j’organise mes déchets en ordre de douleur
je leur trouve des noms de guingois
un peu frivoles
un peu gentils
quel cinéma alors
et ta main disparue de ma poitrine
j’organise mes déchets en ordre de douleur
je leur trouve des noms de guingois
un peu frivoles
un peu gentils
quel cinéma alors
et ta main disparue de ma poitrine
Trublion, toi, jeune, toujours, mais pourquoi l’accident de ton œil? Qui t’a trahi?
Mon langage est aphone.
Mon corps aspire à la poussière.
J’ai le regard torve des corbeaux.
La Parole a été sacrifié sur l’autel du vieil Or.
Ta tête retors, tango, arrêt.
Explique-moi où mène le recul?
Où danse la Mort?
Dans ton rêve?
Dans ta main?
J’ai sous les pieds les traces des anciens.
Je ne connais pas leur nom
ou la formule d’origine.
Le Temps n’a pas d’ordre alphabétique.
La Vie nous avait laissé une trace sur le front pour que nous nous reconnaissions comme ses fils légitimes.
Mais le labeur du Temps a effacé de notre mémoire toute trace de poésie.
Qui, quand et comment?
Les fleuves sont fleuves pour l’œil aguerri.
Le dos des arbres pour ceux qui n’ont pas perdu le Nord.
De nos cendres la vie renaîtra.
C’est la grande leçon de l’Histoire.
Les flammes dansent scande le tohu-bohu.
Le chaos cahoteux serpentent le relief.
Le néant séant avant le geste de te dire parmi ça.
J’ai connu l’Amour et c’était un lac.
Cygnes ou Narcisse?
—–
En gras, Guy Lechevallier : https://www.facebook.com/profile.php?id=100006769757122&fref=ts
j’engrange des trous
dans ma tête
j’abandonne
mon histoire
un morceau
derrière l’autre
l’usage de tu
c’est rare
c’est un sujet
délicat