travail 0004 | La persistance du corps contre la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES
Le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. Les lecteur·rices sont appelé·e·s à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. Quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». Enfin, si une conclusion advenait de ce processus philosophique, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. Bien entendu, tous.tes sont les bienvenu.e.s sur ce blog.

Durant la saison des Fêtes, nous sommes conviæs à donner des denrées ou des sous aux plus démunis. J’encourage grandement les gens à donner de leur force de travail à des causes caritatives en première ligne avec les bénéficiaires. Le bénévolat et le militantisme sont de vraies formes de travail. La philanthropie, non.

Je vous présente la quatrième capsule de la rubrique TRAVAIL, dans sa troisième version.

Bonne lecture!

|REMARQUES SUR LA PHILANTHROPIE| 1v3

La philanthropie, ça n’existe pas. L’argent n’est jamais la propriété de qui que ce soit. C’est toujours une abstraction du travail concret du corps des exploités. L’argent est un symbole tiré d’une évaluation de la valeur du travail d’un corps dans les modes de production capitalistes. Ce que contient toute monnaie est le monnayage du corps des exploités.

C’est sur le travail des pauvres qu’est spéculé la valeur de l’argent. La valeur de l’argent est validé par le travail des pauvres. L’argent est toujours l’exploitation des pauvres. L’argent est toujours sale.

« Donner » de l’argent, c’est donner à bouffer la chair des pauvres. « Donner » par le mode de la philanthropie, c’est « donner » la chair des pauvres aux pauvres.

La philanthropie n’est pas « bien ». Un voleur qui rend les os de poulet, ce n’est pas « bien », rien de « bien » n’est la conséquence d’un crime. Les bourgeois ne font que tirer du profit du travail des exploités. On dépouille les bourgeois et on s’organise entre pauvres.

La philanthropie n’est ni un héritage, ni une aumône, ni un salaire, encore moins un travail et surtout pas un cadeau! Ça ne produit aucune valeur, ça restitue au peuple ce qui lui a été extorqué.

Donner des cours gratuits est possible quand tes besoins matériels sont comblés. Il ne s’agit pas de philanthropie au sens de Friot, mais de travail, car tu produis de la valeur en vivant. À mon sens, tant que la vie est maintenue, il y a production de valeur. Au delà de nos propres corps, cette production repose sur la reproduction, physique ou culturelle.

Sous le capitalisme, le fait de pouvoir enseigner « gratuitement » n’est possible seulement quand on bénéficie d’un salaire, ne serait-ce que celui de ses parents ou de ses mécènes etc. si ce n’est pas un salaire versé par l’État ou l’Entreprise. Ce que l’on partage d’un salaire, ce n’est pas de la philanthropie, c’est le produit socialisé d’un travail. Les Bourgeois ne touchent pas de salaire au prix de leur force de travail, ils capitalisent le fruit du travail des autres. Ce que dépense un Bourgeois est « au compte approchant » un BUTIN.

À mon sens, la philanthropie est un privilège pour les Bourgeois, qui leur octroie une aura de bienfaiteurs. C’est, à mon sens, la sacralisation des os de poulet.

Paul Lafargue écrivait en 1883 dans Le droit à paresse ces sages paroles :

« O idiots! c’est parce que vous travaillez trop que l’outillage industriel se développe lentement. »

[https://clodius.blog/2020/12/29/travail-0004-la-persistance-du-corps-contre-la-culture-de-lautorite/]

esprit 0008 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

Le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. Les lecteur.rices sont appelé.e.s à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. Quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». Enfin, si une conclusion advenait de ce processus philosophique, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. Bien entendu, tous.tes sont les bienvenu.e.s sur ce blog.

Ces derniers temps, confinæ, j’ai participé à des cercles de parole autochtone. Il m’a semblé urgent de redéfinir certains concepts pour concilier l’anarchisme et la religion afin de réfléchir à une façon originale de réhabiliter la spiritualité dans le respect du principe d’autonomie, crucial dans ma démarche philosophique.

Je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus loin dans un travail ultérieur : ma huitième capsule de la rubrique ESPRIT.

Bonne lecture!

esprit 0008 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|RELIAISON ET RELIGION : LA SPIRITUALITÉ AU REGARD DU MATÉRIALISME| 1v1

LE GRAND ESPRIT| La culture indigéniste ne saurait se priver de spiritualité. Afin d’affirmer la pertinence de la spiritualité dans les luttes autochtones, je trouve urgent de recadrer le concept de religion selon le critère de l’autonomie contre l’Hétéronomie, le seul critère qui me sert à juger du caractère anarchiste de tout objet politique.

À mon sens, au regard du néo-béhaviorisme et des sciences comportementales, la spiritualité serait l’usage de l’esprit, cad de l’interface informatique ancrée dans le corps, pour agir sur le réel. L’esprit est l’ensemble des informations que fabriquent les affects et les comportements en interaction avec l’information de l’environnement, les stimuli.

Tous les corps sont des candidats à la construction de sens, tous les corps procèdent par quêtes de sens pour se représenter l’environnement et agir sur lui. Tous les corps reçoivent les stimuli de l’environnement et les assimilent aux affects encodés dans leur biochimie. C’est dans « la réflexion du monde » que le corps choisis ses comportements. L’usage de cette « représentation du monde », ou de cette « mimesis », diraient les littéraires, fait de tout corps un être doté d’un esprit. C’est dans cette perspective que tout être qui évalue, réfléchit, réagit et autorégule sa réflexion dans l’autonomie est un être SPIRITUEL.

Si la spiritualité est l’usage de l’esprit pour agir sur le réel, les principes qui sous-tendent la spiritualité est une éthique qui oriente les comportements dans l’environnement. Ces comportements sont toujours portés par la matière. Les comportements sont matériels. Les principes et les concepts sont construits dans la mémoire par l’expérience matérielle du corps dans l’environnement : les comportements, les événements et leur passage symbolique dans la culture.

Ainsi, les phéromones, les hormones, les neurotransmetteurs, le système endocrinien, les organes, l’ADN etc. entretiennent un dialogue avec l’environnement. Ce dialogue entre le corps et l’environnemnt est l’esprit, cad la représentation biochimique des liens du corps avec l’environnement.

Or, dans le cadre néo-béhavioriste, le corps, c’est déjà l’environnement. C’est donc que de l’environnement émane son esprit : je pose que l’environnement baigne dans un grand esprit.

RELIAISON CONTRE RELIGION| La Religion autoritaire est la Hiérarchie selon l’expérience du sacré que la Tradition transmet selon des méthodes hétérogestionnaires. Sous l’Hétérogestion, la quête de sens n’est pas nécessairement satisfaite par le sens imposé de l’Autorité partiale. On ne peut construire réellement le juste sens du monde sous le chantage, la manipulation et la répression, des méthodes d’influence Autoritaires.

Cependant, la spritualité procède par quêtes de sens, la posture spirituelle est une recherche personnelle d’expériences sacrées. Lorsque deux esprits autonomes négocient la culture et les représentations du monde, il se crée une liaison des esprits mis en tension dans l’environnement. J’appelle cette tension des esprits « la reliaison ». Pour que la communion des esprits ait lieu, il faut que les symboles du sacré concordent. Alors, l’harmonie des esprits est scellée : l’expérience matérielle du monde se trouve en partage. La reliaison, c’est la liaison des esprits, des corps, des choses, du territoire et des événements dans le récit commun sous le sceau du consentement, de la concorde, de l’unité.

Est SACRÉ le passage de l’expérience matérielle du corps dans l’environnement dans la représentation symbolique, ou abstraite, dans l’interface spirituelle : le miroitement stimuli-affects.

Est HIÉRARCHIE le divorce de l’expérience du sacré d’avec le monde matériel. La séparation Idées-Matière est la première étape de toute Religion idéaliste. Ce qui semble « unir » ou « relier », toutefois sépare distinctement le sacré du réel, et les Initiés se distinguent des néophytes, car ils sont les dépositaires privilégiés du sacré. La Religion autoritaire crée la Hiérarchie, elle crée la Culture de l’Autorité.

Cela pose comme religion – en dépit de l’autonomie ou de son contraire, l’Hétéronomie – la culture dès lors que les corps se comportent dans une conformité de mœurs sous l’Hétéronomie, et dans la consensëualité dans l’autonomie sociale, territoriale, corporelle et réflexive (détails à venir dans la rubrique CONTRAT).

Est le Commis celui qui se prétend le seul dépositaire de l’expérience du sacré. J’entends par Commis la fonction qui rassemble toutes les postures de Soumission, celles par laquelle un corps exerce la violence volontaire renforcée sur les corps qui subissent, qui sont sous l’effet de la subission (contrat 0004).

L’expérience puissante du sacré, celle qui trouve un effet sur le réel, fait souvent l’objet d’une ritualisation, cad qu’une expérience matérielle offre un apprentissage qui sera tôt répétée pour revivre le sacré et son épiphanie pour agir sur le réel. Répéter des gestes pour obtenir ces résultats, c’est pratiquer un rituel. L’obtention d’un double résultat est l’aboutissement du rituel. L’aspect symbolique de ce résultat est la mémorisation du sens par l’épiphanie, l’aspect matériel est l’entrée du rituel scénarisé dans la mémoire procédurale, les neurotransmetteurs et le système de récompense. Ici, le système mnémonique est littéralement la table de travail ou l’usine qui fabrique de façon dynamique l’esprit, les représentations du monde qui forgent la culture, à travers de laquelle les événements à venir seront filtrés et interprétés pour construire le sens vivant du monde.

Sont des rituels autant le brossage quotidien des dents que le paiement à la caisse ou le vendredi amoureux. Le problème se trouve dans le Chantage, la Manipulation et la Coercition qui forcent la pratique du rituel en dépit du consentement. Dès lors, le rituel hétéronome est au moins un Viol politique.

La spiritualité est l’usage de l’esprit pour se représenter le réel et agir sur lui, il est émulé par l’interaction des stimuli et des affects. Stimulus et affects sont matériels. L’esprit est matériel. Je le distingue de l’âme qui est la part divine de tout esprit. Pour reprendre le concept de « mode de la substance » chez Spinoza, je pose que l’âme est un mode du grand esprit, cad l’une de ses facettes : l’âme serait la part de chaque esprit qui dans la collectivité forme avec toute chose le grand esprit.

L’ESPRIT ET LA SCIENCE| L’esprit est l’outil qui permet de se représenter le monde pour agir sur lui. L’éthique est l’ensemble des principes philosophiques qui permettent à l’esprit autonome de sélectionner ses comportmenents pour que le corps persiste le mieux possible dans l’environnement.

Dans les études comportementales, on classe les comportements selon qu’ils sont internalisés ou externalisés, cela pose le corps comme critère de classement. On classe également les comportements selon les fonctions du corps :

C’est une façon d’étudier le comportement, cad les façons du corps d’appliquer par l’action les représentations du monde qui forgent l’esprit.

La spiritualité est une démarche autonome de quête de sens. La tension autonome entre deux esprits est la reliaison, une démarche solidaire de quête de sens. La Religion autoritaire est un Ordre hétéronome. Le cadre théorique du néo-béhaviorisme et le cadre conceptuel de Spinoza, contribuent à mettre au jour des arguments pour réhabiliter la spiritualité, un concept clé pour réfléchir l’indigénisme en accord avec la philosophie anarchiste.

Il faudra distinguer de la spiritualité, le spiritisme et le spiritualisme, qui sont des cultes et des pratiques ésotériques dont je ne discuterai pas dans cette capsule, mais dans un travail ultérieur.

La Religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

[https://clodius.blog/2020/09/01/esprit-0008-la-liberte-de-conscience-contre-lendoctrinement-dans-la-culture-de-lautorite/]

Ajout – DÉFENSE 0001

EXTRAIT | L’Agression est une violence asymétrique de fait. La paix initiale est brisée par l’Agresseur. Cette violence volontaire place la personne subissionnaire en désavantage, car rien ne présage que la violence soit infligée. La paix est un œuf fragile. Il est assez facile de le briser, cependant il faut plus que de l’ouverture et des bons sentiments pour refermer l’œuf dans état de sécurité et de paix, l’humiliation foncière par l’Agression ne pourra jamais être guérie. Il va sans dire qu’aucune guérison ne peut advenir du retour de la paix, aucune blessure n’est monayable, on ne prostitue pas ses blessures en vue d’obtenir la paix, on prostitue ses blessures sous les diktats proxénètes du Capitalisme.

POUR CONNAÎTRE LA TOTALITÉ DE LA RÉÉCRITURE | https://clodius.blog/2019/11/16/defense-0001-la-posture-insurrectionnelle-ou-la-culture-de-la-defense-contre-la-culture-de-lautorite/

culture 0001 | le sens contre l’aliénation

|L’ART ET LA SPIRITUALITÉ CONTRE L’INDUSTRIE ET SES DÉCHETS| 1v1

Selon le postulat néo-béhavioriste de la primauté de l’environnement sur les êtres et les choses, on peut dire que la production culturelle est la base de la production spirituelle, en ce sens que la culture est un patrimoine de sens sociaux qui agissent sur le patrimoine de sens personnels qui font la spiritualité autonome d’un individu. Elle éveille un rapport du corps avec le monde.

La production industrielle qui répète les sensations sans construire de sens ni rien remettre en question participe de l’aliénation. La production industrielle n’a pour but que de reproduire le capitalisme et ses rapports anti-sociaux où nous sommes assujettis aux marchandises.

Il y a quelque chose que l’art « artistique » que le mode industriel de production n’a pas. Si le mode de production ne compte pas, alors la production de n’importe quelle marchandise sérielle est une œuvre d’art. Le pire serait de porter le travail mort et le travail vivant au même niveau. Il faudrait peut-être dire que l’art industriel n’a pas le rapport vivant de rechercher une construction de sens.

En étudiant la paralittératures, on arrive à cerner les tensions dans l’art populaire. Cette production du peuple pour le peuple a rapidement été récupérée par l’industrie qui possédait les moyens techniques de mécaniser la reproduction des œuvres. Ceci dit, il y a des génies de la littérature qui sont entrés dans un mode industriel de la production de récit concernant le contenu de tels produits. Dans les paralittératures, on répète les stratégies et des mécanismes narratifs pour multiplier l’offre marchande de récits. Bien entendu, il y a du génie dans les paralittératures, ce génie est de l’ordre du commerce. Des feuilletons des Mystères de Paris, nous sommes arrivés aux séries audiovisuelles de Netflix.

Je ne crois pas que la production en série relève de la recherche de sens, bien qu’elle en restitue des conventions. La production en série relève de la recherche de profit, de sorte que le profit est le strict contraire de la spiritualité, une quête de sens originale d’un corps qui se réfléchit dans le monde. Le nœud du problème met en tension l’intention et la production, en ce sens que l’intention de vendre l’art change le produit lui-même en dépit des méthodes de production. Entre une œuvre d’art et une marchandise, la perversion tient du marché qui les distribue. Une production spirituelle devrait, à mon sens, entretenir un rapport de sens, comme toute parole publique devrait être une recherche de dialogue. Car construire du sens, c’est construire de l’ordre : la culture structure la société.

Les ventes aux enchères ou les étagères du Dollarama ne sont pas très différentes, puisqu’il s’agit de se débarrasser d’une production pour générer un profit. La vente d’œuvres n’est pas tellement différente que la vente d’une camelote, car les affects en cause sont l’avarice et l’exploitation. On produit un objet à se débarrasser sans que l’on soit peiné, sans établir de contact social, car le client reste un inconnu sur le marché qui va probablement se débarrasser lui-même de la marchandise, fût-ce aux enchères ou aux ordures.

Finalement, l’industrie produit des déchets. Une anomie spirituelle, sociale et écologique.

Le travail de la culture est de construire du sens, d’apporter un ordre qui lie le corps, l’esprit, la société et le monde dans une expérience humaine digne.

don 0005 | Le don contre le profit : la solidarité de tous.tes contre la culture de l’Autorité

|LE TEMPS DE QUALITÉ CONTRE LE TEMPS COMPTABLE ET LA NOTION D’EMPRUNT|1v2

Je tente de contraster l’économie du don et l’économie de Marché, notamment en introduisant le concept des temps de qualité, les valeurs qualitatives du temps, contre le concept de temps comptable, les valeurs quantitatives du temps dont la nature est en contradiction avec les principes de confiance et d’engagement qui lient les acteurs de l’économie du don. Enfin, j’introduis la notion d’emprunt sous un regard qualitatif.

Moyennant l’usage d’outils pour dominer, il se peut qu’un primate en frappe un autre. C’est toujours dans la rareté – les limites matérielles des ressources – qu’apparaît la domination. La sédentarisation qui d’abord s’est produite par l’agriculture puis par l’urbanisation a donné lieu aux société de diviser le travail, d’essentialiser les travailleurs en fonction des privilèges que leur activités leur octroient, créant ainsi la hiérarchie entre les individus, une stratification sociale prétendument naturelle dont les affects envers les conditions matérielles sont construits socialement et entretenus matériellement.

Même les sociétés nomades Autoritaires ont préalablement connu la hiérarchie à travers la sédentarité.

Techniquement, 20 à 30 % de la production mondiale ne se rend pas sur le marché. Il faut considérer le fait de notoriété publique que nous produisons pour nourrir 12 milliards d’humains alors que dans les faits, de façon globale, 6 milliards sur 8 sont effectivement et convenablement nourris, pas toujours les mêmes. Sans compter que jusqu’à 80% de la masse monétaire est enfouie dans les dépotoirs fiscaux, sous le couvert du secret bancaire. Cette rareté organisée me donne à penser que nous avons de bonnes raisons de croire que l’humanité est une jolie candidate à la paix dans l’abondance organisée.

Il est très raisonnable et très écologique de décroître la production et d’optimiser la production locale pour créer du temps citoyen, cad du temps d’entraide pour construire la solidarité et l’autonomie tout en gérant l’abondance hors des diktats délétères du Marché et de la globalisation autrement connue sous le nom d’impérialisme ou de colonialisme.

Les diktats du Marché « compétitif » multiplient les offres en dépit des besoins. C’est une logique retorse qui ne peut se conjuguer au don. La logique naturelle du don voudrait que le consommateur fasse appel au travail des autres. Mais dans la logique marchande, ni le besoin ni le travail n’existent au moment de conclure un marché, la spéculation fantasme sur le pari du désir à titiller chez les acheteurs inconnus qui souvent revendront les marchandises ou les services marchands en dehors de tout usage allongeant de façon indéterminée la chaîne des intermédiaires qui parasitent la production et aliènent le consommateur.

Le don fonctionne sur deux motivations : le besoin commande l’appel à la solidarité quand l’autonomie est impossible ou insuffisante, sa contrepartie est le principe de paresse par lequel le temps consacré à une activité doit être au mieux un temps de merveilleux, ou un temps dont la paresse préalable a suffisamment donné du merveilleux pour qu’un moment moins facile, qu’on appellera le temps de cauchemar, se passe dans l’entraide, le travail socialisé.

De façon détaillée, le besoin appelle l’expertise, la confiance appelle la guidance et l’autonomie appelle la solidarité. Le besoin et l’expertise, la confiance et la guidance, ainsi que l’autonomie et la solidarité revêtent une dimension affective. L’affect de confiance confie notre besoin de façon autonome à l’engagement des autres. L’engagement des autres se traduirait comme le fait que les autres s’engagent dans la guidance pour partager leur expertise de façon solidaire.

L’offre et la demande ne sont pas des logiques spéculatives utile dans une économie du don, car le besoin de solidarité et le besoin de merveilleux articulés dans le principe de paresse, au contraire, tiennent compte de la matérialité du monde qui prépare le repos par le travail et prépare le travail par le repos en multipliant le merveilleux dans le cycle autonome de la solidarité. Un affect agréable sera recherché à travers la répétition de l’entraide, si ce n’est par sa ritualisation.

Quant à la fatigue, le modèle que je propose utilise les principes de paresse et de travail conjugués aux principes de merveilleux et de cauchemar, où j’oppose au temps comptable, les temps de qualité, cad les temps dont la valeur qualitative organise de façon naturelle l’engagement et la confiance dont aucune comptabilité ne saurait rendre compte. En gros, tandis que le temps de paresse prépare le temps de travail, et vice versa, le temps de merveilleux est une recherche constante, qui rend possible le temps de travail ou même de paresse – forcée – lorsqu’ils sont cauchemardesques. Aussi le tout repose sur la solidarité matérialisée par l’entraide, dans un mode de production collectif où l’éducation populaire assure la polyvalence. La chanson dit : Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place…

La matérialité des corps qui portent les affects en jeu dans une économie du don se distingue du caractère arbitraire et idéel de l’économie de Marché où on joue les devins avec des symboles arbitraires.

LE CRÉDIT OU LA SPÉCULATION SUR L’ENGAGEMENT
Une nation qui confie sa création monétaire aux banques privées, via l’usure, cad le crédit et les intérêts, vit son présent sur la valeur du travail futur, cad un travail pour lequel aucun engagement ne se matérialise. Le crédit national reporte la charge de la consommation présente sur le dos des travailleurs à venir. Quand un pays emprunte à intérêt pour vivre, il enchaîne sa descendance aux travaux forcés, d’autant plus que la masse monétaire qui a cours est le cumul exponentiel des prêts de l’économie d’un pays, entraînant l’inflation sans que toutefois les salaires ne soient dûment indexés à la croissance. La stagnation des salaires face à l’inflation conjuguée à la monnaie-dette entraîne la paupérisation qui aménage les conditions difficiles propices à la contraction de dettes harnachant de plus en plus solidement les travailleurs de la Nation à l’esclavage. C’est l’institution de la Nation soumise aux traités internationaux qui scelle la soumission des corps et des peuples à la dictature des banques, aux monopoles du fric. Il est impératif que les corps et les peuples s’affranchissent d’une telle Dystopie et qu’ils décident en toute souveraineté du modèle économique qui les émancipera. Une économie du don, une société solidaire dans l’entraide gratuite et non payée semble l’avenue la plus réaliste (écologie 0001). Enfin, le caractère usurier de la dette force l’endoctrinement dans l’économie monétaire en dépit des affects de celleux qui s’y contraignent. Enfin, la paupérisation et la criminalisation opèrent en cercle vicieux, à renfort de toxicités, qui mène tôt ou tard à la marge, si ce n’est pas illico à la morgue.

LA NOTION D’EMPRUNT
Dans une économie du don, l’espace privé doit être aboli. Seul l’espace d’usage coupe et annihile la possibilité de thésauriser l’immobilier et le patrimoine à des fins de profit. L’espace d’usage est à l’usage de l’usager, pas à sa descendance, après la mort de l’usager ou après son départ définitif, signalé expressément, formellement et directement à une instance communautaire. L’espace d’usage est un bien d’usage que l’on emprunte au bien commun.

Si un bien n’est pas utilisé, il n’appartient à personne, il appartient au bien commun. Il y a l’usage personnel comme une assiette de spaghetti, disons (par contraste avec le bien d’usage collectif, la chaudronnée de spaghetti, disons et les ingrédients dans la cuisine collective…) l’usage quotidien ou régulier. Une brosse à dents est un bien d’usage personnel, quotidien ou régulier. Quand son usager la laisse sur son porte brosse à dents, il en est toujours l’usager exclusif.

On ne peut pas être l’usager de quoi que ce soit quand on est mort. On ne peut pas faire un usage quotidien d’une troisième villa à Saint-Tropez, non plus…

Le meilleur document qui atteste une adhésion ou un consentement en tout temps, en tout lieu, de votre vivant, à votre rythme et à votre mesure est votre esprit véhiculé dans votre corps au moment où il s’exprime expressément, formellement et directement. La procuration ou le testament se fera au regard de la collectivité où seuls les corps autonomes pourront en reconnaître la valeur. Aucun chef ne pouvant exister, aucune minorité ne pouvant se former ne pourra s’opposer au corps social uni dans le consentement exprès, formel et direct. Aucun patrimoine ne sera essentialisé à un corps. Tout bien d’usage hors de l’usage est un bien commun. Aucun profit ne peut se faire dans une économie du don, car le profit n’est possible que par l’exploitation dont les termes sont régis par les lois sur la propriété. Il n’existe aucune propriété dans une économie du don.

Par exemple, on ne peut pas dire qu’une récolte est un profit si l’on en fait usage. Il y a usage collectif et usage personnel. Ce qui est d’usage devient un bien d’usage, car il sort du bien commun. Un usage peut découler de l’emprunt. On emprunte au commun un bien d’usage temporaire qui d’une manière ou d’une autre retournera au bien commun. Un bien d’usage est foncièrement un bien d’emprunt qui retournera au bien commun, comme la poussière retournera à la poussière… en ce sens qu’on ne pourra pas privatiser les atomes de son corps, de ses déjections ou encore de ses productions de quelque nature qui soit! Tout est un emprunt à la matière! Votre bibelot ou votre tableau favoris seront vos biens d’usage au même titre votre maison ou votre vélo. L’artisanat et l’entraide veilleront à concevoir des biens d’usage qui plaisent aux usagers. Parfois, une production massive sera lancée sur la demande exprès, formelle et directe de la collectivité autonome. Le marché sera recadré en ce sens pour arrimer travail et besoins, non pas désir et exploitation.

L’emprunt n’est quantitatif que par rapport à la gestion logistique où les ressources sont gérées de façon matérielle (items, usagers, ressources produites etc.) Le volet qualitatif de l’emprunt est son caractère temporaire limité par le temps d’usage ou encore par les transformations que le bien d’usage subit selon ses caractéristiques naturelles, notamment, selon l’usure et selon la digestion…

L’économie de Marché est philosophiquement idéaliste, en ce sens qu’elle oriente sa production sur une idée : le pari sur un désir pour un objet inexistant pour lequel aucun travail n’a suscité l’engagement, c’est de la spéculation. Un marché de l’économie du don arrimera la production sur un besoin matériel réel, cad dont l’usage est commandé expressément, formellement et directement dans la mesure des conditions matérielles qui prévalent à un moment de l’histoire et en lieu donné. Si un usager autonome demande expressément, formellement et directement un bien d’usage, la collectivité en assurera ou en aura déjà assuré la production. Le bien commun restera toujours disponible pour l’artisanat et toutes les productions autonomes. L’économie du don est ainsi une économie philosophiquement matérialiste. Si un usager commande une licorne, les conditions matérielles de la biosphère à un moment de l’histoire et en un lieu donné seront de toute évidence les premières à orienter la production…

Dans ma façon de réfléchir l’économie du don, je n’emploie pas le mot recevoir. On reçoit toujours de quelqu’un des cadeaux qui sont de l’ordre du sacrifice et du mérite. J’emploie le verbe prendre, car on prend pour son usage le bien commun, naturel ou socialisé. Un bien d’usage reprend son statut de bien commun, dont l’usage est fini avant d’être donné sans contrepartie à un futur usager qui prend pour son usage le bien de l’ancien usager.

Le cas de la chemise favorite de votre oncle est techniquement un bien d’usage dont le testament prévoit votre usage. Mais théoriquement, il faut réfléchir le don comme un transfert qui reconnaît comme commun un bien que l’on peut prendre pour son usage.

Si vous garder la chemise favorite de votre oncle par amour, il y a fort à parier que la communauté entière constituée dans la solidarité affectionne votre oncle tout comme vous. L’idée d’encenser les morts est humaine, autant rendre hommage aux anciens de façon communautaire.

Je pense réfléchir théoriquement le don pour éviter la constitution de patrimoine qui matériellement crée l’inégalité selon la filiation et le nombre d’héritiers, dont le bout des branches généalogiques octroierait un monopole.

Le bien commun se réfléchit dans son usage. Si un bien transféré par le testament et la filiation n’aboutit pas à l’usage, il y a risque de profit.

Le don est inconditionnel. L’offre est optative. Le sacrifice est de l’ordre de l’imploration et du bon vouloir méritocratique de l’Autorité, ce sont les conditions du cadeau. Je pense que l’on emprunte au bien commun notre condition matérielle. Je crois qu’un corps peut prendre du bien commun ce qui sera donné sans contrepartie à un usager. Cet usager prend ou non sans obligation ni contrepartie. Il n’y a pas de dette, de sacrifice ou de Mérite, le refus n’est pas une offense. Les corps prennent du bien commun un bien d’emprunt qui sera un bien d’usage. Les corps donnent pour l’usage. Dans une économie du don, tout est commun, tout est emprunt au commun. Le don est temporaire, il se réalise dans l’usage, qui sitôt après retourne au commun – la matière ou les artefacts…

Bien entendu, il faut garder à l’esprit que Vivre est le travail du Vivant. Si le travail de Vivre est insuffisant ou cesse, c’est la maladie ou la mort. C’est pourquoi je pose le travail de Vivre comme une condition matérielle d’existence. Ce travail de Vivre est l’ensemble des comportements qui répondent aux affects induits par l’environnement en dialogue avec les affects inscrits dans le corps assurant la persistance – heureuse – du corps dans l’environnement. Parfois, la perspective de persistance malheureuse du corps pousse à l’irréparable.

Enfin, nous explorerons des solutions agraires en matière d’abondance au regard de l’écologie dans une capsule à venir.


“donner” ET “prendre” =! “voler” ET “vendre”
Donner ET prendre, ce n’est pas voler ET vendre.

esprit 0007 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|LES TEXTES ET LA VIOLENCE| 1v2.1

En cette heure d’antithéisme et de spiritophobie, il m’apparaît urgent de discerner les aspects du texte et leurs relations à la violence des corps. La lecture ex situ comporte une quantité de variables qu’un esprit critique doit discerner. J’en relève quelques unes.

1- Un texte est rédigé dans une langue humaine sur un territoire donné et à une époque donnée, donc un texte transporte avec lui une culture avec des références qui lui est propre et que souvent les dérivations, les interprétations et les traductions dénaturent à travers le prisme de leur propre culture.

2- Il y a des distinctions importantes entre un texte, son message (ses intentions de communication), ses interprétations humaines, leurs doxas et les praxis qui en découlent. Il y a autant de versions d’un texte qu’il y a de moments de lecture. Il y a autant de pratiques qu’il y a de moments du quotidien en contexte à un moment de l’histoire dans des lieux donnés.

3- Avec toutes ces variables et la richesse du comportement humain, il y a autant de « religions » qu’il y a de moments vécus au jour le jour.

4- Les religions se comportent comme les sciences, les arts et les philosophies, car il y a toujours transmissions, interprétations et expérimentations, à ceci près que la religion est aussi la hiérarchie.

5- Seuls les humains ont un corps, seuls les humains agissent, seuls les humains sont capables de violence.

6- Quand un texte exerce une violence, seule la main humaine lui en a donné le pouvoir.

L’ISLAMOPHOBIE

Si tu es contre l’Islam…

1- L’Islam que tu exècres est celui du Coran que tu as lu et compris en arabe classique.

Ou

2- L’Islam que tu exècres est celui de sa Culture que tu as vécu dans un milieu musulman.

1) Rejeter une personne sur le plan idéologique me porte à croire qu’il faut distinguer deux choses :

1a) la doxa = l’idéologie, le système de croyances, la morale et le système de valeurs qui constituent les repères de la pensée et de la représentation du Monde.

Les religions abrahamiques, qui incluent nos sociétés aux morales judéo-chrétiennes, sont le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Le cœur des fondements de nos sociétés font des humainz du globe des enfants de l’Histoire. La proportion abrahamique du globe est sans contredit importante.

1b) la praxis = la façon concrète dont s’exprime l’idéologie, par le comportement, les mœurs, les attitudes, les égards, le rapport aux autres et au Monde.

Si ce que tu exècres de l’Islam est la violence d’un homme contre une femme, l’Occident et l’Extrême-Orient ne sont pas blancs comme neige, pas plus que l’Orient ou le Proche-Orient.

Depuis l’usage de la monnaie, la stratification sociale sexiste s’est globalement renforcée sur la planète. L’Homme-Guerrier-Propriétaire investit les sphères du quotidien en ponctionnant de la valeur sur les échanges. Au final, la Femme-Matrice-Monnaie-d’Échange subit toutes les violences de façon intersectionnelle, qu’elle ait un voile ou pas. La violence faite aux femmes est le cœur d’un gros problème, c’est l’expression primordiale du système inique qui sévit sur Terre : le Patriarcat.

Le Patriarcat marchandise et objectifie le corps des exploités, dont le bout de la chaîne jugule la femme et les personnes ayant une dimension non-masculine de la périphérie.

Il faut arrêter de délirer et ne pas amalgamer la doxa et la praxis. L’alignement entre un texte, une idéologie et des mœurs n’est pas toujours parfait, et il faut savoir à quel niveau se trouve notre aversion.

Mon point n’est pas de dire que l’Islam n’est pas patriarcale. C’est de dire qu’il faut voir la relation entre les deux…

Toutes les religions à l’exception de quelques sectes sont patriarcales. Mais l’apparition des cultes précédent les religions abrahamiques, ainsi que l’organisation patrilinéaire de la société également. Les religions ne sont pas à l’origine du Patriarcat. Les Religions, au même titre que le matriarcat ou le capitalisme, sont des vecteurs du patriarcat, les Religions ne suivent que les systèmes de croyances desquelles elles sont issues : les cultures dont la construction repose sur les quêtes de sens et sur la façon dont les puissants les instrumentalisent.

2) invalider une personne sur la base de sa culture, n’est pas du racisme à proprement parler. On est d’accord… les races n’existent pas… donc ce ne pourrait être du racisme, mais cela revient au même :

Rejeter la culture de l’Autre est raciste, car la culture est une composante d’une ethnie. Une ethnie se distingue par sa langue et par sa culture. Une ethnie, autrefois, c’était une race, mais hey, on le sait, personne n’est raciste, les races n’existent pas…

Rejeter l’Autre sur quelques aspects de sa culture est une posture Autoritaire qui repose sur l’essentialisation de l’Autre sur les aspects qu’on déteste chez quelques individus. C’est souvent aliénéz que l’on ostracise un groupe en raison du comportement de certains membres, tandis que l’on reste aveugle aux mêmes comportements chez les membres de nos groupes identitaires. C’est pourquoi l’essentialisme est du registre de la psychose, de la névrose et de la perversion narcissique.

Si tu essentialises les croyants, tu es raciste. Si tu es islamophobe, tu es raciste.

Le capitalisme a causé plus de tort à la planète que les 300 000 ans d’Histoire qui précèdent l’usage de la dette, déjà de confiner la femme au titre de monnaie-matrice-marchandise a été au sens anarchiste la pire injustice que l’humanité ait perpétrée.

LE MARXISME ET LA POSTURE RELIGIOPHOBE

Dès lors que l’on épouse toutes les thèses d’un cadre théorique ou d’une idéologie sans porter attention aux contradictions possibles, double standards, on devient dogmatique. Épouser aveuglément un dogme est un acte de foi, c’est adhérer à une Religion.

D’un point de vue anarchiste la position de Marx quant à la Religion est hiérarchiste, en ce qu’elle est une posture, une pratique ou une idéologie stratifiante d’unz adepte de Marx selon laquelle iel peut exercer une violence Autoritaire qui se traduit par des attitudes, des égards, des paroles voire des gestes, reposant sur l’ignorance des motifs personnels du croyant à pratiquer sa confession, causant ainsi préjudice.

Touz lecteuz novice de Marx, comprendra aisément que les travaux de ce penseur visent entre autres à abolir la société de classes où les bourgeois exercent des violences Autoritaires, privilèges octroyés par l’établissement des termes, violents, qui tiennent la société hiérarchiste. Or, l’islamophobie, ou quelconque religiosisme ou religiophobie, est un calque des rapports de domination qui prévalent dans la société de classes où règnent les bourgeois. Ce qui tient lieu de classe dans un cas de domination est une confession ou une non-confession, pour l’antithéiste, dans l’autre cas.

Cependant, les rapports de domination stratifient la société de la même manière que l’on soit bourgeois ou antithéiste (marxiste anti-religieux). Le marxisme, que même Marx désavouait, est un hiérarchisme étant donné qu’il adopte une posture de domination sur les croyantz. Cela relève du dogme, de la croyance, du religieux, de spéculer sur les raisons d’épouser une confession et sur les divers modes d’expression de cette croyance.

À titre personnel, j’étudie la critique marxiste du capitalisme à travers le discours de Bernard Friot. J’espère que nous explorerons les alternatives au productivisme et que nous instituerons les termes de notre individuation – solidaire.

Enfin, si je suis contre la Religion, c’est quand un corps manipule ou exerce de la coercition de façon méritocratique pour forcer l’endoctrinement. Je ne suis pas contre les quêtes de sens autonomes pour et par lesquels on étudie les textes religieux : je suis contre la culture de l’Autorité.

La religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.