défense 0001 – réécriture

Bisous! Une réécriture de la capsule Défense et démocratie 1 dans la rubrique défense 0000!

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https://clodius.blog/2019/11/16/defense-0001-la-posture-insurrectionnelle-ou-la-culture-de-la-defense-contre-la-culture-de-lautorite/

On pourra dire que la violence volontaire que l’on subit est dans tous les cas Autoritaire, si son cadre est non négocié explicitement et non consenti formellement depuis l’agression jusqu’à l’application d’une conséquence et cela de façon directe et documentée dans la mutualité des conventions, ici, l’arbitraire fait l’Autoritarisme, son autocratie et son narcissisme ; et surtout dans une optique de défense, puisque le cadre démocratique des violences admises de la défense se fait avec la société, ici, l’initiative volontaire fait l’illégitimité.

éthique 0002 | L’éthique contre la culture de l’Autorité

ÉTHIQUE 0002 | L’ÉTHIQUE CONTRE LA CULTURE DE L’AUTORITÉ
|L’ÉTHIQUE CONTRE LA MORALE ET L’ESSENTIALISME|1v2.1
Tandis que la Morale divise en autant de racismes et de nationalismes, seule l’éthique est capable de réfléchir la pluralité, car l’éthique accorde les affects aux stimuli du réel dans sa matérialité au lieu de spéculer sur l’objectivation des fantasmes d’un ENTRE SOI et d’un AUTRE fossilisés autour de particularités qui entretiennent les sophismes de la double faute et les fausses analogies. L’éthique cherche un NOUS.

Les moralistes veulent figer la marche du monde. Les morales sont toutes fausses, car elles se fichent du réel pour dicter un absolu, un ordre du monde fini, cad dont les limites du Bien et du Mal sont fixés dans une essence, cad une idée rigide de ce qu’un comportement ou de ce qu’un trait de l’identité dévoilent sur la prétendue définition d’un être, d’une chose, d’un lieu, d’un événement. La Morale est philosophiquement parfaite, ses limites sont définies.

L’éthique est philosophiquement imparfaite, elle se construit avec la matérialité mouvante du monde. Seule l’éthique est humainement viable, l’éthique est la recherche d’accord du corps avec les autres et l’environnement, c’est une démarche d’adaptation dans le consentement. L’éthique reconnaît les particularités des corps et des éléments qui les entourent : les êtres, les choses, les lieux, les événements.

Avant la pensée morale, la pensée idéaliste attribue une idée fixe à un objet du monde. Cette pensée prête une essence, ce procédé philosophique aboutit à l’essentialisme. L’essentialisation consiste à définir un groupe ou une classe selon les traits et les comportements de certains membres du groupe essentialisé.

L’essentialisme est le premier pas du nationalisme. Le nationalisme est le premier pas du nazisme, quand il oppose les identités pour dominer les corps. L’essentialisme amalgame les comportements de certains à la définition de tous. Cela permet de tenir un discours d’exclusion qui divise la société en classes sociales. C’est le concert du discours essentialiste avec les pratiques méritocratiques, où se mettent en jeu les sociodicées et l’Obéissance qui permettent à l’Autorité de définir les gagnants et les perdants et surtout de les marquer socialement par la qualité des privilèges marchands auxquels chaque classe a accès.

Pour accéder à la marchandise ou les privilèges de la classe, il faut détenir du crédit, ou de l’argent, dont la création repose sur un système usuraire, cad un système de crédit. Le système usuraire planche sur l’engagement du débiteur pour créer à travers le prêt de la monnaie-dette, notre modèle de création monétaire. Le débiteur, disons, souvent, le prolétaire, rembourse des intérêts liberticides à la force de son travail tout juste suffisant à lui fournir la force d’opérer les outils du patron. La force du prolétaire est tout juste ce qu’il faut pour l’enchaîner à sa caste. La dette aura un effet de marquage social. Un peu comme l’étoile jaune et les travaux forcés, le jaune de la fumette, le surpoids du fast food, les vêtements bas de gamme, sinon la contrefaçon, le smartphone obsolète ou l’écran cassé etc. marquent socialement les pauvres. Donc, l’usure extorque la force de travail de l’employé tout en le marquant socialement.

Le marquage social facilite les violences informelles qui renforcent les violence institutionnelles, cad les violences organisées par l’État et les systèmes d’Exploitation (des corps, des peuples et des territoires) qui tirent un bénéfice du Monde capitaliste. L’État donne une assise légale, à notre époque, aux Bourgeois, cad les propriétaires du Monde capitaliste, à leurs sbires et à leurs larbins tout en fabriquant une aura Morale à leurs violences grâce aux Appareils idéologiques d’État. Le marquage social facilite le profilage des milices répressives de l’État, cela préside au jugement sur les corps et à l’exécution de la violence contre eux. Le marquage social et le profilage participent de l’essentialisation des corps dans des castes bien définies du système de violences organisées afin de les exploiter, de les contrôler dans la romance du Mérite. Il faut se DÉMARQUER.

L’esprit essentialiste est une réduction des êtres, des objets, des lieux et des événements à une essence, une Vérité verrouillée, absolue. L’essentialisme fixe le Monde dans sa vision, l’empêche de suivre son libre cours. L’essentialisme classe chaque parcelle de vie selon sa grille de vérité comme si un absolu, un Dieu, l’avait pourvu d’omniscience. Fixer la vérité, c’est en quelque sorte, tuer le Monde en pleine marche. C’est vain, fat et narcissique.

La pensée essentialiste justifie l’Autorité. C’est en construisant des frontières sociales qu’on peut hiérarchiser la société. L’essentialisme social est antianarchiste. J’entends social, car les limites de cet essentialisme concerne la vie en société. Je le contraste avec les domaines du savoir qui par un souci de transmission doivent fixer les concepts et les mots à un ensemble contextuel donné : les êtres, les choses, les lieux et les événements dans la matérialité du Monde. La langue fixe pour traduire en symboles transmissibles l’expérience matérielle du monde.

L’esprit essentialiste est toujours valeureux. Les critères de l’esprit essentialiste sont toujours arbitraires, c’est en quelque sorte des généralisations fallacieuses qui procèdent à la discrimination, c’est en cela que le jugement essentialiste est Autoritaire, voire opportuniste, son discours conforte ses abus et tient les Autres pour coupables. Quand l’esprit essentialiste n’est pas sexiste, il est raciste, ou transphobe, ou islamophobe etc. L’esprit essentialiste est le candidat parfait au nationalisme qui valorise le narcissisme et mène sans ambages au nazisme. Le terrain de guerre de l’esprit essentialiste est sans contredit l’Identité, la pierre angulaire des discours identitaires et d’exclusion. Les discours identaires définissent par essentialisation un Entre soi supérieur aux autres définis par les discours – essentialisant – d’exclusion.

Les discours définissent les doxas, cad les idéologies. L’Obéissance matérialise la pratique violente des doxas d’exclusion, les discours essentialisants qui admettent les Uns aux privilèges et excluent les Autres dans les logiques Autoritaires d’oppression, d’exploitation et de paupérisation ; puis de punitions : la répression, la judiciarisation et finalement l’exclusion, et parfois elle enfonce dans la gorge le pardon, la réconciliation et la collaboration sous forme de délation ou de répression.

La logique essentialiste fixe le classement des objets du Monde avant l’existence des choses et des êtres. C’est un ordre rigide conservateur qui impose les violences institutionnalisées (hiérarchismes systémiques ou inégalités systémiques) et les racismes (hiérarchismes interpersonnels ou les inégalités personnelles) comme des fatalités commandées par un absolu indiscutable et indépassable comme les Dieux des cultes Autoritaires comme l’État, la Couronne, ou même des sottises (c’est mon jugement de valeur) comme la Tradition (mimétique) ou la Morale.

L’esprit essentialiste définit les Autres par les comportements – de certains – que sa Morale juge inférieurs pour les exclurent ou supérieurs pour les admettre. C’est le mécanisme même de la romance du Mérite. C’est par la logique de la double faute et c’est parce que l’Autre nous semble moralement inférieur par ses prétendues fautes que l’on peut l’exploiter et l’oppresser. La bête ne sait pas se gouverner…

Les nazis ont mené un discours d’exclusion jusqu’à Auschwitz. On l’appelle communément l’antisémitisme. Aucun discours d’exclusion n’est admissible ou anodin.

Je serai toujours contre l’essentialisation et contre l’exclusion! Contre les gauches et les droites identitaires, et les nationalismes renouvelés à saveur sociale…

|CONTRE L’ESSENTIALISATION DU COMMUNISME|
Je ne crois pas que les comportements de Staline, Lénine ou Mao discréditent tous les fondements communistes. Le penser est une pensée authoritative, une pensée essentialiste qui pense les objets comme des cloisons hermétiques! Seuls les Autoritaires jugent les idées selon les gens!

|CONTRE LE FÉMINISME RADICAL|
Le féminisme radical et l’essentialisme amalgame violences, hommes et transidentité au Patriarcat.

Selon Virginie Despentes, dans King Kong théorie, avant sa sortie spectaculaire d’un bal de finissants, la lutte se fera avec la collaboration des hommes, pas dans l’inversion stupide de l’oppression. Exclure les hommes, puis par la bande les transgenres, de la lutte féministe est un essentialisme qui reproduit la société de classes pour soi-disant la combattre.


Frederick Bastiat disait il y a plus de 150 ans :
« Lorsque le détournement de fonds et le pillage deviennent des attitudes communes à un groupe d’hommes vivant au sein d’une même société, ce dernier finit par créer un système judiciaire qui autorise ses méfaits, et un code moral qui les glorifie. »

[https://clodius.blog/2020/01/06/ethique-0002-lethique-contre-la-culture-de-lautorite/]

contrat 0004 | Le contrat anarchiste contre la culture de l’Autorité

|LE CONSENTEMENT COMME PIERRE ANGULAIRE DU CONTRAT ANARCHISTE| 1v5
L’hétérogestion, c’est l’ingérance sur le corps des autres, c’est la coercition aux intérêts d’un seul, contre le bien commun, autrement dit, contre le bien de tous. La seule autorité qui fait loi, c’est celle à laquelle on accorde sa confiance. La confiance ne s’écrit pas par le haut… Elle se vit côte-à-côte.

L’Autorité d’un seul ou de quelques-uns est l’autorité non consentie. L’autorité de tous est l’autorité qui advient par la délibération directe, la négociation directe et explicite, et le consentement exprès ou formel et au mieux documenté directement, où l’autonomie de chacun.e fonde l’autonomie de tous, la solidarité par l’entraide foncièrement consensuelle. Le consentement garantit l’autonomie corporelle et fonde la solidarité de tous.tes. Le consentement opère comme la pierre angulaire du contrat anarchiste et du temps d’improvisation, un temps que je développerai dans une prochaine capsule.

J’emploierai des binomes qui dans le premier terme comporte le pouvoir du consentement et qui dans le second terme comporte le pouvoir non consenti. J’opposerai donc « l’autonomie » contre « l’hétéronomie » ; « l’anarchie » contre « la hiérarchie » ; « l’anarchisme » contre « le hiérarchisme » ; « l’autorité de tous » contre « l’Autorité d’un seul », « l’autorité impartiale » contre « l’Autorité partiale » ou « l’autorité consensuelle » contre « l’Autorité non consensuelle » et toutes ces Autorités seront concurremment utilisées avec le concept de « l’Autocratie ». À cela, il faudra voir si l’on peut opposer « la solidarité » ou « la démocratie capacitaire » qui reconnaît l’autonomie corporelle de chaque personne unie dans le contrat social, autant leurs possibilités que leurs limites.

Enfin, je propose d’opposer « la liberté égalitaire » contre « la Méritocratie », un concept avec lequel j’emploierai concurremment celui de « la romance du Mérite » qui appelle « la romance de la Liberté » et la « romance de l’Égalité » toutes deux ineptes à réfléchir le consentement par lequel se soude la solidarité. Il n’existe pas de solidarité dans la hiérarchie, ni dans les privilèges de classe. Si l’une est Liberticide, les autres sont Inégalitaires. J’aurai comme tâche de démontrer que la romance du Mérite repose sur le Liberticide pour creuser les Inégalités.

Je distinguerai deux volets de « la culture du Travail » par « la romance de l’Emploi » et la « romance de la Marchandise », si la première construit les actes de foi contraints par la manipulation sur le récit des classes ou leur sociodicée, la seconde construit les actes de foi par la manipulation des appareils idéologiques d’État, qui enjoignent le travailleur à idéaliser le consumérisme comme la réalisation de « la romance de la Liberté » et la concrétisation du récit des classes, bref des privilèges marchands octroyés par les déterminants sociaux, une clé de voûte de la Méritocratie romantisée. C’est en quelque sorte le fétichisme de la Marchandise qui de concert avec l’argent-dette renouvellent la dépendance à l’Emploi romantisé. La duperie du Mérite se traduirait ainsi : Plus on travaille, plus on se libère…

Il faudra voir s’il est juste d’opposer « la solidarité » ou « l’autonomie sociale » contre « la culture de l’Autorité », ceci poserait la solidarité parmi l’ensemble que constituent les cultures, puis « la culture du consentement » contre « la culture du Viol » ; « le consentement » contre « le Viol ». Il faudra également voir si le fait d’être infantilisé par le Patriarcat ne mette au jour « le viol politique sur des enfants politiques », ceci donnerait à penser « la culture de l’Autorité » comme « un Inceste politique », si ce n’est pas « une Pédophilie politique ». Il faudra étudier si toutes ces cultures Autoritaires renvoient à « une culture de la Prédation » qui raconte une sociodicée pour que la Dystopie revêt une Auréole morale, « légale » donc « acceptable ».

Hors du consentement, tous les rapports forcés sont un viol. Même les activités humaines, cad la persistence des peuples dans le temps, qui se vivent dans l’improvisation devraient être sujettes à un cadre qui prévient les préjudices que je recadrerai dans le concept de blessure (préjudice : contrat 0001). Je pose que ce cadre opère par le consentement, la pierre angulaire du contrat anarchiste.

LE CONSENTEMENT ET LA SORTIE DE L’ENFANCE POLITIQUE DANS UN DOMAINE DONNÉ OU AFFINITAIRE
L’âge du consentement dépend de la maturité de chacunz. La limite d’alcool ou de THC dépend de l’accoutumance et du métabolisme de chacunz. Une démocratie capacitaire ne saurait imposer des lois ou des normes fondées sur des calculs statistiques, elle devrait plutôt donner à chacunz les moyens sécuritaires de vivre sa liberté à sa mesure et à son rythme. Cela pose le corps comme une condition sine qua non de la liberté et de l’égalité. (éthique 0001, esprit 0003)

La capacité au consentement, lucide et éclairé (pléonasme) est-elle une prérogative de la génétique ou le fruit d’une éducation populaire démocratique? Je crois qu’il s’agit d’un mélange des deux. Certainz auront l’intuition juste de ce que constitue le consentement sans trop y être forméz, d’autres devront l’apprendre ou l’intellectualiser, le préciser. Le consentement n’est pas une question d’âge, mais de capacité. La démocratie capacitaire ne saurait le négliger. (contrat 0001)

Pour distinguer l’utopie de la Dystopie, il faut réfléchir la démocratie capacitaire en opposition contre la Méritocratie. En gros, la démocratie capacitaire est un ordre où les membres de la société peuvent agir sur l’environnement et sur le récit commun à la mesure de leur capacité et à leur rythme. Cela suppose déjà que les membres de cette société égalitaire consentent aux termes d’un contrat social qui prévoit les accommodements nécessaires à rendre puissants politiquement ses signataires. La Méritocratie considère plutôt que les libertés s’octroient à la mesure et au rythme de chacun de ses membres en dépit de leurs différences et sans nécessairement accomoder leurs besoins particuliers. Si une démocratie capacitaire reconnaît le consentement comme une condition nécessaire à reconnaître chaque individu dans la diversité et l’égalité, une méritocratie exclut les uns ou les autres selon les termes hétérogestionnaires qu’impose l’Autorité partiale afin de maintenir la stratification sociale dont est issue la hiérarchie.

Tandis qu’en dehors du consentement, tous les rapports relèvent du Viol, de la violence volontaire initiale ou renforcée – auxquelles il faut opposer la défense – de l’Autorité ; le consentement n’existe pas dans l’ignorance et dans l’acte de foi contraint par la manipulation, par la coercition et leur renforcement par la répression, par le jugement, par la punition, par l’exclusion, par la collaboration, par la délation et par la réconciliation.

J’introduirai le concept de « subission » pour le contraster avec le concept de « Soumission » qui englobera les actes d’Obéissance qui donnent corps à l’Autorité tels que « la collobaration », « la délation », « la réconciliation » et tous les travestissements par le Langage, les rhétoriques comme « les Révisions » « les Négations », bref les discours des Vainqueurs et autres Héros sur lesquels s’érigent les Républiques et les Empires qui ne tiennent qu’à la romance du Mérite. J’entends « la subission » le fait d’être un corps qui subit l’Autorité. Je n’emploierai plus les termes République Démocratique dans le cadre du capitalisme sans la majuscule. Dorénavant, sera une république un territoire – physique ou virtuel – restitué aux corps rassemblés en « peuples » au sein duquel ils seront des « personnes » les unes au regard des autres à leur « entendement ». Dorénavant, sera une démocratie, l’ordre libertaire et égalitaire à la mesure et au rythme des corps rassemblés dans leur autonomie corprelle et sociale. J’emploierai « démocratie » au sens que le pensent les tenants de « la démocratie capacitaire ».

Bref, toutes les postures Autoritaires invalident le consentement : elles donnent lieu à la Spirale de la Violence de maintenir le pouvoir d’un Seul contre l’intérêt commun. L’Autorité est le stricte contraire du consentement. Est Autorité le rapport et ses conséquences non consentis, cad une situation où la prise de pouvoir se fait par l’Agresseur, celui qui exerce une Domination, celui qui cause volontairement une blessure affective, corporelle ou matérielle, celui qui force la subission du corps de l’autre, celui qui fait subir la violence volontaire initiale ou renforcée.

Je tiens à dédier cette citation à ma camarade Gabrielle formulée par Dom Hélder Pessoa Câmara, qui résume la Spirale de la Violence :

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Dans tous les rapports sociaux, agir sans consentement, c’est s’adonner à la violence de l’Autoritarisme, donc à l’Arbitraire Narcissique et Autocrate. L’Autoritarisme est un cas particulier de la culture de l’Autorité, il renvoie à l’idéologie et à l’exercice du pouvoir du parti Dominant, de l’Agresseur. L’Autorité est un fondement de la culture du Viol, une culture de la Prédation où l’Un fait la loi aux corps des autres, prend le pouvoir contre leur corps.

Je retranscris cette citation, à la demande de Gabrielle, formulée par Anselm Jappe dans La société autophage, qui explique l’appétit cannibal et autophage du narcissique pour le consumérisme, le fétichisme de la marchandise où même le corps des autres est à consommer et à jeter :

« Bien sûr, le narcissisme dont on parle ici ne consiste pas seulement dans un excès d’amour-propre, dans la vanité et le culte du corps, ni même dans le culte du moi et dans l’égoïsme, comme le veut l’usage populaire du terme. Le narcissisme, au sens psychanalytique, est au contraire une faiblesse du moi : l’individu reste confiné à un stade archaïque du développement psychique. Il ne parvient même pas au stade du conflit œdipien, qui donne accès aux « relations d’objet ». C’est le contraire d’un moi fort et glorieux : ce moi est pauvre et vide car il est incapable de s’épanouir dans de véritables relations avec des objets et des personnes extérieurs. Il se limite à revivre toujours les mêmes pulsions primitives. »

Pour illustrer ce cannibalisme, prenons cet exemple, la pédophilie est une pratique sexuelle Autoritaire, elle se pratique sur quiconque ne possède pas la capacité de donner son consentement. L’abus sur unz enfant dont la maturité n’est pas atteinte relève du même hiérarchisme que sur unz adulte handicapéz.

L’IMMATURITÉ N’EST PAS UN GENRE, NI UNE ORIENTATION, NI UNE PRATIQUE!! DE L’IMMATURITÉ N’ADVIENT AUCUN CONSENTEMENT!! IL N’Y A PAS D’ADULTES POLITIQUES SANS CONSENTEMENT!!

LE CONSENTEMENT CONTRE LE PROXÉNÉTISME
La question du proxénétisme et du travail du sexe trouve une piste de réponse dans la notion de consentement. Le rapport hétérogestionnaire du proxénétisme met en rapport le rôle du proxénète, le rôle du client et le rôle de violeur en regard de la notion de profit, de la notion de tarif, de la notion d’hétéronomie en ce qu’elle implique un non consentement et viole l’autonomie du corps marchandisé.

Si le proxénétisme met en jeu la marchandisation du corps au même titre que le travail du sexe, le premier cas de figure est un rapport hétérogestionnaire où le corps qui fait la Loi et qui exerce un Pouvoir exploite le corps marchandisé pour tirer un Profit. Si parfois le proxénète est le client, proxénète et client sont toujours les violeurs en ce qu’ils font la loi au corps marchandisé. Si le proxénète marchandise le corps en échange d’un tarif, le client jouit du corps contre la contrepartie que représente le tarif.

On dira que vendre son corps et ses possibilités sous les diktats du Capitalisme est une prostitution de survie, que le corps qui se marchandise lui-même jouit d’une certaine « liberté ». Là où opère le diktat du Marché n’est pas du ressort du corps marchandisé, il relève du pouvoir du capitalisme de mettre sur le Marché le commerce de la force de travail du corps des exploités. C’est dans cette mesure, que le corps marchandisé pour le travail du sexe est exploité au même titre que le corps de tous les travailleurs dans la production de valeur capitalisée. Cela pose le Capitalisme comme le Proxénète systémique. En d’autres termes les Proxénètes sont les Bourgeois.

Pour discerner la prostitution du Viol, il faut qu’il y ait un écart dans l’autonomie du corps exploité et le violeur. J’entends proxénète dans les tous les cas comme celui qui tire un profit de l’exploitation du corps de l’autre. C’est celui qui exerce la violence Autoritaire. Le corps prostitué n’a seulement accès aux privilèges que prévoit sa classe dominée.

Une utopie anarchiste où l’argent n’existe plus redéfinirait les rapports qu’entretiendront les corps entre eux. Seulement, le pragmatisme commande de reconnaître les privilèges marchands issus de la prostitution, seule consolation – dérisoire – possible d’une telle violence. Bien entendu, je rejette l’idée de l’argent, mais le tarif aux mains du corps exploité lui permettra de gérer son accès à ses privilèges marchands, son accès aux marchandises. Or, ce cas de soumission requiert un accompagnement vers la sortie et commande que l’éducation populaire par et pour les camarades, et cela, dès l’âge de la parole outille les corps pour protéger leur autonomie préalable à tout consentement. Cette soumission matérialise la subission du corps marchandisé.

En sciences cognitives, il est démontré que les enfants en bonne santé linguistique ont acquis toute leur syntaxe maternelle à quatre ans. Ils doivent être formés à reconnaître les situations où ils se sentent incapables d’accueillir la sollicitude des adultes politiques dans un domaine où ils sont appelés…

Par ailleurs, s’il apparaît qu’un terme du contrat (anti)social qui vous lie au Capital vous est inconnu, cad que vous êtes aliéné à votre société par l’intermédiation d’un État – en ce qui concerne beaucoup d’entre nous, il s’agit de l’État bourgeois ; on peut soupçonner que vous êtes victime d’un viol, fut-il spirituel. C’est cette prédation qui laisse à penser que la société capitaliste est fondée sur la Culture du Viol.

Enfin, pour compléter mes hypothèses, je devrai développer l’articulation entre le consentement et l’autonomisation des corps des candidats à l’autonomie dans une capsule à venir. Je tâcherai d’assembler mes arguments sous la rubrique CORPS.

LE CONSENTEMENT AU CONTRAT SOCIAL
Le non consentement fait basculer les rapports sociaux dans la Domination-Soumission-subission, car il y a hétérogestion du corps des autres, et dans la Soumission puisque le corps soumis a abdiqué sa liberté. La Soumission n’est pas un consentement : il relève davantage de l’adhésion ou de l’acte de foi contraint (esprit 0002). J’entends la Soumission comme une posture qui à la fois est un « bourreau » et une « victime ». J’entends la subission comme le fait de subir les violences volontaires et initiales (ou renforcées dans le cas de la Vengeance : défense 0001) et comme le fait de subir la Soumission des corps qui exercent les violences renforcées. (cf. SOUMISSION = action de faire subir les conséquences de l’obéissance)

Il est dit que « Nul n’est censé ignorer la loi. » Pourtant, nous avons besoin des avocats et des juges pour la comprendre. À ceci, je dirais qu’il ne peut advenir de contrat social dans l’ignorance. Le contrat actuel antisocial ne tient la Dystopie que par la violence des armées et par la menace de la pauvreté en regard de laquelle les banques monopolisent le médium de la richesse : l’argent.

Si le peuple, la société, écrivait son contrat social pour et par lui-même, il n’écrirait pas que par un « consentement tacite » un nouveau né accepterait magiquement un contrat soi-disant « social » dont il ignore tout. Je parle d’un contrat qui fait du corps du nouveau-né la propriété de l’État qui se réserve le droit de vie ou de mort sur celui-ci si une fois grand l’État lui impute un crime dont les critères de jugement n’ont jamais été négociés sans les autres membres de cette (anti)société.

Si le flic tue, c’est l’État, croit-on, qui lui en donne le privilège, mais au sens de Spinoza, on dira que le flic tue, car il est un corps qui se comporte dans un environnement qui lui fait vivre les stimuli sous forme d’affects, qui se conjuguent à son Endoctrinement, et pour lesquels, dans la pratique, on lui a octroyé les conditions matérielles d’une telle violence : cad les armes et l’entraînement. Le flic fait partie d’un système ou sa fonction s’explique par sa seule présence dans ce système qui sacralise la propriété – à laquelle j’oppose l’autonomie corprelle et sociale.

Ce qui a donné lieu à la fonction du flic d’exister, c’est sa construction dans un société déterminée par l’Histoire. La fonction policière n’est pas une fatalité, c’est plutôt un construit social que l’environnement actuel donne comme soi-disant « naturel ».

L’Histoire nous aura enseigné que ceux qui veulent nous faire la loi, nous font la guerre.

Les conditions matérielles de la démocratie capacitaire doit établir les conditions de l’égalité et garantir la liberté. C’est en ce sens que je pense que l’anarchisme est le discours le plus cohérent pour construire et défendre des arguments en faveur de la liberté et de l’égalité. Une démocratie capacitaire se matérialise par les actions autonomes des corps à leur mesure et à leur rythme. C’est grâce à l’autonomie corporelle et sociale que se fabrique la liberté et que se matérialise l’égalité.

La question du tirage au sort est très apéritive pour fédérer des peuples. Mais l’économie locale commande que des communautés peu peuplées soit autonomes sur la portion du territoire qu’elles occupent. L’autonomie sociale devrait commencer par l’autonomie corporelle de chacune des personnes liées délibérément par le contrat social.

Le consentement apparaît comme une assise affective à la solidarité et à l’entraide, pour lesquelles les affinités tiennent de terrain commun au consentement qui favorisera les affects positifs par lesquels se vit le sentiment de solidarité.

On ne peut s’unir à contre cœur ou sous la Coercition. C’est malheureusement le cas des Nations actuelles. Il ne s’agit pas tout à fait d’union sous l’Hétérogestion, il s’agit plutôt d’un cauchemar systémique, d’une Dystopie, bref, d’un Viol.

L’utopie que je tente de réfléchir devra articuler l’individualisme et le collectivisme ou le pluralisme en regard de la démocratie capacitaire, tributaire du consentement. C’est par l’autonomie corporelle que je recadrerai cet individualisme souvent confondu avec le Narcissisme ou l’Égotisme.

Il y a du bon chez Stirner, mais je ne suis pas fan du dogme du relativisme des égos, car à l’échelle phylogénétique, il y a beaucoup en commun entre les humains, les conditions biologiques qui font notre espèce devraient faire consensus. Nous avons tous des besoins d’animaux et des besoins anthropologiques ou sociaux comme l’appartenance. Oui, nous sommes d’abord un corps autonome ou candidat à l’autonomie dans les domaines de nos intérêts, mais qui parfois en rencontrant les affects des autres se posent comme une base affinitaire à construire et à organiser du commun, et cela, sur la pierre angulaire du consentement qui protège l’indépendance et soude les solidarités – cad l’autonomie du groupe. Alors, on vit une expérience solitaire ou intime, quand la liberté d’association ne nous appelle pas à coordonner le travail, à le socialiser, efforts, talents comme produits.

Pour obtenir une société solidaire, cad autonome socialement, il faut que chaque membre qui constitue la base de cette société soit autonome.

Puisqu’un contrat social pour et par la société est un projet dont l’autonomie du groupe repose sur l’autonomie de chacun.e, il ne peut se former de groupe autonome avec un ou des individus hétérogérés ou Autoritaires. L’autonomie que j’entends est préalable à la liberté d’association. La liberté repose sur l’autonomie et l’association repose sur le consentement lui-même tributaire de l’autonomie corporelle. Bien sûr, il y a l’autre qui dans l’égalitarisme est tout aussi libre que le corps des autres de s’associer ou pas.

Je devrai développer mes arguments pour défendre que le consentement affectif est le premier pas vers l’autonomie, vers le stade des adultes politiques.

La liberté est une dimension inéluctable de l’humain sans laquelle, l’autonomisation du corps humain dans l’environnement serait impossible. L’environnement habité par les autres corps, c’est aussi leur culture qui forge la nôtre avec le concours de l’expérience du corps. À ma connaissance, aucun absolu ne commande que nous fassions société de façon égalitaire ou que nous subissions l’Autorité partiale. Seulement, j’adopte et défends l’anarchisme : je pense que la liberté est égalitaire.

D’ailleurs, l’égalité se mesure par la liberté. C’est parce que tous sommes libres que nous sommes égaux. Et si l’un.e de nous n’est pas égal.e, nul.le n’est libre. C’est parce que nous sommes sous les mêmes lois de l’univers que sommes foncièrement égaux, c’est parce que chaque corps doit persister dans la matière que chacun.e est matériellement et nécessairement libre. Une démocratie capacitaire ne légifère pas sur des statistiques, elle organise la liberté de chacun.e de vivre à sa mesure et à son rythme pour se réaliser dans des possibilités auxquelles tous.tes accordent leur consentement.

ÉPIGÉNÉTIQUE ET PERSPECTIVE DÉTERMINISTE
Sommes-nous soumiz à l’inconscient collectif? Il me semble que l’obéissance des corps à un corps collectif contient une dimension de consentement. Ce consentement peut-il être inconscient? Je trouve cette perspective dangereuse en matière de Viol quel qu’il soit.

Or, il faut avouer qu’au niveau subatomique tout est un plasma grouillant de vie sans frontière. Tout est lié. L’astrophysicien Trinh Xuan Tuan (et d’autres de ses collègues) décrit trois facettes de la substance : la matière, l’énergie et l’information. Il croit également à la « nécessité des choses ». Une force qui justifierait les choses. Cet inconscient pourrait être la mémoire du cosmos codifiée dans la facette informatique de la matière. Mais, je n’en sais pas plus à cette échelle.

Sinon, il y a des neurologues et autres expertz du cerveau qui s’entendent sur le caractère déterminé des psychés et des comportements : l’épigénétique transmet l’encodage des traumatismes psychosociaux et des plaisirs de nos ascendants à notre génome. Dans cette mesure, les traumatismes sont des facteurs de risque et les plaisirs, des facteurs de protection pour les générations qui nous suivent.

L’égalité est de fonder une société qui permettra à chacunz de faire partie de l’Histoire collective en fonction et en dépit de ses déterminismes. J’entends en fonction, car la démocratie capacitaire reconnaît les limites de chacune des personnes de la société. J’entends en dépit, car les personnes de la société ne reproduisent pas la Société de classes en fonction des limites des autres. Il me semble que c’est ça, être pluraliste : c’est reconnaître la diversité et lui donner la liberté d’exister en toute égalité.

L’ENFANCE ET LE CONTRAT ANARCHISTE
Il faudra, il me semble, faire advenir une société par un contrat social délibéré directement, négocié directement et explicitement, puis consenti expressément et dont les termes sont documentés par et pour chaque personne qui le signeront et qui accueilleront les nouveaux candidats à la signature. Cela pose les enfants politiques comme étant liés aux adultes politiques non pas sur les termes du contrat social, mais seulement et uniquement sur les bases affinitaires que constituent les affects agréables et consensuels. Cela pose également hors de tout doute que l’innocence est le propre de l’enfance politique, cela pose finalement que les inflictions de blessures sont inacceptables. Une démocratie capacitaire ne juge pas, ne corrige pas, ni ne punit : elle accompagne et guide les enfants politiques et partage le monde avec l’enfance sur la pierre angulaire du consentement.

Si le réflexe est une façon de répondre aux stimuli, le réflexe de la tétée est la première façon de réfléchir le monde en sortant de l’utérus. Cela entend que le réflexe de la tétée témoigne de l’autonomisation du corps dès l’apparition de la bouche et du pouce chez le fœtus. Enfin, si un enfant politique a ce qui lui faut pour réfléchir, il sera un candidat responsable à la démocratie capacitaire, à la liberté égalitaire.

Je tâcherai d’étudier de sorte à réflechir un contrat sur le mode de la liberté et de l’égalité, un contrat anarchiste.

Sans consentement, tout rapport est un viol, une violence arbitraire, une violence autocrate, une violence narcissique, un hiérarchisme ou une Autorité. Ça croupit dans la même soupière!

[https://clodius.blog/2020/01/04/contrat-0004-le-contrat-anarchiste-contre-la-culture-de-lautorite/]

don 0002 – ajout


Un nouveau commentaire sur ma capsule don 0002!

https://clodius.blog/2019/11/03/le-don-contre-le-profit-la-solidarite-de-tous-tes-contre-la-culture-de-lautorite-don0002/

L’État est articulé autour de la notion de propriété. C’est dans ce sens que l’État et son exercice de pouvoir sur notre quotidien est anti-démocratique. C’est ce mécanisme qui entre techniquement en contradiction stricte avec la solidarité et l’entraide gratuite et non-payée, car c’est deux notions sont le stricte contraire de la propriété et de la notion de dette qui reconnaît à un bien transféré une compensation obligatoire. La propriété ne se donne guère sans sacrifice et on prend rarement ce qui est dû sous l’égide de la propriété sans payer une contrepartie pour honorer une dette. C’est le système propriété-sacrifice-dette-contrepartie qui annihile tout ce qui semble être un don dans une économie monétaire. Ce système s’articule autour d’un affect fondamental la peur de la perte. Il est alors dans l’intérêt de l’État par le truchement de ses appareils idéologiques de semer la peur par la fabrication de la culture de la Compétition sous une culture plus large encore : la culture de l’Autorité.

travail 0002 | La persistance du corps contre la culture de l’Autorité

|NI EXPLOITATION, NI PROXÉNÉTISME|1v4

Je tente de démontrer que le capitalisme est un proxénétisme.

Il faut distinguer le travail du sexe de l’esclavage sexuel. Si l’un est une tarification de son propre corps et ses possibilités au profit d’un client-proxénète, l’autre est un viol tarifé du corps et ses possibilités au profit d’un proxénète et d’un client. Le premier cas, qui sans être un cas bénin d’exploitation, est moins intermédiatisé que le second consistant en une double hétéronomie où le proxénète et le client-violeur hétérogèrent le corps (font la loi au corps) de la victime.

La logique hétéronome consiste à fragiliser sa proie, lui imposer des solutions qui encourent une dette, forçant soumission, fidélité et reconnaissance à l’oppresseur, faute de quoi, la confiscation des privilèges ou la répression, puis le jugement et l’exclusion s’appliqueront en guise de punition. Ce sont là les modalités de renforcement de la violence initiée par la paupérisation et la pauvreté, léguées par la classe ou causées par l’enlèvement d’un corps à son environnement. L’esclavage sexuel est une logique colonialiste contre le corps même.

Si un autre mot est plus approprié que « travail du sexe », mais se distingue d’« exploitation », je l’emploierai. Ma démarche tente de départager moralement celleux qui s’engagent dans le commerce de leur corps sans l’exploitation d’un tiers parasitaire, le proxénète monnayeur, contre celleux qui sont les victimes les plus violentées de ce commerce. Mon intuition m’indique un rapport d’autonomie vis-à-vis de la tarification du corps exploité. J’ai des camarades qui font de la « caméra », cad de la pornographie en ligne, dans le confort de leur appartement. C’est cette activité-là qui m’indique un degré d’autonomie très différent de celles qui sont perpétrées sous la séquestration dans des clubs de milliardaires.

La question ultime est celle qui oppose l’autonomie socialement graduée à la dimension inviolable de l’autonomie qui consacre le vivant de façon inconditionnelle. J’entends socialement, car la société agit de sorte que les conditions méritocratiques de la liberté marchandisée se trouve validées. J’entends graduée, car le marché des libertés-marchandises est gradué selon la rencontre imaginaire de ce qui est offert avec ce qui est demandé sous la logique libinale du pari sur le désir, la spéculation. Cette logique marchande, qui met à l’œuvre les corps tantôt pour produire la marchandise ou se transformer en marchandise, tantôt pour consommer le corps vendu et ses productions, s’oppose par l’intermédiation du marché et de l’argent à la liberté des corps de donner les fruits solidaires du travail socialisé.

Je ne crois pas à la liberté monnayée, la valeur socialement construite de la monnaie est très exactement l’exploitation du vivant. Payer pour vivre et vivre pour payer est à mon sens la consécration du capitalisme. Il faudra voir comment la méritocratie construit socialement les conditions des « libertés » marchandes, les privilèges.

Sous les diktats du capitalisme, l’aboutissement de la production de valeur est toujours la tarification du corps, seul travailleur vivant, au sens de Friot, vivre est inconditionnellement une production de valeur. C’est le monnayage de cette valeur qui fait précisément le capitalisme.

Le salariat comme le proxénétisme sont une tarification du corps et ses possibilités. Le salariat, c’est prétendre un prix au corps et ses possibilités. C’est la marchandisation du temps, de la persistance du corps dans le temps, bref, c’est la perversion du conatus par la spéculation et l’argent qui prétendent que l’irréel commande le réel. Le salariat est une aliénation.

Pour qu’un don soit complet, il faut qu’il soit gratuit, car on le donne sans contrepartie et non payé, car on le prend sans contrepartie. Dès qu’il y a un profit qui se fait hors de l’usage, il y a exploitation.

Les bienfaits intrinsèques et les bienfaits extrinsèques donnent la valeur du travail. Si une valeur en contrepartie est exigée, excédant par son ajout la valeur des bienfaits, il y a de facto un profit qui s’ajoute aux valeurs naturelles du travail, une spéculation affective qui le pervertit.

Le seul « bienfait » ou « salaire » qui soit éthique, c’est l’usage consenti. Si ce n’est pas pour l’usage, c’est pour le profit qui engage l’exploitation. Si ce n’est pas consenti, c’est du viol.

S’il y a profit, il y a exploitation, il y a proxénétisme. S’il y a usage et profit, il y a exploitation, il y a clientélisme et proxénétisme, voire domestication…

J’entends clientélisme en ce sens que l’usager est un client qui rétribue le travail d’un corps pour son profit. J’entends proxénétisme en ce sens que l’usager exploite le corps de l’Autre et ses possibilités. J’entends domestication, car le corps est confiné à un usage utilitaire en dépit de tout lien social égalitaire, s’il y a la domination et l’usage pour le profit, il y a la domestication du corps de l’Autre.

Ce rapport est antisocial, car il enfreint le consentement, pierre angulaire de la liberté et de l’égalité, de l’autonomie individuelle et sociale qui fait la solidarité inhérente à ce qui ce nomme société.

L’usage domestique du corps est le bout de l’individualisme, où le corps s’approprie le corps de l’Autre pour l’exploiter. C’est la privatisation du corps, son objectivisation. C’est le stricte contraire de la socialisation, qui fait sujet le corps des personnes liées dans la liberté égalitaire.

L’argent est égalitaire en ce sens qu’elle assujettit toutes les classes de la société à son fonctionnement. Autant les exploiteurs que les exploités en tirent leurs privilèges et subissent les stigmates que leur lègue leur classe. Le bourgeois et le prolétaire ne sont pas frères, ils sont ennemis d’une guerre de classes. Cette égalité de la haine maintient la tension nécessaire à cloisonner les classes et à rendre leur traversée coûteuse dans un sens comme dans l’autre. Le bourgeois n’est pas vraiment libre, son statut ne tient qu’à l’obéissance des exploités et à la haine cannibale de la compétition. Les exploités non plus, chacun des centimètres de jeu à leur laisse politique leur coûte l’exploitation du corps et ses possibilités. La méritocratie, c’est la tarification de l’exploitation, un marché proxénète. Tout le monde doit prostituer quelque chose pour acheter ses privilèges. La propriété, permet de retourner la logique contre le corps des Autres. L’argent, c’est l’esclavage égalitaire. L’égalité sans liberté, c’est l’Autorité. Seule la liberté égalitaire et écologique peut assurer un avenir à notre espèce.

Puisque c’est toujours le corps qui travaille, toute rétribution du travail est une tarification du corps.

Si le travail du sexe est travail, tout Emploi est une prostitution.

Paul Lafargue écrivait en 1883 dans Le droit à paresse ces sages paroles :

« O idiots! c’est parce que vous travaillez trop que l’outillage industriel se développe lentement. »

défense 0003 – ajout

https://clodius.blog/2019/12/30/defense-0003-la-posture-insurrectionnelle-ou-la-culture-de-la-defense-contre-la-culture-de-lautorite/

Version 1v2 de défense 0003 – un commentaire sur les violences consenties

Il faut savoir qu’une violence consentie renvoie à deux possibilités, à ma connaissance. Le premier cas de violence consentie est un terme d’un contrat explicite démocratique qui définit par quelle violence défensive une violence initiale ou renforcée, volontaire et non consentie (violences Autoritaires, ou violences formelles, ou violences institutionnelles) est réprimée. Le second cas de violence est dans les termes qui m’ont inspiré le contrat anarchiste, ceux qui procèdent par le consentement des violences récréatives et érotiques. Le cadre stricte de ces violences est garant du rapport démocratique du sport ou du BDSM.

défense 0003 : La posture insurrectionnelle ou la culture de la défense contre la culture de l’Autorité

|PRAGMATISME ET SOLIDARITÉ, LA MESURE DE LA DÉFENSE|1v2

Après avoir lu Camara, on arrive à penser la violence autrement que par la violence elle-même. La défense combat les violences initiales et renforcées, volontaires et non consenties. La défense est la seule violence légitime, c’est celle des opprimés face aux postures de domination. La défense doit être à la mesure des armes ennemies. C’est du pragmatisme matérialiste. Pour estimer le degré de défense nécessaire, il faut considérer le cumul des violences Autoritaires : la violence à combattre est le cumul des violences systémiques et institutionnelles avec les violences informelles qui contribuent à les renforcer. La question de l’efficacité de la défense est dans l’asymétrie des forces opposées. Bien entendu, je suis pacifiste. C’est pourquoi je prône la défense à la mesure de la violence initiale et renforcée, volontaire et non consentie. Je crois qu’il n’appartient qu’aux opprimés de choisir comment ils obtiendront la paix.

Dans la matérialité de l’État, la violence initiale et renforcée, volontaire et non consentie est bien le seul contrat qui lie le corps à l’Autorité de l’État. On découvre la magie de l’Autorité avec le corps marginalisé. Bref, les violences initiales sont renforcées. Paupérisme, violences systémiques, tares sociales épigénétiques sont renforcées par la répression et la judiciarisation qui sitôt mènent au précariat, à l’itinérance et à l’exclusion, en affectant l’esprit et le corps duquel il émane. Les lésions, les maladies, les toxicomanies, les maladies mentales, les prostitutions et les autres exploitations du corps accompagnent toutes les étapes de la guerre de classes, la Spirale de la violence.

J’entends la violence « volontaire » au regard de l’initiateur.e de la violence, cet individu a l’intention d’exercer un pouvoir contre le corps de ses victimes. Je l’entends « non consentie », car si les violences initiées avaient été négociées explicitement et directement, puis soumises au consentement formel et direct, et au mieux, documentées, on les auraient rejetées.

Les violences informelles répondent aux discours d’exclusion qui visent d’abord à décridibiliser les opprimés dans leurs luttes populaires ou personnelles, puis à opposer les franges opprimées les unes contre les autres. Le travail des violences informelles fragilise les opprimés entre eux et va jusqu’à les priver de moyens de mener le combat contre les violences institutionnelles. D’abord en les détournant de la lutte contre l’instigation et le maintien de la société érigée sur la violence, puis en minant les moyens matériels de lutter : leur corps et ses possibilités étant sous l’emprise de la haine contre d’autres pauvres.

Pauvres, on se prostitue touz comme on peut sous les diktats du capitalisme. On doit monnayer notre corps et ses possibilités, sinon les bourgeois pour leur part monnayent le corps des autres. Il s’agit de la violence initiale, volontaire et non consentie la plus répandue. Toutes les prostitutions sont valides, dans la mesure où on ne s’en tient qu’à son propre corps, ses propres possibilités, donc à ses propres talents. Je respecte toutes les prostitutions. Il n’y a pas une prostitution plus noble qu’une autre. Comme on dit, il n’y a pas de sot métier. Par contre, je condamne le proxénétisme qui se fait hors du consentement. Pas la prostitution. Une prostitution condamnable serait celle du flic. Le flic bat, tue, mutile les gens sans leur consentement. Dans la mesure du non consentement, la prostitution du flic est invalide. Même s’il tue un terroriste, sa fonction n’est pas l’objet du consentement de la société, aucun consensus ne s’est fait sur les termes qui ont donné lieu à sa fonction d’exister. Ni vous, ni moi, n’avons connaissance, ni n’avons discuté de tous les termes nous concernant d’abord vis-à-vis du flic ni des termes concernant cette fonction (anti)sociale. La prostitution du flic, sa fonction, est une aberration. Il a délibérément choisi l’oppression. Il est de facto en conflit avec l’intérêt commun.

Les violences ne se valent pas, la défense est toujours légitime dans la mesure des violences initiales et renforcées. Un cocktail molotov, c’est peu de dommage contre la pauvreté organisée.

Je ne rejette aucune méthode de lutte, aucune tactique qui soit le choix des opprimés. On appelle ça le respect de la diversité des tactiques. Du graffiti au cacatov et passant par les pavés, pas de souci : ceux qui luttent contre l’Autorité sont mes camarades et leur choix sont les meilleurs s’ils sont massifs et concertés. J’entends massifs, car seule la solidarité garantit l’efficacité d’une action ; j’entends concertés, car la coordination et la convergence des luttes contre l’oppression seront garantes du renversement de l’Autorité. L’expérience révolutionnaire sera dès lors précurseure de la concorde construite dans la solidarité et l’entraide.

La défense sans solidarité a peu de chance de remporter des victoires. Mais des actions concertées comme la grève générale internationale, et c’est possible. La seule condition, c’est la solidarité. Violence ou pas…


Il faut savoir qu’une violence consentie renvoie à deux possibilités, à ma connaissance. Le premier cas de violence consentie est un terme d’un contrat explicite démocratique qui définit par quelle violence défensive une violence initiale ou renforcée, volontaire et non consentie (violences Autoritaires, ou violences formelles, ou violences institutionnelles) est réprimée. Le second cas de violence est dans les termes qui m’ont inspiré le contrat anarchiste, ceux qui procèdent par le consentement des violences récréatives et érotiques. Le cadre stricte de ces violences est garant du rapport démocratique du sport ou du BDSM.

France, 1793

Yves-Marie Abraham : Pour une décroissance soutenable et solidaire

*** Quelques arguments pour la décroissance.

Le Marché n’existe pas, il est immatériel, seule l’Entreprise est incarnée par des humains colonisés. C’est à mon sens encore la preuve que l’organisation Autoritaire est la matérialisation de la hiérarchie par l’obéissance des humains à une entité irréelle. C’est le propre de notre aliénation, de notre dépossession du Monde par la colonisation de nos esprits. Nous admettons le pouvoir de l’irréel sur notre réalité en obéissant au discours Autoritaire. Prétendre que l’irréel agit sur le réel, notamment par l’exercice de la violence, est aisément psychiatrisable.