contrat 0005| LE CONTRAT ÉLECTORAL, LE POUVOIR, LA DROITE ET LA GAUCHE| 1v3

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. les lect·eur·rices sont invité·es à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». enfin, si une conclusion advenait de ces enquêtes philosophiques, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. bien entendu, tou·s·tes sont les bienvenu·es sur ce blog.

il semble contradictoire que les anarchistes se dotent d’un contrat social. j’ai envie de dire que la politique doit rechercher une éthique qui permettrait à tous les humains de vivre heureux qu’importe l’espace qu’ils occupent et qu’importe l’époque à laquelle ils vivent, mais il me semble qu’une éthique idéale se pérennise à l’aide d’un contrat social.

si une morale est une éthique qui persiste dans le temps, un contrat social met au jour les termes de cette éthique. il me semble qu’une utopie anarchiste pérenne transmet son contrat social, ses valeurs et ses traditions pour relier les générations de l’espèce humaine à l’utopie anarchiste.

un contrat anarchiste devrait s’appuyer sur l’autonomie nécessaire à produire ou à résilier son consentement selon les affects des corps appelés à agir ensemble.

enfin, je crois que l’anarchie est l’ordre social de toute société débarrassée du Pouvoir hétéronome de la Civilisation, un Pouvoir qui viole l’autonomie.

je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus loin dans un travail ultérieur : la cinquième capsule de la rubrique CONTRAT.

bonne lecture!


RUBRIQUE CONTRAT| le contrat anarchiste contre la Culture de l’Autorité et sa Culture du Viol

contrat 0005| LE CONTRAT ÉLECTORAL, LE POUVOIR, LA DROITE ET LA GAUCHE| 1v3


LE POUVOIR ET LE POUVOIR

l’Hétéronomie est le Rapport de Pouvoir par lequel un individu prend des décisions à la place d’un autre. tout d’abord, je voudrais distinguer deux types de (p)ouvoirs (Pouvoir-majuscule et pouvoir-minuscule).

1. le Pouvoir hétéronome est la Domination.

- par les Agressions
- par la Corruption
- par la Manipulation

et

2. le pouvoir autonome

2.1 individuel
- l’autonomie

2.2 collectif
- le consentement
- le consensus
- la solidarité

LE POUVOIR ET LE COLONIALISME

l’Extrême-Droite, c’est le Pouvoir.

le cumul de Capitaux repose sur l’extorsion du travail des pauvres pour donner le Pouvoir aux Capitalistes, et le Colonialisme sert à piller les richesses des peuples marginalisés. le Système colonial est un système de division pour conserver les Structures du Pouvoir. quand un Empire colonise un territoire, il conserve les divisions pour assurer son Pouvoir qui assure la « Paix » entre les Faisceaux, c’est-à-dire le Statuquo. la Politique coloniale est fondée sur la Corruption, les Agressions et la Manipulation, ce sont les Pouvoirs coloniaux.

un tel Système ne devient caduc seulement qu’en adoptant de nouvelles pratiques. de nouvelles pratiques solidaires et massives requièrent de la désobéissance et l’usage de la force contre les Tyrans et leurs Milices fascisantes.

bien entendu, les réformistes doivent appuyer les réformes en faveur du peuple et bloquer les Saccages contre lui. si les réformistes luttent dans l’Arène coloniale, les insurrectionnel·les exercent les pressions nécessaires à l’adoption des réformes et à l’opposition aux Saccages par le Pouvoir.

afin de décoloniser les territoires, il faut concilier la réforme et l’insurrection, car dans la méthode réformiste, le socialisme est l’idéologie la plus proche du déjà-là sous les Diktats du Capitalisme pour aller vers l’utopie anticivilisationnelle. il faut noter que les Socialistes qui ont goûté au Pouvoir sont corrompus.

malheureusement, les tensions Haut-bas fragilisent toutes les tentatives de rallier les gauches et font le jeu de la Division et donc des Faisceaux qui déplacent la Guerre de Classes dans le cadre de la Guerre culturelle inhérente au Statuquo et à son Conservatisme. dans cette mesure, il ne faut jamais tenir rigueur aux personnes de la classe laborieuse, la seule gauche réelle, qu’importe leurs alignements politiques.

le seul alignement réel, c’est notre place sous le Rapport de Pouvoir Capital/travail qui marque la fracture entre le Haut de l’échelle sociale capitaliste avec le bas au regard du Parasitisme des Capitalistes sur les conditions matérielles d’existence que nous produisons avec notre travail.


LE CONTINUUM DROITE-GAUCHE

la mesure de la Droite et de la gauche est dans le rapport AU Pouvoir. la Droite absolue (la Droite en place) est la position dans l’exercice du Pouvoir. la gauche est la position pour la destruction du Pouvoir. les gauches se divisent selon deux méthodes qui peuvent être coordonnées dans l’esprit du respect de la diversité des tactiques : la méthode réformiste selon laquelle on cherche à adapter le Pouvoir aux besoins du peuple et la méthode insurrectionnelle selon laquelle on confronte le Pouvoir pour combler les besoins du peuple.

les Ultradroites ont toutes été éjectées du Pouvoir, les Ultraconservateurs sont de l’Ultradroite et cherchent à REprendre le Pouvoir, c’est la posture des Nazis que l’on peut trouver dans n’importe quelle structure pour de multiples raisons. d’où l’importance d’empêcher les Hommes de Pouvoir expulsés du Pouvoir de le reprendre. les ultragauches sont toutes les utopies qu’on ne peut atteindre rapidement que par la rupture d’avec le Pouvoir, c’est la posture des révolutionnaires que l’on peut trouver dans n’importe quelle structure pour de multiples raisons.

le Nazisme est une Ultra-Droite dans la structure électorale. mais c’est une Droite dans l’absolu et un Droitisme quant à son objectif de prendre le Pouvoir.

il contraste avec le Fascisme ultralibéral (Libéralisme corrompu) et avec le Fascisme ethnonationaliste (Nationalisme corrompu) qui bénéficient tous les deux du Véhicule électoral d’un Parti pour accéder au Pouvoir conféré par le suffrage (corrompu).

le Stalinisme est une Ultra-Droite, car le Pouvoir a corrompu Staline qui nous a donné la Bureaucratie stalinienne, un Capitalisme (Kapital : lat. Caput = Tête, Chef). puisque le communisme est une utopie qui s’évanouit dès qu’un chef apparaît, il ne cohabite jamais avec le Pouvoir. il ne peut y avoir de Chef et de peuple qui lui est subordonné dans le communisme, il ne peut y avoir de Chef communiste. ainsi, le Stalinisme est une Dystopie de classes où la Classe bureaucratique prend les décisions concernant la gestion du Patrimoine.

toutes les gauches s’opposent au Pouvoir en place : la Droite en place donc au Pouvoir. la gauche absolue s’oppose à quelque Pouvoir qui soit. plusieurs gauches veulent le Pouvoir, ce sont des Gauches droitistes, car elles sont candidates à l’exercice du Pouvoir. si une gauche gauchiste existait, elle aurait le projet pratiquement impossible à piloter de ne briguer que l’opposition.

c’est toujours l’insurrection qui donne aux réformistes la force d’empêcher les Saccages par le Pouvoir et de faciliter les réformes en faveur du peuple.

si le jeu des gauches est de rallier, le jeu des Droites est de dominer par l’exercice du Pouvoir. la structure de la Politique coloniale est pyramidale. elle commande que les Organisations subordonnées le soient. d’où que les gauches doivent rallier sous leur égide les autres gauches dans une logique de Compétition. puisqu’un parti réformiste qui prend le Pouvoir est de fait une Droite et que le Pouvoir corrompt, une gauche devient une Droite dans l’exercice du Pouvoir.

le Pouvoir corrompt. c’est une raison suffisante pour s’abstenir de voter, et donc de prendre part à la reconduction d’un Système de Pouvoir, mais j’ai de bonnes raisons de croire qu’il faut assurer la bonne dose de gauche pour conserver l’opposition aux Saccages par le Pouvoir le temps que nous atteignions l’utopie post-coloniale.


LE CAS DE LA FRANCE INSOUMISE

depuis plusieurs années, en France, l’abstention au premier tour laisse le jeu du Pouvoir à ceux qui le veulent, ce qui droitise toute l’offre électorale. or, l’abstention dans le second tour délégitime le Pouvoir qu’il compte réformer le système ou le saccager.

au premier tour, les Droitistes qui sont satisfaits des Structures du Pouvoir votent massivement dans ce système qui leur convient. quand celleux qui n’aiment pas le Pouvoir en place s’abstiennent au premier tour, ils laissent le jeu à la Droite pour le second tour.

ce qui est comptabilisé, ce sont les votes valides.

si celleux qui sont contre le système ne noyautent pas le suffrage, le suffrage reste au profit de ceux qui en sont satisfaits : les Droitistes, c’est-à-dire ceux qui veulent voir leur parti exercer le Pouvoir, les Droites comme les gauches.

la posture droitiste consiste à briguer le Pouvoir qu’importe qu’il réforme ou saccage le système.

la posture gauchiste consiste à détruire le Pouvoir. toutes les gauches le sont en opposition à la Droite en place. la gauche absolue consiste à vouloir détruire quelque Pouvoir qui soit.

un parti peut à la fois être droitiste et gauchiste : il cherche à exercer le Pouvoir et doit détruire la Droite en place qui l’exerce.

mais, il me semble que la place naturelle de la gauche reste dans l’opposition – aux Saccages du Pouvoir.

en france, dans le système uninominal à deux tours, la gauche devrait passer le premier tour pour y accéder, mais elle devrait perdre le second tour, sinon elle se corromprait à l’exercice du Pouvoir. c’est le cas du libéralisme il y a environ un siècle et demi. nous sommes pris avec des Ultraconservateurs libéraux : les Néolibéraux, dont le Libéralisme déchu corrompt tous les « navires électoraux » où ils se trouvent — et il faut dézinguer les Transfuges de Partis déchus avant même qu’ils ne se présentent dans l’Arène électorale, ce sont des Ultraconservateurs au même titre que les Nazis. les Ultraconservateurs viennent tous d’un Pouvoir mis hors jeu.

en france, la FI a un objectif réformiste, tout comme au soi-disant québec, le parti québec solidaire cherche à réformer le Capitalisme. la structure de tels partis est commandée par les Lois, et ils ont besoin d’une fiscalité pour être reconnus et pour bénéficier de financements.

puisque c’est le propre des Institutions et des Entreprises de s’inscrire dans la Structure corporative du Capitalisme, le terrain de lutte des réformistes qui cherchent à réformer les Institutions capitalistes, c’est le terrain institutionnel. ce terrain n’a de force que par les luttes insurrectionnelles, sinon, le réformisme ne sert à rien. et c’est même dangereux puisqu’il risque de se corrompre par l’exercice du Pouvoir. sans opposition insurrectionnelle, le Pouvoir quel qu’il soit réprimera tous les efforts du peuple à améliorer leurs conditions matérielles d’existence afin de conserver les Privilèges du Pouvoir.

dans la rue, le terrain de lutte insurrectionnelle, si les Forces de Police renforcent le Pouvoir conservateur contre le peuple, les forces insurrectionnelles du peuple renforcent l’opposition institutionnelle des partis réformistes au Pouvoir conservateur.

les partis réformistes sont un projet socialiste dans la structure des démocraties libérales (corrompues). ce sont un « navire électoral » qui peut contribuer à l’utopie anticivilisationnelle.

l’uninominalisme à l’œuvre dans la Structure électorale en france fait sélectionner les deux partis/candidats les plus populaires. la Sélection oppose tous les partis dans la Compétition.

pour aménager les contre-pouvoir ou pour instituer le vote proportionnel, il faut qu’au moins le parti au Pouvoir porte le projet réformiste jusqu’au bout. en france, le projet d’une 6e république est une avenue réformiste en soi qui a le potentiel de favoriser les contre-pouvoir et la proportionnelle.

aux élections présidentielles de 2022, le seul parti éligible à porter le projet d’une 6e République en france, c’était la FI. qui sait si sa 6e République aurait proposer la proportionnelle favorable à poutou et à besancenot?

mais le Pouvoir corrompt et le Pouvoir trouve sa limite face à l’insurrection. pour que ce projet de réforme du Pouvoir fusse mené à terme, il aurait fallu l’insurrection constante du peuple contre tous les freins à la réforme, fussent-ils le Pouvoir lui-même ou des intérêts étrangers. une réforme complète du système n’est possible que par la l’insurrection permanente. une révolution permanente.

par ailleurs, que le Pouvoir en place soit réformiste ou conservateur, l’insurrection seule exerce les pressions nécessaires à l’obtention de gains en faveur du peuple. bien entendu, les réformistes minimisent les pertes de conditions matérielles d’existence et donc de lutte.

même si la FI est exclue du second tour des élections présidentielles de 2022, il reste les législatives pour gauchiser le jeu politique en france où le second tour oppose le Fascisme ultra-libéral au Fascisme ethnonationaliste.

mais bien entendu, le Pouvoir qu’il saccage ou qu’il réforme, c’est tout le contraire des fondements de LA gauche puisque le Pouvoir ne fait que subordonner LA CLASSE LABORIEUSE à sa volonté.

que la gauche remporte les législatives, c’est sûrement peu ou pas de gains pour les électeurs en france, mais sûrement moins de pertes.

on peut croire qu’en aucun cas, l’abstention ne favorise la droite au premier tour. on peut croire qu’un vote en moins pour poutou ne favoriserait pas l’Extrême-Droite macroniste ou lepéniste.

cependant, ce n’est pas l’intention de vote qui est comptabilisé, en l’occurrence l’intention de vote pour poutou. ce sont les votes valides. une ABSTENTION pour qui que ce soit favorise toujours les votes droitistes valides.

a. un vote en PLUS est toujours en faveur du Pouvoir.

b. un vote en MOINS facilite toujours le Pouvoir.

c. il y a deux méthodes à l’œuvre dans l’exercice du Pouvoir : la réforme et le Saccage.

d. un vote est toujours un chèque en blanc pour le Pouvoir puisqu’il n’existe aucun mécanisme de contre-pouvoir aux mains du peuple tel que la reddition des comptes, la destitution, la révocation et le référendum d’initiative populaire par et pour le peuple etc.

donc l’enjeu en fonction du vote gauchiste, c’est de faciliter les conditions de lutte telles que l’aménagement des réformes et l’opposition aux Saccages par le Pouvoir.

aa. un vote en PLUS à gauche crée de la compétition entre le Pouvoir et son opposition.

bb. un vote en MOINS à gauche affaiblit toujours l’opposition.

cc. il y a deux fonctions à l’opposition : faciliter les réformes et s’opposer aux Saccages par le Pouvoir.

dd. seule une réforme complète des Institutions peut aménager des contre-pouvoir institutionnalisés.

l’abstentionnisme est une praxis gauchiste, dans le sens que les abstentionnistes sont CONTRE la structure de Pouvoir en place, si ce n’est pas carrément CONTRE quelque Pouvoir qui soit.

il faut distinguer l’abstention, du désintérêt et de la flemme. l’abstention est une praxis, le désintérêt et la flemme sont des attitudes dépolitisées. l’abstention est une praxis politique avec des raisons politiques de s’abstenir. la flemme ou le désintérêt ne le sont pas, malgré leurs conséquences politiques qui est le fait de tous les comportements sociaux.

enfin, il est loisible de s’abstenir pour les raisons possibles, mais il faut prévoir les conséquences et la praxis à adopter avec les conséquences de l’abstention. c’est dans la rue que ça se passe. même que les réformes ne passent qu’avec les pressions insurrectionnelles.

sans autonomie, ni consentement, ni plaisir, tout rapport est un Viol

◼︎

URL pour le partage [https://clodius.blog/2022/04/15/contrat-0005-le-pouvoir-la-droite-et-la-gauche-1v2/]


qr-code de la capsule contrat 0005 pour la partager

travail 0001| LA NOTION DE TRAVAIL CONTRE L’EMPLOI ET LE SALARIAT| 1v5

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. les lect·eur·rices sont invité·es à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la Culture de l’Autorité ». enfin, si une conclusion advenait de ces enquêtes philosophiques, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. bien entendu, tou·s·tes sont les bienvenu·es sur ce blog.

tout récemment, j’ai découvert le mouvement anti-work, qui s’oppose aux conditions Capitalistes du travail : l’Emploi et le Salariat. j’espère contribuer à la réflexion anticapitaliste que nourrit le mouvement anti-work.

je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus loin dans un travail ultérieur : la première capsule de la rubrique TRAVAIL.


RUBRIQUE TRAVAIL| la persistance du corps contre la culture de l’Autorité

travail 0001| LA NOTION DE TRAVAIL CONTRE L’EMPLOI ET LE SALARIAT| 1v5

LE TRAVAIL ET L’EMPLOI

le travail à faire existera toujours ; il s’agit simplement de « vivre » ou au sens de spinoza, de faire persister le corps dans le temps : de brosser les cheveux de la grand-mère, d’allaiter le nourrisson ou de cueillir les tomates du potager communautaire. il s’agit toujours de modes de Vivre, donc d’activités humaines qui méritent une reconnaissance dans une économie qui arrime le travail aux besoins de la communauté : j’oppose cette économie à la Dystopie du temps comptable sous laquelle le temps est divisé. un corps dans une société émancipée des Rapports de Pouvoir, tels que l’Emploi et le Salariat, persiste dans le temps dans ses modes de Vivre, l’exercice même de son autonomie, un temps de merveilleux.

il faut définir le travail, qui totalise les comportements humains dans l’environnement, tels que l’effort et le repos, et l’Emploi, sous lequel on divise le temps en spécialisant l’activité humaine dans des tâches dont seule une partie est reconnue par la rétribution qui l’évalue à la baisse. les salarié·es reçoivent leur rétribution selon une Comptabilité du temps qui justifie, d’une part, la rétribution injuste du travail sur les outils du Maître : le Salaire ; et d’autre part, le Parasitisme du Maître sur la production de ses esclaves : le Profit.

il faut définir l’Emploi, qui est une Chaîne qui relègue chacun·e de nous à une fraction de la division du travail. nous limiter ainsi participe de la Dépossession sociale, car elle nous rend dépendant·es des Marchandises de la division du travail, puisque, dans un premier temps, elle nous occupe sur un éventail restreint de tâches qui ne répondent pas forcément à nos besoins, et que dans un second temps, elle nous dépossède d’un temps d’apprentissage et d’expérimentation qui nous rendrait plus polyvalent·es, donc mieux adapté·es à l’exercice de l’autonomie. il faut au contraire encourager la polyvalence et décloisonner les modes de Vivre en dehors des Diktats des Régimes autoritaires tels que le Capitalisme.

si le travail permet de vivre à travers les modes par lesquels on exécute des tâches nécessaires à la vie comme chasser, cueillir, manger, se reproduire culturellement ou biologiquement ; l’Emploi génère la plus-value des Patrons qui par cumul constitue les Patrimoines des Capitalistes.

l’Emploi est l’Exploitation de l’effort de production par le truchement de la Propriété sur les moyens de production, qui octroie le Privilège au détenteur des titres sur ces moyens de choisir selon ses Caprices la part des revenus qui revient à ses esclaves : le Salaire. le Salariat, la condition des esclaves salarié·es, entretient la dépendance au Capitalisme. l’Emploi est une spécialisation du travail sous le Régime de l’Exploitation qui permet le Profit, donc la Capitalisation de la valeur produite par les employé·es, c’est une Condamnation de l’emploi du temps qui, en échange de la production de valeur, octroie aux travailleur·es les Privilèges prévus par leur statut social. le Productivisme est arrimé à l’Injonction de Croissance qui fait accroître les Profits tirés du travail salarié exécuté sur les moyens de production de valeur, un patrimoine aux mains du Patronat…

le fétichisme de la Marchandise aliène les travailleur·es de sorte que la Consommation de Marchandises reste l’aboutissement de toute rétribution du travail, sous l’égide du Marché méritocrate qui mesure le Mérite selon le statut social. le statut social justifie les Violences intersectionnelles qui seront à l’œuvre dans le calcul du Mérite, de sorte que les classes féminisées, colonisées et marginalisées verront leur rétributions évalué·es à la baisse.

le Patrimoine des possédants, des Patrons propriétaires, inclut les moyens de production de valeur et la valeur capitalisée sur le Surtravail des prolétaires, qui Surproduisent de la valeur abstraite : la Plus-value qui aboutira vers les Dépotoires fiscaux ou dans l’investissement dans des moyens de production de plus en plus aliénants, comme les technologies de Surveillance à l’œuvre chez les Corporations ubérisées.

le Marché de l’Emploi place tous ses acteurs sous la Compétition émulée par l’Autorité, qui décrète la Métrique monétaire du Mérite selon les déterminismes des Vainqueurs « méritant de consommer les Marchandises » et ceux des perdants « ne méritant pas de consommer des Marchandises ».

le Marché engage ses acteurs dans la Compétition où beaucoup sont appelés à fournir du travail et surtout du Surtravail dans les divers Emplois salariés de la division du travail maintenue sous le Joug autoritaire des Détenteurs du Capital qui conservent l’Ordre vertical du Pouvoir, en employant des moyens de Domination tels que les Agressions, la Corruption et la Manipulation glorifiées par les Appareils de Propagande corrompus et dévoyés pour nous endoctriner dans la Culture de l’Autorité.

nous sommes acculturé·es à l’autonomie et à la polyvalence à cause de la spécialisation qu’apporte la division du travail et du temps comptabilisé, l’Atomisation sociale, le Dévoiement de l’artisanat, le Post taylorisme, l’Exacerbation des phobies sociales, la Réduction du pouvoir d’achat, le maintien et la dégradation du cheap labour et des bullshit jobs, le Crédit et le Fétichisme de la Marchandise — obsolescente — et la Colonisation de l’autonomie : le territoire, le corps, l’esprit, les affects sont prostitués à la Romance du Mérite et du Salaire, du Dépassement de soi, de la Croissance économique, de la Romance du Travail, bref de la Culture de l’Autorité.

l’Individualisme promulgué par les Médias de masse vend l’Autonomie aliénée comme un idéal de « liberté » » et de « responsabilité » alors qu’au contraire cette boucle fermée est une Sociopathie où la communauté morcelée en Individus dépossédés de leur autonomie individuelle et collective est vouée à l’échec : il va mourir dans des Mouroirs à petits vieux en autarcie sociale dans une Jungle de gyprock.

le problème, c’est qu’à part certains clochards, personne ne mangerait un sandwich non industriel — donc marchandisé — du premier inconnu qui passe. ce qui unit les consommateurs dans le Marché, ce n’est pas la confiance, c’est l’Argent. vous mangez la nourriture des inconnus qui est à vendre dans les conditions définies par le Marché. l’Argent fait office de contrat antisocial et de « garantie » qui parasitent la confiance et l’engagement. ce faux contrat corrompt la confiance, et la fausse garantie corrompt l’engagement.

cette Culture consumériste nous a endoctriné·es dans la Culture l’Autorité, et vice versa, au grand plaisir de nos Maîtres possédants : les Capitalistes.

le Patron exerce un Chantage sur ses salariés sur la base qu’il est soi-disant le titulaire des moyens de production. le chantage participe de la Peur, car ayant le Monopole sur le moyen de production, il peut exclure celleux qui font entrave à son Profit : l’apprenti trop lent, l’ancien·ne syndicaliste ou encore un mutin, dont il faut noter la violence défensive. la lenteur en Entreprise est un vilain défaut qui justifie la dévaluation du Salaire, surtout dans les administrations tayloristes, telles que dans les hôpitaux où les soignant·es sont minuté·es à chacune de leurs tâches. c’est une Condition débilitante et surtout mortifère de la Gestion comptable de la Santé. bref, tous les secteurs ont calqué la nanoseconde des Marchés boursiers, cela ne profite qu’aux Actionnaires, qui souvent bénéficient de l’Éternité du Paradis fiscal.

la richesse réelle est le fruit du travail concret des vivants. la richesse abstraite dédouble le réel du travail et de besoins en occupant une double fonction. d’abord, elle permet la thésaurisation illimitée du produit réel du travail concret. de ce fait, elle prive la classe laborieuse de l’accès au produit de son travail par le truchement de la Propriété privée sur les moyens de production, qui justifie la spoliation des Marchandises produites, contraignant la classe laborieuse aux travaux forcés sous les conditions des détenteurs ultimes des titres de Propriété : la Bourgeoisie.


LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE

le titre de propriété sur la cuillère, la spatule, le moule et la farine fait que l’argent du gâteau que l’on fait dans les locaux du Patron va à cet Employeur. C’est dire que notre force, notre talent, notre expérience et notre temps investis dans ce gâteau valent disons 2% des revenus tirés de la vente et que le titre de Propriété sur la matière et les outils octroie 98% des revenus à notre Exploiteur. comment sont payés les moyens de production? à même notre travail de prolétaire!

les Institutions du Capitalisme reproduisent les Rapports de Pouvoir. par exemple, le patrimoine qui tient sur la Propriété privée est une Institution qui participe au maintien des rapports de force Maître/esclave par la transmission des Titres à une descendance qui reproduira l’exercice des Rapports de Pouvoir sur les descendants sans moyens. on peut rechercher à abolir les Rapports de Pouvoir institutionnalisés en réhabilitant la souveraineté individuelle dans la démocratie directe, mais d’abord en abolissant la Propriété privée et en instituant la propriété d’usage en vertu de laquelle les artisans possèdent moyens de production qu’ils opèrent pour le partage collectif. il faudra parier sur la notion du SAVOIR-FAIRE plutôt que celle de l’AVOIR pour que tous puissent participer à l’émancipation des corps et des peuples.

l’Argent est un instrument corrompu, car il contrefait la confiance des uns et l’engagement des autres en les suppléant par un outil de Spéculation sur le désir : le Marché. on spécule sur le désir pour tirer un Profit sur l’Exploitation du désir qui nécessite la Métrique monétaire pour médiatiser l’effort et le repos, la production et la consommation. selon le Marché, on ne produit pas par nécessité, on produit pour l’Aliénation, la Dépossession et l’Acculturation au service du Pouvoir des détenteurs de titres de Propriété sur le Patrimoine que produit notre travail. l’Aliénation nous rend dépendant·es de l’Intermédiation, la Dépossession nous rend dépendant·es des Marchandises et l’Acculturation nous endoctrine dans la Culture de l’Autorité.

l’Argent est un objet raréfié en dépit de l’abondance du travail et de la richesse qu’il produit. l’Argent fait l’objet d’un Monopole conditionnant l’accès au bien commun. le Chantage méritocratique conditionne l’accès à l’Argent et justifie la Stratification sociale, selon laquelle les Privilégiés ont une Mainmise patrimoniale sur les outils, et selon laquelle la classe laborieuse doit vendre son travail pour accéder à sa production : le bien commun ou encore le patrimoine collectif. la Propriété privée est une Fraude sur le bien commun, elle offre une assise légale au Parasitisme de nos Maîtres.


LA RÉFORME MUTUALISTE

le passage par le mutualisme est une étape économique enviable pour notre émancipation au même titre que l’instauration de réseaux d’entraide gratuite et non-payée. la différence entre le revenu d’Emploi et le salaire à la personne de l’économie mutualiste n’est pas la consommation — puisque dans les deux cas de figure, l’aboutissement est la consommation payée, mais les critères de qualification en vertu desquelles nous sommes éligibles aux fruits de notre production collective. au sens de friot, tout humain est qualifié à un salaire à la personne, qui lui permettra d’entreprendre librement son actualisation, que j’appelle individuation au sens de cynthia fleury et d’autres penseur·es des gauches occidentales. selon moi, il s’agit d’entreprendre les modes de Vivre qui fait persister le corps dans le temps (cf. conatus de spinoza).

le revenu d’Emploi est méritocrate : il pose le (bon) travail (licite ou illicite) comme une condition au Privilège de la consommation payée. dans le cas du salaire à la personne, le salaire est la condition du travail : c’est parce qu’on reçoit le don du salaire inconditionnel que l’on peut s’engager dans des travaux. dans le cas du revenu d’Emploi, le travail est une condition du salaire : c’est parce qu’on occupe un Emploi que l’on reçoit le privilège du Salaire, l’accès conditionné aux Marchandises selon notre statut social et non selon notre travail, puisque, dans l’absolu, vivre, c’est déjà travailler.

paul lafargue écrivait en 1883 dans « le droit à la paresse » ces sages paroles :

« o idiots! c’est parce que vous travaillez trop que l’outillage industriel se développe lentement. »

◼︎

URL pour le partage [https://clodius.blog/2022/03/05/travail-0001-la-notion-de-travail-contre-lemploi-et-le-salariat-1v4/]


qr-code de la capsule travail 0001 pour la partager

travail 0005 |TRAVAIL ET LIBERTÉ| 1v1

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. les lect·eur·rices sont invité·es à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». enfin, si une conclusion advenait de ces enquêtes philosophiques, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. bien entendu, tou·s·tes sont les bienvenu·es sur ce blog.

tout récemment, j’ai découvert le mouvement anti-work, qui s’oppose aux conditions Capitalistes du travail : l’Emploi et le Salariat. j’espère contribuer à la réflexion anticapitaliste que nourrit le mouvement anti-work.

je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus dans un travail ultérieur : la cinquième capsule de la rubrique TRAVAIL.

bonne lecture!

TRAVAIL | La persistance du corps contre la Culture de l’Autorité

LES COMMIS, LES MÉDIAS DE MASSE ET L’ÉMANCIPATION*
aujourd’hui, la Classe dirigeante publique est prolétaire, ce sont des Commis au sens de gramsci. je le soutiens, car, dans la guerre de Classes, un Bourgeois a tout intérêt à garder l’anonymat et à protéger son image, puisque qu’une caméra se braque tout aussi aisément qu’une arme à feu…

la Classe dirigeante privée, par contre, comporte à la fois des Commis, qui sont médiatisés ; et des Bourgeois, qui ne sont pas médiatisés. ils ont des Capitaux protégés par le secret bancaire, de sorte que les Fortunes bourgeoises ne sont publiables nulle part — pas même dans la revue Forbes.

travail 0005 |TRAVAIL ET LIBERTÉ| 1v1

les Commis, dont le visage est connu du public, agissent comme les Vedettes, ils fabriquent de la valeur motivationnelle avec leur travail (t), car tout le monde — disons — veut être bill gates à la place de bill gates à la manière dont tout le monde veut être madonna à la place de madonna.

bill gates, mark zuckerberg, elon musk, jeffrey bezos sont des prolétaires, car ils ont produit de la valeur (t) et se rangent donc du côté de la classe laborieuse selon la fracture t/C – travail/Capital. leur fortune peut être estimée et leurs données publiques sont publiées. leur visage est mediatisé. ces Commis ne seront jamais des Bourgeois. d’autant plus que prétendre qu’ils aient changé de classe en cours de carrière renforce la théorie de la Méritocratie et de la Mobilité sociale.

en effet, s’il suffit d’exploiter les autres pour devenir Bourgeois, tous les prolétaires peuvent espérer s’émanciper de l’Exploitation en exploitant les autres, moyennant qu’ils se fassent suffisament exploiter pour acquérir les titres de Propriété sur leurs moyens de production. c’est difficilement défendable, car l’Exploitation ne libère personne…

je maintiens que personne ne devient Bourgeois. si tous Bourgeois sont des Exploiteurs, tous les Exploiteurs ne sont pas Bourgeois.

je maintiens que jeffrey bezos est un prolétaire.

la Classe dirigeante dont on connait les noms est composée de Commis au sens de gramsci. les Commis sont des Traîtres de classe que l’Argent et le Pouvoir ont corrompus, mais si le système saute, on n’aura ni les noms ni les adresses des Bourgeois, à moins d’être bill gates… qu’ils payent plutôt bien pour nous fournir des jolis cadeaux gratuits…

les Commis peuvent être menacés lors d’une crise, ce sont des fusibles, les Bourgeois sont blindés, ils ne risquent rien dans tous les sens du terme.

si tous les Bourgeois sont des Dirigeants, tous les Dirigeants ne sont pas des Bourgeois. si tous les Commis sont des Dirigeants, aucun Commis ne deviendra Bourgeois. et si un Commis s’avérait Bourgeois — moyennant le bris du secret bancaire — c’est que dans l’absolu, il est Bourgeois de naissance (pléonasme).

mais en effet, la fracture qui se crée avec l’Internet est du type client/Propriétaires intellectuels de services.

les Technocrates comme bezos s’accaparent le Pouvoir et se conservatisent peu à peu. il faut retenir qu’un bourgeois au 19s est un travailleur/entrepreneur de 2020, mais qu’après la déchéance de la Monarchie, sous la pression de l’insurrection du peuple, un Bourgeois en 2020 est comme un Monarque du 19s. un Technocrate est le futur Bourgeois de l’Internet. la Bourgeoisie cumule le Monopole des moyens de production que sont le territoire, les outils et le génome.

en outre, il y a lieu de croire que la vraie mobilité sociale viendrait des forces insurrectionnelles qui hissent le peuple et font tomber le sommet.

si les titres changent, les individus ne changent pas de classe à cause de la fracture t/C. c’est sur l’alignement dans les Rapports de Pouvoir et sur la fracture t/C qu’il faut interpréter le présent et la guerre de Classes.

par exemple, au soi-disant Québec, péladeau père (Quebecor) est un prolétaire (t), péladeau fils est un rentier (C) qui a transformé la société de son père en y ajoutant de la valeur (t). mais, je doute qu’on puisse le ranger dans la Classe bourgeoise (C). quoiqu’il est fort à parier que sa descendance pourra prétendre au contrôle du Rapport de Pouvoir t/C moyennant une bonne gestion du patrimoine formel et un rigoureux développement du patrimoine informel.

donc, un Commis vend du travail formel et informel : il travaille à l’organisation et la planification de l’exploitation du t, d’une part, et à la motivation au t, c’est-à-dire à l’engagement dans la Méritocratie, d’autre part ; tandis qu’un Bourgeois est exempté de vendre du t, il ne fait qu en tirer un Profit (C).

enfin, pour que la classe laborieuse gagne la guerre de Classes, elle doit saisir les moyens de production technologique et médiatique que le Droit international « régule ». un niveau légal et économique sur lequel les États et les Gouvernements n’ont aucun Pouvoir formel.

si l’Exploitation ne libère personne, seule la lutte libère.

LA MÉRITOCRATIE OU LE JOUR OÙ LE TRAVAIL LIBÉRAIT
le Rapport de Pouvoir capitaliste repose sur la fracture irréconciliable entre le travail et le Capital. d’une part, une classe sociale doit vendre son travail à rabais — il faudra expliquer le rapport entre le Surtravail, la Plus value et le Profit qui portent le Salaire à la baisse par rapport au travail vendu — pour consommer ce que collectivement elle produit ; d’autre part, l’autre classe sociale est exempte de tout travail pour consommer ce que produit son antagoniste. d’une part, il y a la classe laborieuse qui subit les Injonctions de produire le Capital, d’autre part, il y a la Bourgeoisie qui maintient le Rapport de Pouvoir du type travail/Capital (t/C).

c’est sur cette fracture fondamentale qu’un fils d’ouvrier ne sera jamais Bourgeois.

1- son patrimoine formel est insuffisant pour entreprendre quoique ce soit sur le mode autonome. il dépendra d’un Tiers capitaliste, tel que la Banque, un Employeur ou un Mécène, pour obtenir les titres de Propriété sur ses moyens de production. dans ce Rapport de Dépendance, le fils d’ouvrier ne peut pas produire ce qu’il veut ad lib. toute sa production devra se conformer aux Attentes capitalistes de ses Patrons.

2- son patrimoine informel tel que son origine ouvrière le suivra toute sa vie, de sorte qu’il subira les Menaces d’exclusion et d’Expropriation de son patrimoine formel s’il ne conforme pas aux Attentes capitalistes de ses Patrons. il pourra exploiter les autres avec une Épée de Damoclès au-dessus de la tête.

3- quoiqu’il puisse retirer une rente de ses exploitations, il aura produit du Capital pour ses Patrons au-delà de ce dont il bénéficiera, car la vie passe et ne revient pas.

4- la loterie est consommable à la majorité, le temps nécessaire pour se faire voler son enfance au profit de l’État et d’en sortir aliéné face à l’Injonction à l’Emploi.

c’est parce que le rapport travail/Capital est divisé entre deux classes sociales hermétiquement closes par le truchement de la Propriété privée qui scelle l’accès au Capital et qui en conditionne l’inique répartition que personne ne devient Bourgeois.

aucun Emploi ne libère.

LA DETTE, LE PROGRÈS ET LA LIBERTÉ
si la Dette est une Injonction de Production de valeur par les pauvres au bout de la chaîne des Créances, les Intérêts usuriers sont des Injonctions de Croissance qui finiront par compromettre les cycles naturels de la planète à produire nos ressources.

depuis le début de l’année 2022, toute la production de valeur au soi-disant Canada sert à rembourser la création monétaire de 2020-2021, c’est donc que nous n’avons pas encore produit ce dont nous avons besoin le jour même où nous en avons besoin à cause de l’interface monétaire qui littéralement aspire la force de travail des pauvres dans les Capitaux des Riches. l’Économie de la Dette nous enfonce toujours un peu plus dans les Camps de travail forcé que sont la Croissance et le Productivisme. la pandémie et la recherche ont contribué à creuser la Dette.

la course au vaccin nous aura sauvé d’un virus dont on ne sait rien, on n’arrête pas le « progrès » aussi aisément qu’un train.

les Capitalistes nous auront assujetti aux marchandises des Technocrates de la génétique dans une course effrénée de la Croissance en échange de nous enchaîner au Productivisme. dans ces conditions, le Travail ne libère personne.

Paul Lafargue écrivait en 1883 dans « Le droit à paresse » ces sages paroles :

« O idiots! c’est parce que vous travaillez trop que l’outillage industriel se développe lentement. »

◼︎

*dans une plus large mesure, je préfère employer l’expression « les Appareils idéologiques d’État » plutôt que « Médias de masse » qui escamote la notion de « Manipulation » contenue dans « idéologique »

[https://clodius.blog/2022/01/28/travail-0005-travail-et-liberte-1v1/]

esprit 0009 | l’esprit autonome contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. les lect·eur·rices sont invité·es à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». enfin, si une conclusion advenait de ces enquêtes philosophiques, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. bien entendu, tou·s·tes sont les bienvenu·es sur ce blog.

confinæ en 2020, j’ai participé à des cercles de parole autochtone. il m’a semblé urgent de redéfinir certains concepts pour concilier l’anarchisme, la foi, les croyances et la religion afin de réfléchir à une façon originale de réhabiliter la spiritualité dans le respect du principe d’autonomie, crucial dans ma démarche philosophique.

je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus loin dans un travail ultérieur : ma neuvième capsule de la rubrique ESPRIT.

Bonne lecture!

esprit 0009 | l’esprit autonome contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|UNE SCIENCE CORPORELLE POUR UNE SCIENCE ANARCHO-INDIGÉNISTE| 1v2

PRÉAMBULE
mon travail actuel consiste à développer une théorie qu’il faut assimiler au sens « étymologiquement cousin » de « théologie », cette théorie n’est donc PAS LA vérité, c’est un discours sur la vérité, comme toute philosophie, toute science. dans l’ignorance, il est tout à fait loisible de croire une proposition, de ne pas y croire, ou d’en être indifférent·e, ou encore d’être incapable d’en opiner quoi que ce soit.

la seule science exacte est théoriquement l’omniscience de dieu, c’est-à-dire celle du réel dans l’infini au-delà de nos perceptions conditionnées, déterminées et limitées. toutes les sciences que l’humain réfléchit sont des sciences humaines, elles portent toutes sur un objet d’étude. elles sont de fait objectives au sens de descartes puisque d’abord elles étudient un objet et qu’elles se positionnent dans les déterminismes de notre condition humaine, dont les causes sont réelles et excèdent la portée de nos sens et de nos facultés humaines, qui dépendent de notre corps physiquement plus petit que l’infini, que dieu au sens stoïcien, spinoziste et animiste.

la perfection est l’état limité (par fait = par le fait accompli) l’imperfection est illimitée, infinie, indéfinie comme l’imparfait de l’indicatif : je marchais quand bob m’as appelæ = on ne sait pas quand j’ai commencé la marche, ni quand je l’ai finie : mais l’action de bob de m’appeler est terminée).

aussi, au sens de spinoza, le présent est parfait, il est ce qui correspond parfaitement à ses causes.

au sens des stoïciens et des physiciens théoriques (lire sur le tesseract) le temps est parfait pour dieu, qui en saisit tous les événements comme nous saisissons la largeur d’un livre d’un seul coup d’œil. dieu est omniscient.

l’omniscience est totale, impartiale, imparfaite, infinie et illimitée, tandis que la science des humains est partielle, partiale, parfaite, définie, limitée à ce que notre corps est en mesure de produire comme croyances d’abord puis comme connaissances au gré des expériences reproduites.

les métaphysiques platonicienne et aristotélicienne (autoritaires) dont nous héritons notre civilisation Capitaliste pervertissent la perfection et l’imperfection, l’imperfection est une qualité de l’infini ou de dieu et la perfection est une qualité des choses définies comme les humains. une définition consiste à déployer dans un nombre limité de « mots » le sens le plus objectif d’un mot. les humains sont définis dans un nombre limité de propriétés. l’infinité des propriétés et des choses est en dieu.

on est toujours partial vis-à-vis d’une chose soumise à notre jugement et on peut considérer la chose relativement à un cadre de références communes ou tout à fait personnelles, ces postures correspondent à la nature de la raison humaine. ce qui n’est pas humain, c’est de posséder la vérité, donc l’omniscience, et donc la sagesse, qui sont du domaine de dieu, c’est-à-dire le souffle omniprésent de vie et de la raison au sens des stoïciens.

ça n’a rien à voir avec un homme blanc barbu qui punit les méchants… ça, c’est des fariboles eurocentriques pour infantiliser les idiot.

la pandémie qui dure depuis l’année 2019 nous a exposé·es à nos limites scientifiques, autant les chercheu·r·ses que les profanes avons dû nous intéresser à notre façon de concevoir la science, car le corps de chacun·e de nous était sollicité en regard d’un virus qu’une petite élite a soi-disant étudié afin de trouver – ou de marchander! – des solutions.

LA SCIENCE HÉTÉRONOME
pour les dogmatiques et les journalistes de masse, il fallait obéir à « la science » et « croire aux scientifiques ». comme si la science, les scientifiques et la vérité s’étaient révélés monolithiques et fixés dans l’éternité. mais, la science ne produit pas de vérité. la science ne produit pas le réel. la science est produite par la connaissance, elle-même produite par l’expérience du corps. par ailleurs, ce que l’on entend, visionne ou lit dans les médias, ce n’est JAMAIS de la science, c’est du récit auquel il est tout à fait loisible de croire ou non.

à mon sens, la science est l’ensemble des croyances d’un corps que l’expérience renforce sous la forme individuelle et personnelle des connaissances construites à l’aulne des organes de ce corps et de leur facultés. le réel produit de la science en ce que les corps sont produits par le réel. l’inverse est douteux. dans un autre sens, les corps produisent leur propre réalité qui est partiale et partielle – je vais exposé ultérieurement les raisons pour lesquelles je pose qu’aucune réalité n’est subjective.

dans la science et les métaphysiques hétéronomes, il y a un perversion entre l’OBJECTVITÉ et la SUBJECTIVITÉ.

UNE SCIENCE CORPORELLE POUR UNE SCIENCE AUTONOME
quand un corps perçoit un OBJET, il produit une représentation OBJECTIVE et abstraite de l’expérience matérielle dans le réel : un symbole est créé par et dans l’esprit, donc par et dans le corps (ESPRIT 0008). Le corps étant un participant à l’expérience, il produit TOUJOURS une représentation partiale, en ce sens qu’il oppose son individualité au réel en créant ainsi deux partis dans une relation d’objet : le corps qui observe cet OBJET.

le corps étant plus petit que le réel, ne produit qu’en partie une représentation de ce réel. cette réalité est TOUJOURS partielle. le corps ne produit pas le réel. il en produit des représentations parfaites. la perfection est l’état de ce qui est défini. l’imperfection est l’état de ce qui est infini. un SUJET est dans ce sens infini.

le seul SUJET en mesure de comprendre la vérité est l’infini. le corps humain étant défini ne peut JAMAIS produire l’infini ; il en capture des symboles tout au plus. la SUBJECTIVITÉ est du ressort de dieu, en ce sens qu’il est omniprésent, omnipotent et omniscient, c’est-à-dire qu’il est infini.

la mémoire du corps est l’UNIQUE cadre de références où est défini un objet, toutes les références sont des croyances. pour qu’un corps produise une croyance, il faut que l’expérience du réel marque avec ses stimuli le corps affecté. dans cette tension corps-environnement, un symbole abstrait de l’environnement encapsule dans la mémoire les affects associés aux stimuli. le corps se réprésente le réel sous une réalité, il construit du sens entre ses sensations et le réel. cette réalité servira à saisir les nouveaux objets du monde afin que le corps sélectionne dans ses mémoires les comportements adéquats pour persister dans l’environnement. le thème de l’autodestruction, par contre, nécessitera un travail ultérieur, notamment, sur l’internalisation des Agressions.

l’autonomie consistant en l’adéquation du corps à l’environnement afin de persister, le corps produit et définit ainsi de façon AUTONOME sa propre réalité. ce système de croyances ne produit pas le réel. le réel ne dépend pas du corps, la réalité si. la réalité ne produit JAMAIS le réel, l’inverse si. la réalité, qui est définie par un corps lui-même défini par ses causes, ne produit JAMAIS l’infini, elle n’est JAMAIS SUJET du cosmos. le corps et sa réalité ne sont JAMAIS SUBJECTIFS, ils sont OBJECTIFS.

UNE THÉORIE DE LA CROYANCE RÉFÉRENTIELLE POUR UNE SCIENCE CORPORELLE
la métaphysique que je propose est une recherche de critères qui font les objets intelligigibles pour le corps. les voici de façon provisoire.

1- seul le corps est en mesure de fabriquer des croyances. toutes les croyances sont fabriquées à l’aulne du corps, de ses affects et de ses facultés.

2- la logique est une faculté du corps qui peut permettre à un individu d’élaborer a priori et d’évaluer a posteriori des arguments favorables à ses croyances.

3- l’expérience à laquelle est soumis le corps peut permettre à un individu d’acquérir et d’actualiser des connaissances qui sont à la base des croyances tantôt renforcées ou tantôt lénifiées.

4- les croyances s’avèrent vraies dans leur cadre de références contenues dans le corps avec ses affects et ses facultés.

5- les croyances s’avèrent fausses dès que leur cadre de références est altéré soit par le retrait d’un repère obligatoire soit par l’ajout d’un repère obligatoire lors d’une expérience. Alors, les croyances falsifiées perdent leur statut de croyance et tombe sous le statut de propositions sans valeur de vérité définie. suite à quoi, de nouvelles expériences viendront équilibrer le système de croyances.

6- les croyances d’autrui sont dans l’absolu des propositions que seul le corps de l’individu invité à croire est en mesure de rendre connaissables.

7- les croyances sont intelligibles pour au moins un corps.

8- les croyances communes sont d’abord individuelles grâce à l’intelligence du corps qui les a fabriquées.

9- le réel à l’extérieur du corps humain est inintelligible. le corps tente de le rendre intelligible en capturant une forme brève de son expérience dans une représentation symbolique.

10- incluant le corps lui-même, le réel est en input du corps et produit une réalité construite de croyances en output : l’esprit.

11- l’esprit est dans le corps et contient le cadre de références, cad des anciennes croyances avec lesquelles sont construites les nouvelles croyances.

la théorie de la croyance référentielle est une théorie des mondes possibles tant qu’ils existent dans le corps des individus et qu’ils façonnent leur esprit, qui partage le réel avec l’esprit des autres corps, voire du grand-esprit (ESPRIT 0008).

la seule science est celle que l’on acquiert par la pratique, par la méthode empirique. la lecture n’est pas de la science, c’est de la DOXA, car n’importe qui peut librement opiner n’importe quoi sur ses lectures. donc, ce n’est pas de la science, une lecture est toujours une OPINION. pour que le corps vérifie ses opinions, il doit TOUJOURS mener ses expériences personnelles. seule l’expérience produit des connaissances. seule l’expérience personnelle produit les connaissances nécessaires à former une science sur un objet d’étude. je pose donc que seule l’expérience personnelle mesure la vraisemblance des récits qui sont proposés au corps. seul le corps qui expérimente produit de la science. c’est ainsi que je propose une science corporelle pour rendre compte du caractère crucial des connaissances et de l’esprit, qui les encode à la lumière des croyances et de l’expérience, dans la définition d’une science autonome : une science anarcho-indigéniste.

LA FOI ET LA SCIENCE
la fiabilité est contingente et la confiance fabrique l’opinion, toute pensée est de base une croyance que l’expérience renforce ou lénifie. ce qui fait confiance est d’abord un corps soumis aux affects agréables. même croire à un récit horrible exige de l’empathie, c’est-à-dire d’être habité·e par les passions que l’autre éveille en nous. faire de la sorte société procure des affects agréables, quoique fût horrible l’objet de la communion.

bien entendu, la métrique physique est rassurante. les mesures sont des connaissances tirées de l’expérience. cette métrique humaine provient d’une expérience avec notre corps – soit sur un système mathématique à base cinq, dix ou vingt qui correspond aux doigts – et des propriétés expérimentées de l’eau, puisque le réel est organisé d’une façon que l’on peut produire des hypothèses sur la permanence et le changement. et bien sûr, les hypothèses sont opinées à la lumière de l’expérience d’observation et des connaissances produites par le corps à l’issue de l’expérience.

mais, il ne faut pas prendre nos connaissances pour des vérités, non plus, car le réel est dynamique et les sciences n’ont de cesse de changer.

ce que l’on fait du réel est une construction de l’expérience limitée par le corps.

peu importe la véracité d’une connaissance, elle est à la base et avant tout une croyance construite par l’expérience sensible du corps dans un environnement complexe que la culture informe et que la nature inintelligible du monde incorpore.

on croit TOUJOURS en ce que notre corps expérimente, jusqu’à ce qu’une nouvelle expérience vienne bousculer notre système de croyances. appréhender le réel, c’est-à-dire construire sa réalité consiste TOUJOURS à placer sa foi dans les récits qui correspondent à nos expériences, nos affects, nos appétits, nos intérêts, bref à notre conatus.

le réel dépouillé de nos réalités humaines est humainement inintelligible directement, car il ne s’appréhende pas avec les facultés humaines. il exige une préhensibilité de l’infini irréductible à un concept humain. nos perceptions sont délimitées par notre nature. bien entendu, nommer au-delà de notre réalité l’infini crée l’illusion que ce réel infini s’oppose à notre réalité déterminée et définie, c’est déjà faux. l’infini pour spinoza et les physiciens théoriques, c’est toujours ici et partout. c’est dans ce sens que l’OBJECTIVITÉ ne produit pas de VÉRITÉ et que la VÉRITÉ est du domaine de dieu au sens panthéiste, immanent, omniprésent et infini.

notre corps étant une partie du tout, il capte une réalité qui réflète objectivement et partiellement le réel. la seule subjectivité, le souffle de la raison des stoïciens, l’unique sujet du réel, c’est dieu. je l’appelle pour les raisons métaphysiques et ontologiques de l’anarco-indigénisme que je propose le grand esprit.

UNE SCIENCE AUTONOME EST DÉMOCRATIQUE
en théorie, la méthode scientifique est du point de vue métaphysique démocratique. elle repose sur ces principes selon Popper, ce à quoi il est impératif pour les buts de ma proposition de spécifier de qui il en retourne quant à ces principes.

1- la théorie doit produire des énoncés empiriquement vérifiables – et non véridiques puisque c’est humainement impossible! – par l’expérimention de QUICONQUE.

2- le but de l’expérimentation est que QUICONQUE puisse réfuter la théorie.

3- pour ce faire, l’expérimentation doit être reproductible par QUICONQUE.

MAIS, ce qui rend la Science hétéronome sélective ou élitiste et qui fait qu’elle nous exclut tous·tes, vous et moi, donc, c’est son manque d’accessibilité – la formation et son mode de financement sont soumis à la Compétition et au Marché. une Science hétéronome a besoin d’exclure une classe profane, faute de quoi, elle ne possède aucun Pouvoir sur elle.

puisque nous sommes matériellement exclus de la Science hétéronome, tout est opinion, tout est opinable, dans la mesure où l’expérimentation (sur le fameux virus) nous est matériellement impossible.

ce que tous·tes lisons des chercheu·r·ses est notre interprétation des expériences que nous n’avons pas menées, nous sommes pour cette raison dans la croyance et non dans la connaissance. nous lisons les propositions des scientifiques – les énoncés soi-disant scientifiques – et nous opinons tantôt qu’ils sont vrais et tantôt qu’ils sont faux au gré de nos affects, de nos appétits et de nos intérêts, bref de notre conatus.

enfin, je dois mentionner que nos appétits dépendent du réel et que l’inverse est une absurdité que le Capitalisme pousse jusqu’à notre extinction.

QUELQUES OBJECTIONS

  1. « L’empirisme n’est pas obligatoire pour savoir. »
    on peut tout à fait faire des raisonnements simples au quotidien. un plombier pourrait avoir installé un robinet et un tuyau. on pourrait aisément observer le résultat et mener une expérience de l’esprit pour en déduire la procédure. observer, c’est expérimenter sur le mode vicariant. hors de l’expérience, c’est du récit, on peut tout à fait y croire ou ne pas y croire.

et bien sûr après l’observation, on met en pratique la procédure, c’est donc que l’expérience est matériellement reproductible, car le robinet, le tuyau et les outils sont bel et bien devant nous, tandis qu’un virus, il faut peut-être avoir un puissant microscope et une formation en ce sens, tandis qu’un article d’un journal comme Le Figaro, à la rigueur un article sur NCBI, c’est tout ce qu’on en dira sauf de la science tant et aussi longtemps que notre corps et ses facultés sont exclus du récit des expériences rapportées. il est tout à fait loisible d’y croire ou non, d’opiner qu’on y lit des choses fiables ou non. c’est en ce sens que personne d’autre que soi-même a la possibilité de croire ou pas. un esprit autonome, produira une science autonome, un esprit hétérogéré sera aliéné par la Science hétéronome.

  1. « L’expérience personnelle n’est pas obligatoire. »
    on pourrait opiner qu’il n’est pas nécessaire qu’un énoncé, une proposition ou un récit puisse être vérifié ou réfuté par « quiconque » mais que ça puisse l’être par assez de gens n’ayant aucun lien direct entre eux…

on pourrait imaginer, par exemple, qu’on achète une voiture d’occasion et que le vendeur dise qu’elle est en parfait état. on n’aurait pas besoin de vérifier nous-même la voiture pour savoir qu’elle est en bon état. [même pas un essai sur la route! c’est dire comment c’est fort la Science hétéronome!] il suffirait de la filer à n’importe quel garagiste [puisque leur vergogne est sans limite!] on devrait certes lui faire confiance [enfin! on touche à quelque chose!] Mais vu qu’on aurait pu la filer à n’importe quel garagiste du monde, on SAIT que la voiture marche [rien n’est plus efficace que la SPÉCULATION!] car il est impossible que le vendeur ait corrompu tous les garagistes du monde en même temps… [que le Profit soit béatifié, amen!]

on pourrait opiner que la science, c’est pareil, par exemple, on ne fait pas confiance à un ou deux scientifiques… on SAIT que de nombreux scientifiques dans le monde pourraient facilement prouver que les premiers ont menti.

il faudrait donc arrêter de penser que seule l’expérience personnelle est fiable… surtout que l’expérience personnelle serait l’une des pires méthodes pour SAVOIR la VÉRITÉ… la méthode scientifique et la reproductibilité servent justement à éviter les biais de l’expérience personnelle…

malheureusement, ce que l’on nous propose ici est la FOI, ce qui est tout à fait normal, mais ce n’est pas de la SAGESSE, car personne ne SAIT rien, et c’est encore moins de la SCIENCE, car la FOI ne produit pas de connaissances, mais de la CONFIANCE.

et non, « la vérité » n’est pas accessible aux humains dont le corps de chaque individu limite les perceptions à un maigre reflet de la totalité du cosmos.

et toute reproduction est de fait une expérience personnelle!

seule l’expérience personnelle produit des connaissances. l’expérience d’autrui ne produit JAMAIS nos connaissances, par contre, notre corps qui les lit, les écoute ou les visionne produit des croyances. si l’expérience d’autrui nous est imposée par la Corruption ou par la Coercition qui use d’Agressions, nous n’accédons pas par MAGIE au SAVOIR : nous sommes aliéné·e à nous-même et au cosmos. nous subissons la Vérité hétérogérée de l’Autorité partiale, celle qui nous oppose en tant que profanes aux Initiés qui « SAVENT ».

on pourrait objecter que c’est bien du savoir, car on pourrait croire que l’on « SAIT » que des millions de scientifiques de par le monde ont les moyens et les connaissances pour prouver que tel énoncé X est faux. on pourrait croire que l’on « SAIT » que plein d’entre eux ont tenté de le faire mais n’y sont pas arrivés. et on pourrait croire que l’on « SAIT » que X est vrai, mais seulement JUSQU’À LA PREUVE DU CONTRAIRE. c’est-à-dire que la SAGESSE et la VÉRITÉ se fabriqueraient au gré de qui possèdent les moyens de le faire.

on prétendra qu’il n’y a pas de foi dans toute cette histoire… juste de la méthode… que pratiquement aucun humain n’a mis en pratique.

MAIS SI… CE N’EST JAMAIS du savoir, on CROIT que des millions de scientifiques de par le monde ont les moyens et les connaissances pour proposer que l’énoncé X est faux. on croit que plein d’entre eux ont tenté de le faire mais n’y sont pas arrivés [c’est écrit dans la presse à opinion!] donc on CROIT que l’énoncé X est vrai… JUSQU’À LA PREUVE DU CONTRAIRE.

il n’y a QUE de la FOI dans toute cette histoire… DONC de la CONFIANCE.

on CROIT savoir. nous n’avons que notre corps pour appréhender ce qui nous est imparti du réel.

on pourrait objecter qu’il est plus probable de se tromper sur son interprétation personnelle du réel plutôt que d’imaginer que des millions de personnes se trompent ou mentent exactement de la même façon… et dans les deux cas, seul notre corps en mesure les conjectures. par ailleurs, pour savoir si on s’est trompé·e, il faut accéder au réel hors des limites de notre corps, au savoir, c’est-à-dire à la sagesse au sens des grecs anciens, ce qui est une chose humainement impossible.

il me semble que la plupart des gens assimilent les connaissances, que l’on construit par l’expérience, au savoir – ou à la sagesse au sens des grecs anciens – pas plus qu’ils ne comprennent l’agnosticisme, la posture philosophique de l’ignorance au sujet des choses que l’on n’expérimente peu, mal ou pas.

enfin, la connaissance est ultimement un produit du corps, le seul à nous fournir des organes et des facultés. la seule répétition – ou la seule reproduction – d’expérience qui nous affecte réellement, c’est notre propre exercice du corps à sentir et à interpréter. à mon sens, le corps prend le réel en input et retourne des comportements en output qui correspondent aux pulsions, aux appétits, aux intérêts, bref au conatus. la répétition des sensations renforce nos croyances à leur sujet. aussi, nos anciennes croyances participent à construire les nouvelles. seulement, la vérité à laquelle nous avons accès est limitée par notre corps qui est la cause de tous nos processus mentaux. c’est à partir de ce système de croyances, qu’il me semble qu’une science anarcho-indigéniste doit être réfléchie. c’est à partir d’une métaphysique qui réhabilite la foi et les croyances qu’une science débarassée de l’autoritarisme peut se réfléchir.

je dois mentionner pour terminer que pour qu’un Monde autoritaire perdure, il doit produire des dogmes, c’est-à-dire qu’il doit prétendre des Vérités non négociables en vertu desquelles les Rares initiés ont le droit parole. ce Monde a tout intérêt à entretenir la Dystopie de classes avec ses discours d’Exclusion, la Méritocratie qui disqualifie invariablement et matériellement les classes dominées, afin de les soumettre à la dictature de la Vérité hétérogérée au moyen de la Corruption et des Agressions, afin d’entretenir la Culture de l’Autorité.

l’Aliénation est à la religion, ce que le Capitalisme est aux relations humaines.

[https://clodius.blog/2021/12/26/esprit-0009-lesprit-autonome-contre-lendoctrinement-dans-la-culture-de-lautorite/]

tableau de la foi


discussion pour la rubrique ESPRIT – Croyez-vous en l’argent? Croyez-vous aux mathématiques théoriques? Croyez-vous en votre grand-père plus qu’au président de la France? Savoir n’existe pas à l’échelle humaine, on ne fait jamais que croire savoir dans la cadre matériel de la genèse de la conscience. – tableau de la foi selon les connaissances, ceci dit, je suis spinoziste, animiste et déiste

travail 0004 | La persistance du corps contre la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES
Le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. Les lecteur·rices sont appelé·e·s à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. Quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». Enfin, si une conclusion advenait de ce processus philosophique, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. Bien entendu, tous.tes sont les bienvenu.e.s sur ce blog.

Durant la saison des Fêtes, nous sommes conviæs à donner des denrées ou des sous aux plus démunis. J’encourage grandement les gens à donner de leur force de travail à des causes caritatives en première ligne avec les bénéficiaires. Le bénévolat et le militantisme sont de vraies formes de travail. La philanthropie, non.

Je vous présente la quatrième capsule de la rubrique TRAVAIL, dans sa troisième version.

Bonne lecture!

|REMARQUES SUR LA PHILANTHROPIE| 1v3

La philanthropie, ça n’existe pas. L’argent n’est jamais la propriété de qui que ce soit. C’est toujours une abstraction du travail concret du corps des exploités. L’argent est un symbole tiré d’une évaluation de la valeur du travail d’un corps dans les modes de production capitalistes. Ce que contient toute monnaie est le monnayage du corps des exploités.

C’est sur le travail des pauvres qu’est spéculé la valeur de l’argent. La valeur de l’argent est validé par le travail des pauvres. L’argent est toujours l’exploitation des pauvres. L’argent est toujours sale.

« Donner » de l’argent, c’est donner à bouffer la chair des pauvres. « Donner » par le mode de la philanthropie, c’est « donner » la chair des pauvres aux pauvres.

La philanthropie n’est pas « bien ». Un voleur qui rend les os de poulet, ce n’est pas « bien », rien de « bien » n’est la conséquence d’un crime. Les bourgeois ne font que tirer du profit du travail des exploités. On dépouille les bourgeois et on s’organise entre pauvres.

La philanthropie n’est ni un héritage, ni une aumône, ni un salaire, encore moins un travail et surtout pas un cadeau! Ça ne produit aucune valeur, ça restitue au peuple ce qui lui a été extorqué.

Donner des cours gratuits est possible quand tes besoins matériels sont comblés. Il ne s’agit pas de philanthropie au sens de Friot, mais de travail, car tu produis de la valeur en vivant. À mon sens, tant que la vie est maintenue, il y a production de valeur. Au delà de nos propres corps, cette production repose sur la reproduction, physique ou culturelle.

Sous le capitalisme, le fait de pouvoir enseigner « gratuitement » n’est possible seulement quand on bénéficie d’un salaire, ne serait-ce que celui de ses parents ou de ses mécènes etc. si ce n’est pas un salaire versé par l’État ou l’Entreprise. Ce que l’on partage d’un salaire, ce n’est pas de la philanthropie, c’est le produit socialisé d’un travail. Les Bourgeois ne touchent pas de salaire au prix de leur force de travail, ils capitalisent le fruit du travail des autres. Ce que dépense un Bourgeois est « au compte approchant » un BUTIN.

À mon sens, la philanthropie est un privilège pour les Bourgeois, qui leur octroie une aura de bienfaiteurs. C’est, à mon sens, la sacralisation des os de poulet.

Paul Lafargue écrivait en 1883 dans Le droit à paresse ces sages paroles :

« O idiots! c’est parce que vous travaillez trop que l’outillage industriel se développe lentement. »

[https://clodius.blog/2020/12/29/travail-0004-la-persistance-du-corps-contre-la-culture-de-lautorite/]

esprit 0008 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES

Le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. Les lecteur.rices sont appelé.e.s à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. Quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». Enfin, si une conclusion advenait de ce processus philosophique, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. Bien entendu, tous.tes sont les bienvenu.e.s sur ce blog.

Ces derniers temps, confinæ, j’ai participé à des cercles de parole autochtone. Il m’a semblé urgent de redéfinir certains concepts pour concilier l’anarchisme et la religion afin de réfléchir à une façon originale de réhabiliter la spiritualité dans le respect du principe d’autonomie, crucial dans ma démarche philosophique.

Je vous présente le résultat d’une réflexion qui devra être portée plus loin dans un travail ultérieur : ma huitième capsule de la rubrique ESPRIT.

Bonne lecture!

esprit 0008 | La liberté de conscience contre l’endoctrinement dans la culture de l’Autorité

|RELIAISON ET RELIGION : LA SPIRITUALITÉ AU REGARD DU MATÉRIALISME| 1v1

LE GRAND ESPRIT| La culture indigéniste ne saurait se priver de spiritualité. Afin d’affirmer la pertinence de la spiritualité dans les luttes autochtones, je trouve urgent de recadrer le concept de religion selon le critère de l’autonomie contre l’Hétéronomie, le seul critère qui me sert à juger du caractère anarchiste de tout objet politique.

À mon sens, au regard du néo-béhaviorisme et des sciences comportementales, la spiritualité serait l’usage de l’esprit, cad de l’interface informatique ancrée dans le corps, pour agir sur le réel. L’esprit est l’ensemble des informations que fabriquent les affects et les comportements en interaction avec l’information de l’environnement, les stimuli.

Tous les corps sont des candidats à la construction de sens, tous les corps procèdent par quêtes de sens pour se représenter l’environnement et agir sur lui. Tous les corps reçoivent les stimuli de l’environnement et les assimilent aux affects encodés dans leur biochimie. C’est dans « la réflexion du monde » que le corps choisis ses comportements. L’usage de cette « représentation du monde », ou de cette « mimesis », diraient les littéraires, fait de tout corps un être doté d’un esprit. C’est dans cette perspective que tout être qui évalue, réfléchit, réagit et autorégule sa réflexion dans l’autonomie est un être SPIRITUEL.

Si la spiritualité est l’usage de l’esprit pour agir sur le réel, les principes qui sous-tendent la spiritualité est une éthique qui oriente les comportements dans l’environnement. Ces comportements sont toujours portés par la matière. Les comportements sont matériels. Les principes et les concepts sont construits dans la mémoire par l’expérience matérielle du corps dans l’environnement : les comportements, les événements et leur passage symbolique dans la culture.

Ainsi, les phéromones, les hormones, les neurotransmetteurs, le système endocrinien, les organes, l’ADN etc. entretiennent un dialogue avec l’environnement. Ce dialogue entre le corps et l’environnemnt est l’esprit, cad la représentation biochimique des liens du corps avec l’environnement.

Or, dans le cadre néo-béhavioriste, le corps, c’est déjà l’environnement. C’est donc que de l’environnement émane son esprit : je pose que l’environnement baigne dans un grand esprit.

RELIAISON CONTRE RELIGION| La Religion autoritaire est la Hiérarchie selon l’expérience du sacré que la Tradition transmet selon des méthodes hétérogestionnaires. Sous l’Hétérogestion, la quête de sens n’est pas nécessairement satisfaite par le sens imposé de l’Autorité partiale. On ne peut construire réellement le juste sens du monde sous le chantage, la manipulation et la répression, des méthodes d’influence Autoritaires.

Cependant, la spritualité procède par quêtes de sens, la posture spirituelle est une recherche personnelle d’expériences sacrées. Lorsque deux esprits autonomes négocient la culture et les représentations du monde, il se crée une liaison des esprits mis en tension dans l’environnement. J’appelle cette tension des esprits « la reliaison ». Pour que la communion des esprits ait lieu, il faut que les symboles du sacré concordent. Alors, l’harmonie des esprits est scellée : l’expérience matérielle du monde se trouve en partage. La reliaison, c’est la liaison des esprits, des corps, des choses, du territoire et des événements dans le récit commun sous le sceau du consentement, de la concorde, de l’unité.

Est SACRÉ le passage de l’expérience matérielle du corps dans l’environnement dans la représentation symbolique, ou abstraite, dans l’interface spirituelle : le miroitement stimuli-affects.

Est HIÉRARCHIE le divorce de l’expérience du sacré d’avec le monde matériel. La séparation Idées-Matière est la première étape de toute Religion idéaliste. Ce qui semble « unir » ou « relier », toutefois sépare distinctement le sacré du réel, et les Initiés se distinguent des néophytes, car ils sont les dépositaires privilégiés du sacré. La Religion autoritaire crée la Hiérarchie, elle crée la Culture de l’Autorité.

Cela pose comme religion – en dépit de l’autonomie ou de son contraire, l’Hétéronomie – la culture dès lors que les corps se comportent dans une conformité de mœurs sous l’Hétéronomie, et dans la consensëualité dans l’autonomie sociale, territoriale, corporelle et réflexive (détails à venir dans la rubrique CONTRAT).

Est le Commis celui qui se prétend le seul dépositaire de l’expérience du sacré. J’entends par Commis la fonction qui rassemble toutes les postures de Soumission, celles par laquelle un corps exerce la violence volontaire renforcée sur les corps qui subissent, qui sont sous l’effet de la subission (contrat 0004).

L’expérience puissante du sacré, celle qui trouve un effet sur le réel, fait souvent l’objet d’une ritualisation, cad qu’une expérience matérielle offre un apprentissage qui sera tôt répétée pour revivre le sacré et son épiphanie pour agir sur le réel. Répéter des gestes pour obtenir ces résultats, c’est pratiquer un rituel. L’obtention d’un double résultat est l’aboutissement du rituel. L’aspect symbolique de ce résultat est la mémorisation du sens par l’épiphanie, l’aspect matériel est l’entrée du rituel scénarisé dans la mémoire procédurale, les neurotransmetteurs et le système de récompense. Ici, le système mnémonique est littéralement la table de travail ou l’usine qui fabrique de façon dynamique l’esprit, les représentations du monde qui forgent la culture, à travers de laquelle les événements à venir seront filtrés et interprétés pour construire le sens vivant du monde.

Sont des rituels autant le brossage quotidien des dents que le paiement à la caisse ou le vendredi amoureux. Le problème se trouve dans le Chantage, la Manipulation et la Coercition qui forcent la pratique du rituel en dépit du consentement. Dès lors, le rituel hétéronome est au moins un Viol politique.

La spiritualité est l’usage de l’esprit pour se représenter le réel et agir sur lui, il est émulé par l’interaction des stimuli et des affects. Stimulus et affects sont matériels. L’esprit est matériel. Je le distingue de l’âme qui est la part divine de tout esprit. Pour reprendre le concept de « mode de la substance » chez Spinoza, je pose que l’âme est un mode du grand esprit, cad l’une de ses facettes : l’âme serait la part de chaque esprit qui dans la collectivité forme avec toute chose le grand esprit.

L’ESPRIT ET LA SCIENCE| L’esprit est l’outil qui permet de se représenter le monde pour agir sur lui. L’éthique est l’ensemble des principes philosophiques qui permettent à l’esprit autonome de sélectionner ses comportmenents pour que le corps persiste le mieux possible dans l’environnement.

Dans les études comportementales, on classe les comportements selon qu’ils sont internalisés ou externalisés, cela pose le corps comme critère de classement. On classe également les comportements selon les fonctions du corps :

C’est une façon d’étudier le comportement, cad les façons du corps d’appliquer par l’action les représentations du monde qui forgent l’esprit.

La spiritualité est une démarche autonome de quête de sens. La tension autonome entre deux esprits est la reliaison, une démarche solidaire de quête de sens. La Religion autoritaire est un Ordre hétéronome. Le cadre théorique du néo-béhaviorisme et le cadre conceptuel de Spinoza, contribuent à mettre au jour des arguments pour réhabiliter la spiritualité, un concept clé pour réfléchir l’indigénisme en accord avec la philosophie anarchiste.

Il faudra distinguer de la spiritualité, le spiritisme et le spiritualisme, qui sont des cultes et des pratiques ésotériques dont je ne discuterai pas dans cette capsule, mais dans un travail ultérieur.

La Religion est à la spiritualité, ce que le capitalisme est aux relations humaines.

[https://clodius.blog/2020/09/01/esprit-0008-la-liberte-de-conscience-contre-lendoctrinement-dans-la-culture-de-lautorite/]

Ajout – DÉFENSE 0001

EXTRAIT | L’Agression est une violence asymétrique de fait. La paix initiale est brisée par l’Agresseur. Cette violence volontaire place la personne subissionnaire en désavantage, car rien ne présage que la violence soit infligée. La paix est un œuf fragile. Il est assez facile de le briser, cependant il faut plus que de l’ouverture et des bons sentiments pour refermer l’œuf dans état de sécurité et de paix, l’humiliation foncière par l’Agression ne pourra jamais être guérie. Il va sans dire qu’aucune guérison ne peut advenir du retour de la paix, aucune blessure n’est monayable, on ne prostitue pas ses blessures en vue d’obtenir la paix, on prostitue ses blessures sous les diktats proxénètes du Capitalisme.

POUR CONNAÎTRE LA TOTALITÉ DE LA RÉÉCRITURE | https://clodius.blog/2019/11/16/defense-0001-la-posture-insurrectionnelle-ou-la-culture-de-la-defense-contre-la-culture-de-lautorite/

culture 0001 | le sens contre l’aliénation

|L’ART ET LA SPIRITUALITÉ CONTRE L’INDUSTRIE ET SES DÉCHETS| 1v1

Selon le postulat néo-béhavioriste de la primauté de l’environnement sur les êtres et les choses, on peut dire que la production culturelle est la base de la production spirituelle, en ce sens que la culture est un patrimoine de sens sociaux qui agissent sur le patrimoine de sens personnels qui font la spiritualité autonome d’un individu. Elle éveille un rapport du corps avec le monde.

La production industrielle qui répète les sensations sans construire de sens ni rien remettre en question participe de l’aliénation. La production industrielle n’a pour but que de reproduire le capitalisme et ses rapports anti-sociaux où nous sommes assujettis aux marchandises.

Il y a quelque chose que l’art « artistique » que le mode industriel de production n’a pas. Si le mode de production ne compte pas, alors la production de n’importe quelle marchandise sérielle est une œuvre d’art. Le pire serait de porter le travail mort et le travail vivant au même niveau. Il faudrait peut-être dire que l’art industriel n’a pas le rapport vivant de rechercher une construction de sens.

En étudiant la paralittératures, on arrive à cerner les tensions dans l’art populaire. Cette production du peuple pour le peuple a rapidement été récupérée par l’industrie qui possédait les moyens techniques de mécaniser la reproduction des œuvres. Ceci dit, il y a des génies de la littérature qui sont entrés dans un mode industriel de la production de récit concernant le contenu de tels produits. Dans les paralittératures, on répète les stratégies et des mécanismes narratifs pour multiplier l’offre marchande de récits. Bien entendu, il y a du génie dans les paralittératures, ce génie est de l’ordre du commerce. Des feuilletons des Mystères de Paris, nous sommes arrivés aux séries audiovisuelles de Netflix.

Je ne crois pas que la production en série relève de la recherche de sens, bien qu’elle en restitue des conventions. La production en série relève de la recherche de profit, de sorte que le profit est le strict contraire de la spiritualité, une quête de sens originale d’un corps qui se réfléchit dans le monde. Le nœud du problème met en tension l’intention et la production, en ce sens que l’intention de vendre l’art change le produit lui-même en dépit des méthodes de production. Entre une œuvre d’art et une marchandise, la perversion tient du marché qui les distribue. Une production spirituelle devrait, à mon sens, entretenir un rapport de sens, comme toute parole publique devrait être une recherche de dialogue. Car construire du sens, c’est construire de l’ordre : la culture structure la société.

Les ventes aux enchères ou les étagères du Dollarama ne sont pas très différentes, puisqu’il s’agit de se débarrasser d’une production pour générer un profit. La vente d’œuvres n’est pas tellement différente que la vente d’une camelote, car les affects en cause sont l’avarice et l’exploitation. On produit un objet à se débarrasser sans que l’on soit peiné, sans établir de contact social, car le client reste un inconnu sur le marché qui va probablement se débarrasser lui-même de la marchandise, fût-ce aux enchères ou aux ordures.

Finalement, l’industrie produit des déchets. Une anomie spirituelle, sociale et écologique.

Le travail de la culture est de construire du sens, d’apporter un ordre qui lie le corps, l’esprit, la société et le monde dans une expérience humaine digne.