MAIS, ce qui rend la Science hétéronome sélective ou élitiste et qui fait qu’elle nous exclut tous·tes, vous et moi, donc, c’est son manque d’accessibilité – la formation et son mode de financement sont soumis à la Compétition et au Marché. une Science hétéronome a besoin d’exclure une classe profane, faute de quoi, elle ne possède aucun Pouvoir sur elle.

puisque nous sommes matériellement exclus de la Science hétéronome, tout est opinion, tout est opinable, dans la mesure où l’expérimentation (sur le fameux virus) nous est matériellement impossible.

ce que tous·tes lisons des chercheu·r·ses est notre interprétation des expériences que nous n’avons pas menées, nous sommes pour cette raison dans la croyance et non dans la connaissance. nous lisons les propositions des scientifiques – les énoncés soi-disant scientifiques – et nous opinons tantôt qu’ils sont vrais et tantôt qu’ils sont faux au gré de nos affects, de nos appétits et de nos intérêts, bref de notre conatus.

enfin, je dois mentionner que nos appétits dépendent du réel et que l’inverse est une absurdité que le Capitalisme pousse jusqu’à notre extinction.

QUELQUES OBJECTIONS

  1. « L’empirisme n’est pas obligatoire pour savoir. »
    on peut tout à fait faire des raisonnements simples au quotidien. un plombier pourrait avoir installé un robinet et un tuyau. on pourrait aisément observer le résultat et mener une expérience de l’esprit pour en déduire la procédure. observer, c’est expérimenter sur le mode vicariant. hors de l’expérience, c’est du récit, on peut tout à fait y croire ou ne pas y croire.

et bien sûr après l’observation, on met en pratique la procédure, c’est donc que l’expérience est matériellement reproductible, car le robinet, le tuyau et les outils sont bel et bien devant nous, tandis qu’un virus, il faut peut-être avoir un puissant microscope et une formation en ce sens, tandis qu’un article d’un journal comme Le Figaro, à la rigueur un article sur NCBI, c’est tout ce qu’on en dira sauf de la science tant et aussi longtemps que notre corps et ses facultés sont exclus du récit des expériences rapportées. il est tout à fait loisible d’y croire ou non, d’opiner qu’on y lit des choses fiables ou non. c’est en ce sens que personne d’autre que soi-même a la possibilité de croire ou pas. un esprit autonome, produira une science autonome, un esprit hétérogéré sera aliéné par la Science hétéronome.

  1. « L’expérience personnelle n’est pas obligatoire. »
    on pourrait opiner qu’il n’est pas nécessaire qu’un énoncé, une proposition ou un récit puisse être vérifié ou réfuté par « quiconque » mais que ça puisse l’être par assez de gens n’ayant aucun lien direct entre eux…

on pourrait imaginer, par exemple, qu’on achète une voiture d’occasion et que le vendeur dise qu’elle est en parfait état. on n’aurait pas besoin de vérifier nous-même la voiture pour savoir qu’elle est en bon état. [même pas un essai sur la route! c’est dire comment c’est fort la Science hétéronome!] il suffirait de la filer à n’importe quel garagiste [puisque leur vergogne est sans limite!] on devrait certes lui faire confiance [enfin! on touche à quelque chose!] Mais vu qu’on aurait pu la filer à n’importe quel garagiste du monde, on SAIT que la voiture marche [rien n’est plus efficace que la SPÉCULATION!] car il est impossible que le vendeur ait corrompu tous les garagistes du monde en même temps… [que le Profit soit béatifié, amen!]

on pourrait opiner que la science, c’est pareil, par exemple, on ne fait pas confiance à un ou deux scientifiques… on SAIT que de nombreux scientifiques dans le monde pourraient facilement prouver que les premiers ont menti.

il faudrait donc arrêter de penser que seule l’expérience personnelle est fiable… surtout que l’expérience personnelle serait l’une des pires méthodes pour SAVOIR la VÉRITÉ… la méthode scientifique et la reproductibilité servent justement à éviter les biais de l’expérience personnelle…

malheureusement, ce que l’on nous propose ici est la FOI, ce qui est tout à fait normal, mais ce n’est pas de la SAGESSE, car personne ne SAIT rien, et c’est encore moins de la SCIENCE, car la FOI ne produit pas de connaissances, mais de la CONFIANCE.

et non, « la vérité » n’est pas accessible aux humains dont le corps de chaque individu limite les perceptions à un maigre reflet de la totalité du cosmos.

et toute reproduction est de fait une expérience personnelle!

seule l’expérience personnelle produit des connaissances. l’expérience d’autrui ne produit JAMAIS nos connaissances, par contre, notre corps qui les lit, les écoute ou les visionne produit des croyances. si l’expérience d’autrui nous est imposée par la Corruption ou par la Coercition qui use d’Agressions, nous n’accédons pas par MAGIE au SAVOIR : nous sommes aliéné·e à nous-même et au cosmos. nous subissons la Vérité hétérogérée de l’Autorité partiale, celle qui nous oppose en tant que profanes aux Initiés qui « SAVENT ».

on pourrait objecter que c’est bien du savoir, car on pourrait croire que l’on « SAIT » que des millions de scientifiques de par le monde ont les moyens et les connaissances pour prouver que tel énoncé X est faux. on pourrait croire que l’on « SAIT » que plein d’entre eux ont tenté de le faire mais n’y sont pas arrivés. et on pourrait croire que l’on « SAIT » que X est vrai, mais seulement JUSQU’À LA PREUVE DU CONTRAIRE. c’est-à-dire que la SAGESSE et la VÉRITÉ se fabriqueraient au gré de qui possèdent les moyens de le faire.

on prétendra qu’il n’y a pas de foi dans toute cette histoire… juste de la méthode… que pratiquement aucun humain n’a mis en pratique.

MAIS SI… CE N’EST JAMAIS du savoir, on CROIT que des millions de scientifiques de par le monde ont les moyens et les connaissances pour proposer que l’énoncé X est faux. on croit que plein d’entre eux ont tenté de le faire mais n’y sont pas arrivés [c’est écrit dans la presse à opinion!] donc on CROIT que l’énoncé X est vrai… JUSQU’À LA PREUVE DU CONTRAIRE.

il n’y a QUE de la FOI dans toute cette histoire… DONC de la CONFIANCE.

on CROIT savoir. nous n’avons que notre corps pour appréhender ce qui nous est imparti du réel.

on pourrait objecter qu’il est plus probable de se tromper sur son interprétation personnelle du réel plutôt que d’imaginer que des millions de personnes se trompent ou mentent exactement de la même façon… et dans les deux cas, seul notre corps en mesure les conjectures. par ailleurs, pour savoir si on s’est trompé·e, il faut accéder au réel hors des limites de notre corps, au savoir, c’est-à-dire à la sagesse au sens des grecs anciens, ce qui est une chose humainement impossible.

il me semble que la plupart des gens assimilent les connaissances, que l’on construit par l’expérience, au savoir – ou à la sagesse au sens des grecs anciens – pas plus qu’ils ne comprennent l’agnosticisme, la posture philosophique de l’ignorance au sujet des choses que l’on n’expérimente peu, mal ou pas.

enfin, la connaissance est ultimement un produit du corps, le seul à nous fournir des organes et des facultés. la seule répétition – ou la seule reproduction – d’expérience qui nous affecte réellement, c’est notre propre exercice du corps à sentir et à interpréter. à mon sens, le corps prend le réel en input et retourne des comportements en output qui correspondent aux pulsions, aux appétits, aux intérêts, bref au conatus. la répétition des sensations renforce nos croyances à leur sujet. aussi, nos anciennes croyances participent à construire les nouvelles. seulement, la vérité à laquelle nous avons accès est limitée par notre corps qui est la cause de tous nos processus mentaux. c’est à partir de ce système de croyances, qu’il me semble qu’une science anarcho-indigéniste doit être réfléchie. c’est à partir d’une métaphysique qui réhabilite la foi et les croyances qu’une science débarassée de l’autoritarisme peut se réfléchir.

je dois mentionner pour terminer que pour qu’un Monde autoritaire perdure, il doit produire des dogmes, c’est-à-dire qu’il doit prétendre des Vérités non négociables en vertu desquelles les Rares initiés ont le droit parole. ce Monde a tout intérêt à entretenir la Dystopie de classes avec ses discours d’Exclusion, la Méritocratie qui disqualifie invariablement et matériellement les classes dominées, afin de les soumettre à la dictature de la Vérité hétérogérée au moyen de la Corruption et des Agressions, afin d’entretenir la Culture de l’Autorité.

l’Aliénation est à la religion, ce que le Capitalisme est aux relations humaines.

[https://clodius.blog/2021/12/26/esprit-0009-lesprit-autonome-contre-lendoctrinement-dans-la-culture-de-lautorite/]

tableau de la foi


discussion pour la rubrique ESPRIT – Croyez-vous en l’argent? Croyez-vous aux mathématiques théoriques? Croyez-vous en votre grand-père plus qu’au président de la France? Savoir n’existe pas à l’échelle humaine, on ne fait jamais que croire savoir dans la cadre matériel de la genèse de la conscience. – tableau de la foi selon les connaissances, ceci dit, je suis spinoziste, animiste et déiste

esprit 0008 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

Le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. Les lecteur.rices sont appelé.e.s à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. Quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». Enfin, si une conclusion advenait de ce processus philosophique, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. Bien entendu, tous.tes sont les bienvenu.e.s sur ce blog.

Ces derniers temps, confinæ, j’ai participé à des cercles de parole autochtone. Il m’a semblé urgent de redéfinir certains concepts pour concilier l’anarchisme et la religion afin de réfléchir à une façon originale de réhabiliter la spiritualité dans le respect du principe d’autonomie, crucial dans ma démarche philosophique.

Je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus loin dans un travail ultérieur : ma huitième capsule de la rubrique ESPRIT.

Bonne lecture!

esprit 0008 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|RELIAISON ET RELIGION : LA SPIRITUALITÉ AU REGARD DU MATÉRIALISME| 1v1

LE GRAND ESPRIT| La culture indigéniste ne saurait se priver de spiritualité. Afin d’affirmer la pertinence de la spiritualité dans les luttes autochtones, je trouve urgent de recadrer le concept de religion selon le critère de l’autonomie contre l’Hétéronomie, le seul critère qui me sert à juger du caractère anarchiste de tout objet politique.

À mon sens, au regard du néo-béhaviorisme et des sciences comportementales, la spiritualité serait l’usage de l’esprit, cad de l’interface informatique ancrée dans le corps, pour agir sur le réel. L’esprit est l’ensemble des informations que fabriquent les affects et les comportements en interaction avec l’information de l’environnement, les stimuli.

Tous les corps sont des candidats à la construction de sens, tous les corps procèdent par quêtes de sens pour se représenter l’environnement et agir sur lui. Tous les corps reçoivent les stimuli de l’environnement et les assimilent aux affects encodés dans leur biochimie. C’est dans « la réflexion du monde » que le corps choisis ses comportements. L’usage de cette « représentation du monde », ou de cette « mimesis », diraient les littéraires, fait de tout corps un être doté d’un esprit. C’est dans cette perspective que tout être qui évalue, réfléchit, réagit et autorégule sa réflexion dans l’autonomie est un être SPIRITUEL.

Si la spiritualité est l’usage de l’esprit pour agir sur le réel, les principes qui sous-tendent la spiritualité est une éthique qui oriente les comportements dans l’environnement. Ces comportements sont toujours portés par la matière. Les comportements sont matériels. Les principes et les concepts sont construits dans la mémoire par l’expérience matérielle du corps dans l’environnement : les comportements, les événements et leur passage symbolique dans la culture.

Ainsi, les phéromones, les hormones, les neurotransmetteurs, le système endocrinien, les organes, l’ADN etc. entretiennent un dialogue avec l’environnement. Ce dialogue entre le corps et l’environnemnt est l’esprit, cad la représentation biochimique des liens du corps avec l’environnement.

Or, dans le cadre néo-béhavioriste, le corps, c’est déjà l’environnement. C’est donc que de l’environnement émane son esprit : je pose que l’environnement baigne dans un grand esprit.

RELIAISON CONTRE RELIGION| La Religion autoritaire est la Hiérarchie selon l’expérience du sacré que la Tradition transmet selon des méthodes hétérogestionnaires. Sous l’Hétérogestion, la quête de sens n’est pas nécessairement satisfaite par le sens imposé de l’Autorité partiale. On ne peut construire réellement le juste sens du monde sous le chantage, la manipulation et la répression, des méthodes d’influence Autoritaires.

Cependant, la spritualité procède par quêtes de sens, la posture spirituelle est une recherche personnelle d’expériences sacrées. Lorsque deux esprits autonomes négocient la culture et les représentations du monde, il se crée une liaison des esprits mis en tension dans l’environnement. J’appelle cette tension des esprits « la reliaison ». Pour que la communion des esprits ait lieu, il faut que les symboles du sacré concordent. Alors, l’harmonie des esprits est scellée : l’expérience matérielle du monde se trouve en partage. La reliaison, c’est la liaison des esprits, des corps, des choses, du territoire et des événements dans le récit commun sous le sceau du consentement, de la concorde, de l’unité.

Est SACRÉ le passage de l’expérience matérielle du corps dans l’environnement dans la représentation symbolique, ou abstraite, dans l’interface spirituelle : le miroitement stimuli-affects.

Est HIÉRARCHIE le divorce de l’expérience du sacré d’avec le monde matériel. La séparation Idées-Matière est la première étape de toute Religion idéaliste. Ce qui semble « unir » ou « relier », toutefois sépare distinctement le sacré du réel, et les Initiés se distinguent des néophytes, car ils sont les dépositaires privilégiés du sacré. La Religion autoritaire crée la Hiérarchie, elle crée la Culture de l’Autorité.

Cela pose comme religion – en dépit de l’autonomie ou de son contraire, l’Hétéronomie – la culture dès lors que les corps se comportent dans une conformité de mœurs sous l’Hétéronomie, et dans la consensëualité dans l’autonomie sociale, territoriale, corporelle et réflexive (détails à venir dans la rubrique CONTRAT).

Est le Commis celui qui se prétend le seul dépositaire de l’expérience du sacré. J’entends par Commis la fonction qui rassemble toutes les postures de Soumission, celles par laquelle un corps exerce la violence volontaire renforcée sur les corps qui subissent, qui sont sous l’effet de la subission (contrat 0004).

L’expérience puissante du sacré, celle qui trouve un effet sur le réel, fait souvent l’objet d’une ritualisation, cad qu’une expérience matérielle offre un apprentissage qui sera tôt répétée pour revivre le sacré et son épiphanie pour agir sur le réel. Répéter des gestes pour obtenir ces résultats, c’est pratiquer un rituel. L’obtention d’un double résultat est l’aboutissement du rituel. L’aspect symbolique de ce résultat est la mémorisation du sens par l’épiphanie, l’aspect matériel est l’entrée du rituel scénarisé dans la mémoire procédurale, les neurotransmetteurs et le système de récompense. Ici, le système mnémonique est littéralement la table de travail ou l’usine qui fabrique de façon dynamique l’esprit, les représentations du monde qui forgent la culture, à travers de laquelle les événements à venir seront filtrés et interprétés pour construire le sens vivant du monde.

Sont des rituels autant le brossage quotidien des dents que le paiement à la caisse ou le vendredi amoureux. Le problème se trouve dans le Chantage, la Manipulation et la Coercition qui forcent la pratique du rituel en dépit du consentement. Dès lors, le rituel hétéronome est au moins un Viol politique.

La spiritualité est l’usage de l’esprit pour se représenter le réel et agir sur lui, il est émulé par l’interaction des stimuli et des affects. Stimulus et affects sont matériels. L’esprit est matériel. Je le distingue de l’âme qui est la part divine de tout esprit. Pour reprendre le concept de « mode de la substance » chez Spinoza, je pose que l’âme est un mode du grand esprit, cad l’une de ses facettes : l’âme serait la part de chaque esprit qui dans la collectivité forme avec toute chose le grand esprit.

L’ESPRIT ET LA SCIENCE| L’esprit est l’outil qui permet de se représenter le monde pour agir sur lui. L’éthique est l’ensemble des principes philosophiques qui permettent à l’esprit autonome de sélectionner ses comportmenents pour que le corps persiste le mieux possible dans l’environnement.

Dans les études comportementales, on classe les comportements selon qu’ils sont internalisés ou externalisés, cela pose le corps comme critère de classement. On classe également les comportements selon les fonctions du corps :

C’est une façon d’étudier le comportement, cad les façons du corps d’appliquer par l’action les représentations du monde qui forgent l’esprit.

La spiritualité est une démarche autonome de quête de sens. La tension autonome entre deux esprits est la reliaison, une démarche solidaire de quête de sens. La Religion autoritaire est un Ordre hétéronome. Le cadre théorique du néo-béhaviorisme et le cadre conceptuel de Spinoza, contribuent à mettre au jour des arguments pour réhabiliter la spiritualité, un concept clé pour réfléchir l’indigénisme en accord avec la philosophie anarchiste.

Il faudra distinguer de la spiritualité, le spiritisme et le spiritualisme, qui sont des cultes et des pratiques ésotériques dont je ne discuterai pas dans cette capsule, mais dans un travail ultérieur.

La Religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

[https://clodius.blog/2020/09/01/esprit-0008-la-liberte-de-conscience-contre-lendoctrinement-dans-la-culture-de-lautorite/]

esprit 0007 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|LES TEXTES ET LA VIOLENCE| 1v2.1

En cette heure d’antithéisme et de spiritophobie, il m’apparaît urgent de discerner les aspects du texte et leurs relations à la violence des corps. La lecture ex situ comporte une quantité de variables qu’un esprit critique doit discerner. J’en relève quelques unes.

1- Un texte est rédigé dans une langue humaine sur un territoire donné et à une époque donnée, donc un texte transporte avec lui une culture avec des références qui lui est propre et que souvent les dérivations, les interprétations et les traductions dénaturent à travers le prisme de leur propre culture.

2- Il y a des distinctions importantes entre un texte, son message (ses intentions de communication), ses interprétations humaines, leurs doxas et les praxis qui en découlent. Il y a autant de versions d’un texte qu’il y a de moments de lecture. Il y a autant de pratiques qu’il y a de moments du quotidien en contexte à un moment de l’histoire dans des lieux donnés.

3- Avec toutes ces variables et la richesse du comportement humain, il y a autant de « religions » qu’il y a de moments vécus au jour le jour.

4- Les religions se comportent comme les sciences, les arts et les philosophies, car il y a toujours transmissions, interprétations et expérimentations, à ceci près que la religion est aussi la hiérarchie.

5- Seuls les humains ont un corps, seuls les humains agissent, seuls les humains sont capables de violence.

6- Quand un texte exerce une violence, seule la main humaine lui en a donné le pouvoir.

L’ISLAMOPHOBIE

Si tu es contre l’Islam…

1- L’Islam que tu exècres est celui du Coran que tu as lu et compris en arabe classique.

Ou

2- L’Islam que tu exècres est celui de sa Culture que tu as vécu dans un milieu musulman.

1) Rejeter une personne sur le plan idéologique me porte à croire qu’il faut distinguer deux choses :

1a) la doxa = l’idéologie, le système de croyances, la morale et le système de valeurs qui constituent les repères de la pensée et de la représentation du Monde.

Les religions abrahamiques, qui incluent nos sociétés aux morales judéo-chrétiennes, sont le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Le cœur des fondements de nos sociétés font des humainz du globe des enfants de l’Histoire. La proportion abrahamique du globe est sans contredit importante.

1b) la praxis = la façon concrète dont s’exprime l’idéologie, par le comportement, les mœurs, les attitudes, les égards, le rapport aux autres et au Monde.

Si ce que tu exècres de l’Islam est la violence d’un homme contre une femme, l’Occident et l’Extrême-Orient ne sont pas blancs comme neige, pas plus que l’Orient ou le Proche-Orient.

Depuis l’usage de la monnaie, la stratification sociale sexiste s’est globalement renforcée sur la planète. L’Homme-Guerrier-Propriétaire investit les sphères du quotidien en ponctionnant de la valeur sur les échanges. Au final, la Femme-Matrice-Monnaie-d’Échange subit toutes les violences de façon intersectionnelle, qu’elle ait un voile ou pas. La violence faite aux femmes est le cœur d’un gros problème, c’est l’expression primordiale du système inique qui sévit sur Terre : le Patriarcat.

Le Patriarcat marchandise et objectifie le corps des exploités, dont le bout de la chaîne jugule la femme et les personnes ayant une dimension non-masculine de la périphérie.

Il faut arrêter de délirer et ne pas amalgamer la doxa et la praxis. L’alignement entre un texte, une idéologie et des mœurs n’est pas toujours parfait, et il faut savoir à quel niveau se trouve notre aversion.

Mon point n’est pas de dire que l’Islam n’est pas patriarcale. C’est de dire qu’il faut voir la relation entre les deux…

Toutes les religions à l’exception de quelques sectes sont patriarcales. Mais l’apparition des cultes précédent les religions abrahamiques, ainsi que l’organisation patrilinéaire de la société également. Les religions ne sont pas à l’origine du Patriarcat. Les Religions, au même titre que le matriarcat ou le capitalisme, sont des vecteurs du patriarcat, les Religions ne suivent que les systèmes de croyances desquelles elles sont issues : les cultures dont la construction repose sur les quêtes de sens et sur la façon dont les puissants les instrumentalisent.

2) invalider une personne sur la base de sa culture, n’est pas du racisme à proprement parler. On est d’accord… les races n’existent pas… donc ce ne pourrait être du racisme, mais cela revient au même :

Rejeter la culture de l’Autre est raciste, car la culture est une composante d’une ethnie. Une ethnie se distingue par sa langue et par sa culture. Une ethnie, autrefois, c’était une race, mais hey, on le sait, personne n’est raciste, les races n’existent pas…

Rejeter l’Autre sur quelques aspects de sa culture est une posture Autoritaire qui repose sur l’essentialisation de l’Autre sur les aspects qu’on déteste chez quelques individus. C’est souvent aliénéz que l’on ostracise un groupe en raison du comportement de certains membres, tandis que l’on reste aveugle aux mêmes comportements chez les membres de nos groupes identitaires. C’est pourquoi l’essentialisme est du registre de la psychose, de la névrose et de la perversion narcissique.

Si tu essentialises les croyants, tu es raciste. Si tu es islamophobe, tu es raciste.

Le capitalisme a causé plus de tort à la planète que les 300 000 ans d’Histoire qui précèdent l’usage de la dette, déjà de confiner la femme au titre de monnaie-matrice-marchandise a été au sens anarchiste la pire injustice que l’humanité ait perpétrée.

LE MARXISME ET LA POSTURE RELIGIOPHOBE

Dès lors que l’on épouse toutes les thèses d’un cadre théorique ou d’une idéologie sans porter attention aux contradictions possibles, double standards, on devient dogmatique. Épouser aveuglément un dogme est un acte de foi, c’est adhérer à une Religion.

D’un point de vue anarchiste la position de Marx quant à la Religion est hiérarchiste, en ce qu’elle est une posture, une pratique ou une idéologie stratifiante d’unz adepte de Marx selon laquelle iel peut exercer une violence Autoritaire qui se traduit par des attitudes, des égards, des paroles voire des gestes, reposant sur l’ignorance des motifs personnels du croyant à pratiquer sa confession, causant ainsi préjudice.

Touz lecteuz novice de Marx, comprendra aisément que les travaux de ce penseur visent entre autres à abolir la société de classes où les bourgeois exercent des violences Autoritaires, privilèges octroyés par l’établissement des termes, violents, qui tiennent la société hiérarchiste. Or, l’islamophobie, ou quelconque religiosisme ou religiophobie, est un calque des rapports de domination qui prévalent dans la société de classes où règnent les bourgeois. Ce qui tient lieu de classe dans un cas de domination est une confession ou une non-confession, pour l’antithéiste, dans l’autre cas.

Cependant, les rapports de domination stratifient la société de la même manière que l’on soit bourgeois ou antithéiste (marxiste anti-religieux). Le marxisme, que même Marx désavouait, est un hiérarchisme étant donné qu’il adopte une posture de domination sur les croyantz. Cela relève du dogme, de la croyance, du religieux, de spéculer sur les raisons d’épouser une confession et sur les divers modes d’expression de cette croyance.

À titre personnel, j’étudie la critique marxiste du capitalisme à travers le discours de Bernard Friot. J’espère que nous explorerons les alternatives au productivisme et que nous instituerons les termes de notre individuation – solidaire.

Enfin, si je suis contre la Religion, c’est quand un corps manipule ou exerce de la coercition de façon méritocratique pour forcer l’endoctrinement. Je ne suis pas contre les quêtes de sens autonomes pour et par lesquels on étudie les textes religieux : je suis contre la culture de l’Autorité.

La religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

esprit 0006 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|LES RELIGIONS ET LA LAÏCITÉ ANARCHISTE|

Selon moi, est inconnu ce qui peut être connu, car foncièrement connaissable, puisque matériel. Par contre, est irréel ce qui n’appartient pas à la matière, à sa façon immanente de se manifester : la matière, l’énergie et l’information, trois grands modes d’Être de la réalité aurait dit Spinoza, s’il avait lu Trinh Xuan Thuan, l’astrophysicien bouddhiste. Bien sûr, c’est moi qui le postule.

Les Dieux téléologiques sont des dieux transcendants, qui, prétendument hors du réel, agissent sur lui. C’est l’hétéronomie des Dieux. L’hétéronomie, c’est faire la loi au corps de l’Autre. Le dieu de Spinoza est un dieu immanent de la matière. Pour Spinoza, il y a dieu, car il y a matière. Cette matière qui nous donne corps obéit aux mêmes forces de l’univers que nous. C’est une vision autonomiste de l’Ordre divin. dieu selon Spinoza est un ensemble universel ordonné par les lois de l’univers, son expression se fait par ses modes d’Être, chaque parcelle du cosmos participe au « concert total », il s’agit de la solidarité de la matière, de ses modes d’Être. Cet ensemble est matériel, même vos idées sont possibles, grâce à la matière, cad votre corps, un mode d’Être du dieu spinoziste. dieu est autrement connu sous le nom de réalité.

Les Dieux téléologiques sont des idées, qui appartiennent à des corps qui ont suffisament de preuves pour adhérer à la croyance en ces volontés immatérielles. Si l’éthique commande de partager leur vision, ils peuvent présenter leur idée de Dieu et leurs arguments dans la mesure du consentement, dans la négociation (contrat 0001, 0002, 0003 et 0004) et dans la controverse. Si la Morale commande de convertir les autres, ils emploieront des méthodes Autoritaires comme la manipulation par la romance du Mérite (Paradis, Enfer, réincarnation) et la coercition par l’initiative de la violence volontaire, cad l’agression (Croisades) et par ses renforcements comme la répression (Inquisition), la judiciarisation (cf. éthique 0002 : marquage social et profilage ; confesse), la détention (contention des sauvageaux/sauvagesses, ou Indigènes, ou Autochtones en Nouvelle-France) et l’exclusion (excommunion).

Les Pays, les États, les Nations, les Couronnes et les Marchés, bref, les Dieux téléologiques n’existent pas. Seuls les corps et les peuples (les corps rassemblés) existent, seuls les corps et les peuples sont doués de Parole et peuvent faire société, s’organiser dans une cohabitation d’un territoire aux contours poreux et mobiles au gré de l’usage du territoire. Un pays, un état, une nation, une couronne ou un marché ne parlent pas, ce sont des constructions immatérielles, intangibles et irréelles, on ne peut agir en leur nom, ni leur prêter une voix. Il y a un terme en psychiatrie quand l’irréel agit sur le réel : c’est la psychose.

La Hiérarchie est la Religion mondiale. Ce système qui nous tue porte plusieurs noms : culture du Viol, Patriarcat, Capitalisme, Colonialisme, Féodalisme, Nazisme, bref, il s’agit toujours de l’Autorité d’Un seul contre le corps des Autres, par l’exploitation du corps dans la romance du Mérite, et la Dystopie de classes qui engage la Spirale de la violence. La création de cloisons sociales qui stratifient la société en Dystopie de classes fait par les discours haineux, cad les discours d’exclusion qui essentialisent les corps pour engager les violences systémiques et interpersonnelles qui matérialisent le système hiérarchique, la culture de l’Autorité.

Croire en l’irréel pour asséner des coups de matraques est une sociopathie, la romance de la Nation est caduque. L’irréel est impossible… les Nations et les autres Dieux sont irréels. Ce qui est réel, c’est la matraque! Ce n’est pas la Nation qui parle dans la tête d’un Policier, c’est ses affects! Les CRS en France sont de dangereux sociopathes qui tuent au nom du Dieu État.

La laïcité anarchiste n’est pas la séparation de l’Église et de l’État : c’est l’abolition de l’État et des Religions. Mais pas la prohibition des cultes autonomes, la prohibition est une posture Autoritaire. C’est anti-anarchiste.

Tous les Dieux irréels comme le Pays, l’État, la Nation, la Couronne et le Marché doivent être abolis! Ces Dieux sont dépourvus de Parole, ils ne peuvent donner d’ordre aux corps et aux peuples.

Sur une note poétique, j’ajouterai que la nature ne se plie pas aux caprices des Rois, que tous les Pharaons meurent, et que les oiseaux ne migrent pas avec des papiers, mais avec leurs ailes…

La Religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

esprit 0005 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|LA SPIRITUALITÉ, LE THÉISME ET LE DÉISME EN RAPPORT À L’ANARCHISME| 1v3

Les anarcho-théismes ne sont pas hétérogérés, ils sont autonomes. Dans chacune de ces postures spirituelles, aucune divinité n’est humaine. Ces démarches spirituelles ne reproduisent pas la société de classes, mais placent les humainz en égalz. Les anarcho-théismes réfléchissent la liberté égalitaire en regard d’un ordre divin.

On peut être

— anarcho-théiste : un seul maître ou plusieurs = un ou des dieu.x (non-humain)

  • anarcho-musulman : un seul maître = Allah, donc aucun humain
  • anarcho-chrétien : un seul maître = Dieu, donc aucun humain
  • anarcho-juif : un seul maître = Yahweh, donc aucun humain
  • anarcho-polythéiste : plusieurs maîtres = plusieurs divinités (non-humainz!)

Toutes ces postures ci-haut, place une volonté divine qui agit sur le réel, elle constitue la seule Autorité, mais ne donne lieu à AUCUNE hiérarchie humaine.

— anarcho-déiste (agnostique faible) : PEUT-ÊTRE un maître = PEUT-ÊTRE un.e dieu.déesse (non-humain.e!)

  • anarcho-polydéiste : PEUT-ÊTRE des maître.s = PEUT-ÊTRE plusieurs dieux (non-humains)

— anarcho-agnostique (agnostique fort) : ne sait pas si un ou des dieu.x existe.nt, et on vit très bien avec le doute.

Je suis spinoziste, car je n’ai pas de raison de croire en Dieu, mais dieu pourrait être la réalité, soit la matière elle-même, le cosmos lui-même, aucune volonté divine n’émane de cette réalité. Je suis anarcho-déiste.

Cela semble contradictoire pour le dogme ni Dieu, ni maître, en effet. Mais on peut être spirituelz et anarchiste en s’appropriant ce qui est en accord avec sa spiritualité dans la mesure où cela ne reproduit pas la société de classes : ministre d’un culte, fidèles et profanes.

On n’est pas obligé de tout prendre d’un texte, je prends ce qui me plaît de Spinoza ou de Marx, un texte n’est pas un dogme, seuls les Autoritaires le croient.

Ce que j’appelle l’Anarchoclassisme, c’est un Hiérarchisme qui consiste à reproduire la Dystopie de classes sur des bases prétendument anarchistes. (cf. Vrais anarchistes (fidèles), penseurs autorisés (ministres du culte), Maîtres à penser (saints, Dieux), martyrs, profanes et excommuniés).

Il peut y avoir des rapports non théistes ou non déistes avec l’anarchisme spirituel. Ces rapports étudient les sagesses du Monde, leurs traditions, leurs discours et leurs littératures sans adhérer à l’hypothèse divine ou à sa croyance.

À consulter : SUR L’AGNOSTICISME https://youtu.be/09Fgix9yqbk
SUR L’ANARCHISME CHRÉTIEN https://www.facebook.com/anarchismechretien/ ET https://youtu.be/oZbged7edHY
SUR L’ISLAM ET L’ANARCHISME http://www.socialisme-libertaire.fr/2017/11/islam-et-anarchisme.html
SUR LES JUIFS ET L’ANARCHISME http://www.socialisme-libertaire.fr/2017/12/questionnements-sur-juifs-et-anarchistes.html

La religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

esprit 0004 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|NI DIEU (QUOIQUE) NI MAÎTRE : SPINOZA, L’ANARCHISME ET LE NÉO-BÉHAVIORISME| 1v2.1 Une capsule pour de la transparence idéologique

Le travail du philosophe, si ce n’est pas seulement de conceptualiser des réalités, c’est aussi de recadrer les concepts dans une pensée cohérente.

Le travail de Spinoza subvertit le concept de Dieu, en l’extirpant du domaine abstrait et immatériel par un recadrage dans la matérialité du Monde.

Pour Spinoza, dieu, c’est la matière, qu’il appelle substance, elle est organisée par les lois de l’Univers. Cette substance Est, sans exercer de force sur le Réel, puisqu’elle en est l’identique. Le dieu selon Spinoza est une entité matérielle, totale au sens cosmique.

Les Dieux téléologiques sont des créations de l’homme pour justifier un Ordre Autoritaire sacré, indépassable, indiscutable et intangible. Parfois, c’est l’État, la Couronne ou encore la main invisible du Marché. Pour Spinoza dieu, c’est la matière. La matière, c’est le réel. Par contre, pour les théocrates, les Dieux téléologiques sont en dehors du Monde et leur Autorité agit sur le réel. Les Dieux Autoritaires hétérogèrent le réel. L’État, la Couronne ou encore la main invisible du Marché seraient des entités immatérielles en dehors du Monde et leur Autorité façonnerait le réel. En dehors du réel, se trouve l’irréel. La performativité du discours Autoritaire, cad sa matérialisation, s’opère par la magie de la matraque, bref de l’obéissance des larbins et des sbires de l’Autorité – HUMAINE!

Sur une note poétique, un discours qui prétend que l’irréel agit sur le réel est aisément psychiatrisable. Je suis schizophrène, j’en sais quelque chose…

Le dieu de Spinoza n’est pas le maître du Monde. C’est le Monde lui-même dans lequel notre liberté peut agir sur la matière dans la mesure des lois qui l’organisent. À notre échelle, le Vivant est conditionné par la matière et ses possibilités, là où la magie s’opère, c’est que notre corps et ses possibilités sont en relation directe à la matière. La mesure de notre liberté est de caractère éthique : c’est notre capacité de choisir nos actions pour faire société dans un environnement à préserver.

Pour m’improviser philosophe, je postule que dans la mesure de l’égalité, l’ENVIRONNEMENT, c’est toute la matière, donc déjà nous tous, soumis aux mêmes forces qui organisent la matière, c’est en cela que nous sommes matériellement égaux, ce n’est pas au Marché et à la romance du Mérite d’en déterminer conditions, car la vie est un don inconditionnel ; dans la mesure de la liberté, le corps et ses possibilités, sont chacun.e de nous, dans notre dimension foncièrement autonome, doués de jugement à la base de nos choix de comportement, donc de nos actes, de nos Paroles et de nos consentements. Je dis foncièrement, car les interdits sociaux sont des construits, seul le consentement, au minimum préétabli explicitement et formellement, de manière directe, par toutes les parties intéressées, mesure le possible. Ici, j’invalide les Morales, les stéréotypes et la logique manichéenne, bref le classement essentialiste (catégorique et fixiste) des comportements. La mesure de l’écologie, je vous le donne en mille…

Pour finir sur une note poétique, le corps de l’Autre, c’est déjà l’environnement, ne serait-ce que pour l’embryon et le fœtus.

La religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

esprit 0003 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|MON ESPRIT| 1v2 Une capsule pour de la transparence idéologique.

Pour moi, la spiritualité est indissociable de la politique, de l’éthique et de toutes les formes de domaines du savoir qui cherchent un sens à notre existence et à ses conditions.

La spiritualité, c’est rechercher à se connaître soi-même comme un corps avec des affects et des possibilités qui donnent une assise matérielle à notre esprit. C’est la conscience de soi qui déjà nous distingue, à cette échelle, du Monde.

Nous sommes un corps partageant des communautés d’affects dans un environnement. Déjà pour cohabiter l’espace avec les autres corps affectifs, il faut une conscience sociale, une éthique qui oriente nos choix de comportements pour assurer notre bien-être avec autrui dans un environnement sain. Il en va de l’autonomie sociale, de la souveraineté du corps qui, autodéterminé, prend en charge son existence dans la mesure d’un environnement à garder sain. La défense n’est légitime qu’en cas d’agression, d’où la recherche d’ouverture d’esprit et de non jugement président à l’entraide qui matérialise la solidarité. L’éthique, c’est la conscience politique, qui aujourd’hui, dans la société stratifiée par les schèmes de violences formelles et informelles, est, à ce stade de l’histoire, la conscience de classe.

Le corps dépend d’une maison, la Terre, la biosphère où toutes les synergies façonnent notre évolution parmis d’autres espèces. Cette cohabitation écologique nous ramène à la conscience d’espèce et à l’interdépendance des Vivants. C’est la conscience écologique.

Au delà de l’habitus et du corps, se trouve l’immensité du ciel, du cosmos et des lois de l’infiniment grand, nous quittons la fenêtre du Vivant pour se rendre compte qu’une multitude de réalités nous échappent, et quand dans l’infiniment petit les chercheurs cherchent à concilier les forces qui organisent l’Univers, nous espérons que dans le continuum du Réel, nous parviendrons à briser la solitude de notre espèce narrative et à unifier le Vivant dans un sens consolant. C’est ici que doit faire écho notre spiritualité. C’est à dire que nous habitons le même cosmos du clochard et du bourgeois, quand bien même tous les hiérarchistes nous diraient le contraire. Cette spiritualité, c’est l’humilité essentielle à ce que notre esprit, notre individualité individuée, soit en paix avec le Monde.

Mais sans justice, pas de paix ; pas de guerre entre prolétaires, pas de paix entre les classes. À notre échelle sociale, se trouve l’aboutissement de notre destin d’espèce, serons-nous en guerre les uns contre les autres sur un Marché qui exploite notre narcissisme ou cohabiterons-nous le Monde, libres et égaux?

La religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

esprit 0002 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|LA QUÊTE DE SENS ET LES ACTES DE FOI| 1v2.1

Toutes les façons de réfléchir le monde sont exactement la même. Il s’agit toujours de quête de sens qui invitent l’esprit, donc la spiritualité, à se représenter les faits de la science, les concepts de la philosophie ou les affects des arts, il ne s’agit jamais que de systèmes de croyances pour se représenter le réel et agir sur lui.

LE problème, à mon avis, c’est que les humains aiment le POUVOIR!

Puisque le pouvoir est narcissique, il ignore la limite de ses actions sur le réel. Le pouvoir, tout narcissique qu’il est, empiète sur la société en la fragmentant par l’instauration violente de classes soumises à son Autorité (cf. défense 0001, esprit 0001 : violences institutionnelles, violences formelles, violences initiales et volontaires). Il fera tout hors du consentement pour coloniser du même front l’esprit et le corps dans un environnement confisqué par la propriété.

On assiste alors à l’institutionnalisation de la violence qui structure la société Autoritaire.

Cette violence ne concerne que les humains, puisque ce sont toujours eux qui l’exercent ou la subissent. Les Dieux Autoritaires ne laissent pas de preuves pour croire en eux. Ces considérations seront discutées en dépit de la question animale et des autres vivants.

LES ACTES DE FOI ENTRE SPIRITUALITÉ ET RELIGION

On peut poser un acte de foi délibéré sur la base d’indices. Par exemple, vous lisez un article sur des travaux en neurosciences. La qualité de l’exposé et de l’argumentation vous indique qu’il y a de quoi fonder une croyance sur les conclusions de l’étude. Vous faites un acte de foi délibéré, car les indices vous le permettent. Vous adhérez à une thèse ou une théorie que vous n’avez pas vous-même expérimentées, votre esprit est autonome dans sa quête de sens. Par contre, la méthodologie qui permet de trouver des indices est reproductible, cela fait la différence entre un acte de foi contraint et un acte de foi délibéré. Dans un cas, les contraintes ne sont pas souhaitables, car il s’agit de méthodes violentes, donc arbitraires, donc Autoritaires, bref coercitives exposées ci-bas. Tandis que la méthode scientifique, dans ce cas précis, est souhaitable et reproductible sans coercition.

L’usage de la coercition par la manipulation et les logiques de punition contraignent l’acte de foi. Ils s’agit de contraintes Autoritaires. Par exemple, les Morales sont des contraintes Autoritaires, elles sont au cœur de la Religion.

L’adhérant contraint et l’adhérant libre sont tous deux valides, ce qui ne l’est pas, c’est l’usage de la coercition et de la manipulation pour forcer les actes de foi, dès lors on fait la Religion contre l’esprit des autres.

Toutes les postures Autoritaires contraignent les actes de foi, il s’agit là d’une méthode qui permet l’exploitation et le profit, d’où le danger d’élire des bons Maîtres ou encore d’éterniser la Dictature du prolétariat.

Une étude neurologique sur le cerveau des singes pose un problème éthique pour l’humanité, car la reproductibilité de l’expérience ne fait pas consensus en regard de la violence faite aux animaux. À titre personnel, ce débat reste ouvert, car l’organisation de l’abondance agraire commande l’usage de la vie animale ne serait-ce que pour féconder les fleurs ou aménager des écosystèmes en sols vivants, dessus ou dessous la surface du sol, et si vous gérez une population bovine, l’équarisseur ne laissera pas pourrir leurs corps…

La Religion est à la spiritualité, ce que le Capitalisme est aux relations humaines.

esprit 0001 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|LA QUÊTE DE SENS| 1v3

Je tente de distinguer la spiritualité comme « quête de sens » à la religion comme « endoctrinement » qui oppose la liberté de conscience à la manipulation et la coercition. La liberté de conscience relève de l’autonomie ; la manipulation et la coercition est une hétéronomie. Dans ce cas précis, la religion qui est une hiérarchie stratifiante manipule l’esprit pour en tirer un profit. C’est des mêmes procédés qu’a recours le capitalisme, les nationalismes ou les fascismes. Il suffit de lire Orwell ou Huxley pour saisir la similitude des méthodes Autoritaires dans les sociétés de contrôle, telles que discutées par Deleuze. Avec l’ubérisation du prolétariat nous sommes passéz des sociétés d’enfermement à ce que j’appelle les sociétés d’itinérance. Dans toutes ces sociétés, la méthode Autoritaire conditionne l’esprit à se soumettre au pouvoir de l’Autorité dans des formes d’exploitations dont le langage, une pastorale, transfigurerait la Dystopie carcérale en un soi-disant univers de liberté, d’entreprise responsable et de récompenses multiples.

À mon sens, la position éthique de l’anarchisme spirituel est de distinguer la quête de sens relevant de l’autonomie individuelle ou sociale de la manipulation et la coercition, deux formes d’hétéronomie qui forcent l’endoctrinement par un rapport de domination-soumission et des rapports de violence formelles et informelles. Au sens de la Spirale (cf défense 0001), l’endoctrinement et ses méthodes Autoritaires par tous les appareils idéologiques d’État constituent des violences spirituelles initiales volontaires qui participent de la violence institutionnelle qui aménage la culture de l’Autorité en colonisant les systèmes de croyances, cela même que Chomsky nommerait la fabrication du consentement.

Les quêtes de sens dans la mesure de la démocratie anarchiste sont valides. Parfois, la quête d’un sens concourt avec une adhésion par un acte de foi délibéré. Je n’explicite pas, ici, tous les rapports possibles entre la quête et l’adhésion, mais l’humain en question est valide malgré ses contradictions. L’humain dont la foi ne serait pas éthique au sens de l’anarchisme, c’est celui qui exploite les actes de foi des autres. C’est une attitude qui est le propre de tout Autoritarisme. Pouvons-nous alors parler de mauvaise foi?

Toutes les quêtes de sens sont valides dans la mesure où le projet de faire signifier l’expérience humaine est autonome, individuellement et socialement, c’est-à-dire dans la mesure du consentement éclairé et lucide (cf. contrat 0001, 0002, 0003) La quête de sens est spirituelle, car elle fait faire récit à la multitude des expériences humaines dans le consentement. La quête philosophique de sens fait négocier les concepts. La quête scientifique de sens fait négocier les faits. La quête artistique de sens fait négocier les affects.

Par contre, l’art contemporain tel que discuté par Annie Le Brun est un capitalisme, en ce sens, qu’il nous sidère de son gigantisme et de son hybris nihilistes en échange de monnaie à titre de propriété privée, une marchandise sous le jeu marchand des transactions. L’œuvre, ou plutôt dire l’excès de technique pour l’excès de technique, est un déchet qui à chaque débarras est un projet de création de valeur abstraite. Le déchet concret de l’œuvre n’est plus qu’une devise dont le taux de change dépend de construits sociaux, un consentement fabriqué.

Le cas de la banane collée et vendue à 120 000 $ est une subversion de la subversion contemporaine, la banane jetée aux ordures fait partie de la prestation du Rien pour le Rien, bref 120 000 $ qui ne montre que sa valeur abstraite, une création monétaire ex nihilo ou ex banana!

On a fait divorcé l’art , par la contemporanéité, cad le rapport au présent totalitaire, de sa construction de sens et de son historicisation sociale et individuelle. Le capitalisme n’est pas une quête de sens, mais plutôt un endoctrinement dans l’aliénation, autant dans la subversion de l’art, de la science et de la philosophie, donc en somme, de l’esprit comme interface informatique du corps et ses possibilités avec l’environnement.

L’aliénation est une maladie de l’esprit qui le rend étranger à son corps dans l’environnement, tant naturel que culturel, c’est une déportation spirituelle qui préside à la colonisation du corps, à sa tarification et à son commerce. C’est de cette manière que le capitalisme s’inscrit dans les névroses et les psychoses, c’est la destruction spirituelle, le viol de toute quête de sens.

La Religion est à la spiritualité, ce que le Capitalisme est aux relations humaines.