défense 0001 – réécriture

Bisous! Une réécriture de la capsule Défense et démocratie 1 dans la rubrique défense 0000!

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https://clodius.blog/2019/11/16/defense-0001-la-posture-insurrectionnelle-ou-la-culture-de-la-defense-contre-la-culture-de-lautorite/

On pourra dire que la violence volontaire que l’on subit est dans tous les cas Autoritaire, si son cadre est non négocié explicitement et non consenti formellement depuis l’agression jusqu’à l’application d’une conséquence et cela de façon directe et documentée dans la mutualité des conventions, ici, l’arbitraire fait l’Autoritarisme, son autocratie et son narcissisme ; et surtout dans une optique de défense, puisque le cadre démocratique des violences admises de la défense se fait avec la société, ici, l’initiative volontaire fait l’illégitimité.

éthique 0002 | L’éthique contre la culture de l’Autorité

|L’ÉTHIQUE CONTRE LA MORALE ET L’ESSENTIALISME|1v2

Tandis que la Morale divise en autant racismes et de nationalismes, seule l’éthique est capable de réfléchir la pluralité, car l’éthique accorde les affects au réel dans sa matérialité au lieu de spéculer sur l’objectivation des fantasmes d’un NOUS et d’un AUTRE fossilisés autour de particularités qui entretiennent les sophismes de la double faute et les fausses analogies.

Les moralistes veulent figer la marche du monde. Les morales sont toutes fausses, car elles se fichent du réel pour dicter un absolu, un ordre du monde fini, cad dont les limites du Bien et du Mal sont fixés dans une essence, cad une idée rigide de ce qu’un comportement ou de ce qu’un trait de l’identité dévoilent sur la prétendue définition d’un être, d’une chose, d’un lieu, d’un événement. La Morale est philosophiquement parfaite, ses limites sont définies.

L’éthique est philosophiquement imparfaite, elle se construit avec la matérialité mouvante du monde. Seule l’éthique est humainement viable, l’éthique est la recherche d’accord du corps avec les autres et l’environnement, c’est une démarche d’adaptation dans le consentement. L’éthique reconnaît les particularités des corps et des éléments qui les entourent : les êtres, les choses, les lieux, les événements.

Avant la pensée morale, la pensée idéaliste attribue une idée fixe à un objet du monde. Cette pensée prête une essence, ce procédé philosophique aboutit à l’essentialisme. L’essentialisation consiste à définir un groupe ou une classe selon les traits et les comportements de certains membres du groupe essentialisé.

L’essentialisme est le premier pas du nationalisme. Le nationalisme est le premier pas du nazisme, quand il oppose les identités pour dominer les corps. L’essentialisme amalgame les comportements de certains à la définition de tous. Cela permet de tenir un discours d’exclusion qui divise la société en classes sociales. C’est le concert du discours essentialiste avec les pratiques méritocratiques, où se mettent en jeu les sociodicées et l’obéissance qui permettent à l’Autorité de définir les gagnants et les perdants et surtout de les marquer socialement par la qualité des privilèges marchands auxquels chaque classe a accès.

Pour accéder à la marchandise ou les privilèges de la classe, il faut détenir du crédit, ou de l’argent, dont la création repose sur un système usuraire, cad un système de crédit. Le système usuraire planche sur l’engagement du débiteur pour créer à travers le prêt de la monnaie-dette, notre modèle de création monétaire. Le débiteur, disons, souvent, le prolétaire, rembourse des intérêts liberticides à la force de son travail tout juste suffisant à lui fournir la force d’opérer les outils du patron. La force du prolétaire est tout juste ce qu’il faut pour l’enchaîner à sa caste. La dette aura un effet de marquage social. Un peu comme l’étoile jaune et les travaux forcés, le jaune de la fumette, l’obésité du fast food, les vêtements bas de gamme, sinon la contrefaçon, le smartphone obsolète ou l’écran cassé etc. marquent socialement les pauvres. Donc, l’usure extorque la force de travail de l’employé tout en le marquant socialement.

Le marquage social facilite les violences informelles qui renforcent les violence institutionnelles, cad les violences organisées par l’État et les systèmes d’Exploitation (des corps, des peuples et des territoires) qui tirent un bénéfice du Monde capitaliste. L’État donne une assise légale, à notre époque, aux bourgeois, cad les propriétaires du Monde capitaliste, à leurs sbires et à leurs larbins tout en fabriquant une aura Morale à leurs violences grâce aux Appareils idéologiques d’État. Le marquage social facilite le profilage des milices répressives de l’État, cela préside au jugement sur les corps et à l’exécution de la violence contre eux. Le marquage social et le profilage participent de l’essentialisation des corps dans des castes bien définies du système de violences organisées afin de les exploiter, de les contrôler dans la romance du Mérite.

L’esprit essentialiste est une réduction des êtres, des objets, des lieux et des événements à une essence, une Vérité verrouillée. L’essentialisme fixe le Monde dans sa vision, l’empêche de suivre son libre cours. L’essentialisme classe chaque parcelle de vie selon sa grille de vérité comme si un absolu, un Dieu, l’avait pourvu d’omniscience. Fixer la vérité, c’est en quelque sorte, tuer le Monde en pleine marche. C’est vain, fat et narcissique.

La pensée essentialiste justifie l’Autorité. C’est en construisant des frontières sociales qu’on peut hiérarchiser la société. L’essentialisme social est antianarchiste. J’entends social, car les limites de cet essentialisme concerne la vie en société. Je le contraste avec les domaines du savoir qui par un souci de transmission doivent fixer les concepts et les mots à un ensemble contextuel donné : les êtres, les choses, les lieux et les événements dans la matérialité du Monde.

L’esprit essentialiste est toujours valeureux. Les critères de l’esprit essentialiste sont toujours arbitraires, c’est en quelque sorte des généralisations fallacieuses qui procèdent à la discrimination, c’est en cela que le jugement essentialiste est Autoritaire, voire opportuniste, son discours conforte ses abus et tient les Autres pour coupables. Quand l’esprit essentialiste n’est pas sexiste, il est raciste, ou transphobe, ou islamophobe etc. L’esprit essentialiste est le candidat parfait au nationalisme qui valorise le narcissisme et mène sans ambages au nazisme. Le terrain de guerre de l’esprit essentialiste est sans contredit l’Identité, la pierre angulaire des discours identitaires et d’exclusion. Les discours identaires définissent par essentialisation un Nous supérieur aux Autres définis par les discours – essentialisant – d’exclusion.

Les discours définissent les doxas, cad les idéologies. L’obéissance matérialise la pratique violente des doxas d’exclusion, les discours essentialisants qui admettent les Uns aux privilèges et excluent les Autres dans les logiques Autoritaires d’oppression, d’exploitation et de paupérisation ; puis de punitions : la répression, la judiciarisation et finalement l’exclusion.

La logique essentialiste fixe le classement des objets du Monde avant l’existence des choses et des êtres. C’est un ordre rigide conservateur qui impose les violences institutionnalisées (hiérarchismes systémiques ou inégalités systémiques) et les racismes (hiérarchismes interpersonnels ou les inégalités personnelles) comme des fatalités commandées par un absolu indiscutable et indépassable comme les Dieux des cultes Autoritaires comme l’État, la Couronne, ou même des sottises (c’est mon jugement de valeur) comme la Tradition ou la Morale.

L’esprit essentialiste définit les Autres par les comportements – de certains – que sa Morale juge inférieurs pour les exclurent ou supérieurs pour les admettre. C’est le mécanisme même de la romance du Mérite. C’est par la logique de la double faute et c’est parce que l’Autre nous semble moralement inférieur par ses prétendues fautes que l’on peut l’exploiter et l’oppresser, bref entretenir la culture de l’Autorité.

Les nazis ont mené un discours d’exclusion jusqu’à Auschwitz. On l’appelle communément l’antisémitisme. Aucun discours d’exclusion n’est admissible ou anodin.

Je serai toujours contre l’essentialisation et contre l’exclusion! Contre les gauches et les droites identitaires, et les nationalismes renouvelés à saveur sociale…

CONTRE L’ESSENTIALISATION DU COMMUNISME
Je ne crois pas que les comportements de Staline, Lénine ou Mao discréditent tous les fondements communistes. Le penser est une pensée authoritative, une pensée essentialiste qui pense les objets comme des cloisons hermétiques! Seuls les Autoritaires jugent les idées selon les gens!

CONTRE LE FÉMINISME RADICAL
Le féminisme radical et l’essentialisme amalgament violences, hommes et transexualité au Patriarcat.

Selon Virginie Despentes la lutte se fera avec la collaboration des hommes pas dans le l’inversion stupide de l’oppression. Exclure les hommes, puis par la bande les transexuel.le.s, de la lutte féministe est un essentialisme qui reproduit la société de classes pour soi-disant la combattre.

Frederick Bastiat disait il y a plus de 150 ans :

« Lorsque le détournement de fonds et le pillage deviennent des attitudes communes à un groupe d’hommes vivant au sein d’une même société, ce dernier finit par créer un système judiciaire qui autorise ses méfaits, et un code moral qui les glorifie. »

contrat 0004 | Le contrat anarchiste contre la culture de l’Autorité

|LE CONSENTEMENT| 1v2
L’hétérogestion, c’est l’ingérance du corps des Autres, c’est la coercition aux intérêts d’un seul, contre l’idée du bien commun – de tous. La seule autorité qui fait loi, c’est celle à laquelle on accorde sa confiance. La confiance ne s’écrit pas par le haut… Elle se vit côte-à-côte.

L’Autorité d’un seul ou de quelques-uns est l’autorité non consentie. L’autorité de tous est l’autorité, qui par la délibération directe, la négociation directe et explicite, et le consentement exprès ou formel et au mieux documenté directement, fondent par l’autonomie de chacun.e l’autonomie de tous, la solidarité par l’entraide. Hors du consentement, tous les rapports forcés sont un viol. Même les activités humaines, la persistence des peuples dans le temps, qui se vivent dans l’improvisation devraient être sujette à un cadre qui prévient les préjudices (contrat 0001).

L’âge du consentement dépend de la maturité de chacunz. La limite d’alcool ou de THC dépend de l’accoutumance et du métabolisme de chacunz. Une démocratie capacitaire ne saurait imposer des lois ou des normes fondées sur des calculs statistiques, elle devrait plutôt donner à chacunz les moyens sécuritaires de vivre sa liberté à sa mesure et à son rythme.

La capacité au consentement (lucide et éclairé, pléonasme) est-elle une prérogative de la génétique ou le fruit d’une éducation populaire démocratique? Je crois qu’il s’agit d’un mélange des deux, certainz auront l’intuition juste de ce que constitue le consentement sans trop y être forméz, d’autres devront l’apprendre ou l’intellectualiser, le préciser. Le consentement n’est pas une question d’âge, mais de capacité. La démocratie capacitaire ne saurait le négliger.

En dehors du consentement, tous les rapports relèvent du viol, de la violence, de l’Autorité. Le consentement n’existe pas dans l’ignorance et dans l’acte de foi contraint par la manipulation, par la coercition, par la répression, par le jugement, par la punition et par l’exclusion, bref toutes postures Autoritaires invalident le consentement. L’Autorité est le stricte contraire du consentement. Est Autorité le rapport et ses conséquences non consentis.

Dans tous les rapports sociaux, agir sans consentement, c’est s’adonner au vice de l’Autoritarisme, donc à l’arbitraire narcissique et autocrate. L’Autorité est un fondement de la culture du viol, une culture de la Prédation où l’Un fait la loi aux corps des Autres, prend le pouvoir contre leur corps.

La pédophilie est une pratique sexuelle autoritaire, elle se pratique sur quiconque ne possède pas la capacité de donner son consentement. L’abus sur unz enfant dont la maturité n’est pas atteinte relève du même hiérarchisme que sur unz adulte dont le sens critique n’est pas sécuritaire pour ielle-même dans une pratique sexuelle.

L’IMMATURITÉ N’EST PAS UN GENRE, NI UNE ORIENTATION, NI UNE PRATIQUE!!!

Bien entendu, vendre son corps et ses possibilités sous les diktats du Capitalisme est une prostitution de survie. Mais pour discerner la prostitution du viol, il faut qu’il y ait un écart dans l’autonomie du corps exploité par le client-violeur sans parasite monétaire – cad le proxénète – et celle du corps exploité sans contrepartie tarifaire et par la fusion proxénète-client, donc par le violeur. J’entends proxénète dans les tous les cas comme celui qui tire un profit de l’exploitation du corps de l’Autre. Je rejette l’idée de l’argent, mais le tarif aux mains du corps exploité lui permettra de gérer son accès à ses privilèges marchands, son accès aux marchandises. Ce cas de soumission requiert un accompagnement vers la sortie et de l’éducation populaire par et pour les camarades, et cela, dès l’âge de la parole. En sciences cognitives, il est démontré que les enfants en bonne santé linguistique ont acquis toute leur syntaxe maternelle à quatre ans. Ils doivent être formés à reconnaître les situations où ils se sentent incapables d’accueillir la sollicitude des adultes politiques dans un domaine où ils sont appelés. Par ailleurs, s’il apparaît qu’un terme du contrat (anti)social qui vous lie au Capital vous est inconnu, cad que vous êtes aliéné à votre société par l’intermédiation d’un État – en ce qui concerne beaucoup d’entre nous, il s’agit de l’État bourgeois ; on peut soupçonner que vous êtes victime d’un viol. C’est cette prédation qui laisse à penser que la société capitaliste est fondée sur la culture du viol.

Enfin, pour compléter mes hypothèses, je vais développer l’articulation entre le consentement et l’autonomisation des corps, des candidats à l’autonomie dans une capsule à venir.

PERSPECTIVE DÉTERMINISTE
Sommes-nous soumiz à l’inconscient collectif? Il me semble que l’obéissance des corps à un corps collectif contient une dimension de consentement. Ce consentement peut-il être inconscient? Je trouve cette perspective dangereuse en matière de viol quel qu’il soit. Je ne sais pas, il faut avouer qu’au niveau subatomique tout est un plasma grouillant de vie sans frontière. L’astrophysicien Trinh Xuan Tuan (et d’autres de ses collègues) décrit trois facettes de la matière : la matière, l’énergie et l’information. Il croit également à la Nécessité des choses. Une force qui justifie les choses. Cet inconscient pourrait être la mémoire du cosmos codifiée dans la facette informatique de la matière. Mais je n’en sais pas plus à cette échelle. Sinon, il y a des neurologues et autres expertz du cerveau qui s’entendent sur le caractère déterminé des psychés et des comportements : les traumatismes et l’épigénétique qui transmet l’encodage des traumatismes psychosociaux de nos ascendants dans notre génome.

L’idéal égalitaire est de fonder une société qui permettra à chacunz de faire partie de l’Histoire collective en fonction et en dépit de ses déterminismes. J’entends en fonction, car la démocratie capacitaire reconnaît les limites de chacun des membres de la société. J’entends en dépit, car les membres de la société ne reproduisent pas la société de classes en fonction des limites des Autres. Il me semble que c’est ça, être pluraliste.

Sans consentement, tout rapport est un viol, une violence arbitraire, une violence autocrate, une violence narcissique, un hiérarchisme ou une Autorité. Ça croupit dans la même soupière!


don 0002 – ajout


Un nouveau commentaire sur ma capsule don 0002!

https://clodius.blog/2019/11/03/le-don-contre-le-profit-la-solidarite-de-tous-tes-contre-la-culture-de-lautorite-don0002/

L’État est articulé autour de la notion de propriété. C’est dans ce sens que l’État et son exercice de pouvoir sur notre quotidien est anti-démocratique. C’est ce mécanisme qui entre techniquement en contradiction stricte avec la solidarité et l’entraide gratuite et non-payée, car c’est deux notions sont le stricte contraire de la propriété et de la notion de dette qui reconnaît à un bien transféré une compensation obligatoire. La propriété ne se donne guère sans sacrifice et on prend rarement ce qui est dû sous l’égide de la propriété sans payer une contrepartie pour honorer une dette. C’est le système propriété-sacrifice-dette-contrepartie qui annihile tout ce qui semble être un don dans une économie monétaire. Ce système s’articule autour d’un affect fondamental la peur de la perte. Il est alors dans l’intérêt de l’État par le truchement de ses appareils idéologiques de semer la peur par la fabrication de la culture de la Compétition sous une culture plus large encore : la culture de l’Autorité.

travail 0002 | La persistance du corps contre la culture de l’Autorité

|NI EXPLOITATION, NI PROXÉNÉTISME|1v4

Je tente de démontrer que le capitalisme est un proxénétisme.

Il faut distinguer le travail du sexe de l’esclavage sexuel. Si l’un est une tarification de son propre corps et ses possibilités au profit d’un client-proxénète, l’autre est un viol tarifé du corps et ses possibilités au profit d’un proxénète et d’un client. Le premier cas, qui sans être un cas bénin d’exploitation, est moins intermédiatisé que le second consistant en une double hétéronomie où le proxénète et le client-violeur hétérogèrent le corps (font la loi au corps) de la victime.

La logique hétéronome consiste à fragiliser sa proie, lui imposer des solutions qui encourent une dette, forçant soumission, fidélité et reconnaissance à l’oppresseur, faute de quoi, la confiscation des privilèges ou la répression, puis le jugement et l’exclusion s’appliqueront en guise de punition. Ce sont là les modalités de renforcement de la violence initiée par la paupérisation et la pauvreté, léguées par la classe ou causées par l’enlèvement d’un corps à son environnement. L’esclavage sexuel est une logique colonialiste contre le corps même.

Si un autre mot est plus approprié que « travail du sexe », mais se distingue d’« exploitation », je l’emploierai. Ma démarche tente de départager moralement celleux qui s’engagent dans le commerce de leur corps sans l’exploitation d’un tiers parasitaire, le proxénète monnayeur, contre celleux qui sont les victimes les plus violentées de ce commerce. Mon intuition m’indique un rapport d’autonomie vis-à-vis de la tarification du corps exploité. J’ai des camarades qui font de la « caméra », cad de la pornographie en ligne, dans le confort de leur appartement. C’est cette activité-là qui m’indique un degré d’autonomie très différent de celles qui sont perpétrées sous la séquestration dans des clubs de milliardaires.

La question ultime est celle qui oppose l’autonomie socialement graduée à la dimension inviolable de l’autonomie qui consacre le vivant de façon inconditionnelle. J’entends socialement, car la société agit de sorte que les conditions méritocratiques de la liberté marchandisée se trouve validées. J’entends graduée, car le marché des libertés-marchandises est gradué selon la rencontre imaginaire de ce qui est offert avec ce qui est demandé sous la logique libinale du pari sur le désir, la spéculation. Cette logique marchande, qui met à l’œuvre les corps tantôt pour produire la marchandise ou se transformer en marchandise, tantôt pour consommer le corps vendu et ses productions, s’oppose par l’intermédiation du marché et de l’argent à la liberté des corps de donner les fruits solidaires du travail socialisé.

Je ne crois pas à la liberté monnayée, la valeur socialement construite de la monnaie est très exactement l’exploitation du vivant. Payer pour vivre et vivre pour payer est à mon sens la consécration du capitalisme. Il faudra voir comment la méritocratie construit socialement les conditions des « libertés » marchandes, les privilèges.

Sous les diktats du capitalisme, l’aboutissement de la production de valeur est toujours la tarification du corps, seul travailleur vivant, au sens de Friot, vivre est inconditionnellement une production de valeur. C’est le monnayage de cette valeur qui fait précisément le capitalisme.

Le salariat comme le proxénétisme sont une tarification du corps et ses possibilités. Le salariat, c’est prétendre un prix au corps et ses possibilités. C’est la marchandisation du temps, de la persistance du corps dans le temps, bref, c’est la perversion du conatus par la spéculation et l’argent qui prétendent que l’irréel commande le réel. Le salariat est une aliénation.

Pour qu’un don soit complet, il faut qu’il soit gratuit, car on le donne sans contrepartie et non payé, car on le prend sans contrepartie. Dès qu’il y a un profit qui se fait hors de l’usage, il y a exploitation.

Les bienfaits intrinsèques et les bienfaits extrinsèques donnent la valeur du travail. Si une valeur en contrepartie est exigée, excédant par son ajout la valeur des bienfaits, il y a de facto un profit qui s’ajoute aux valeurs naturelles du travail, une spéculation affective qui le pervertit.

Le seul « bienfait » ou « salaire » qui soit éthique, c’est l’usage consenti. Si ce n’est pas pour l’usage, c’est pour le profit qui engage l’exploitation. Si ce n’est pas consenti, c’est du viol.

S’il y a profit, il y a exploitation, il y a proxénétisme. S’il y a usage et profit, il y a exploitation, il y a clientélisme et proxénétisme, voire domestication…

J’entends clientélisme en ce sens que l’usager est un client qui rétribue le travail d’un corps pour son profit. J’entends proxénétisme en ce sens que l’usager exploite le corps de l’Autre et ses possibilités. J’entends domestication, car le corps est confiné à un usage utilitaire en dépit de tout lien social égalitaire, s’il y a la domination et l’usage pour le profit, il y a la domestication du corps de l’Autre.

Ce rapport est antisocial, car il enfreint le consentement, pierre angulaire de la liberté et de l’égalité, de l’autonomie individuelle et sociale qui fait la solidarité inhérente à ce qui ce nomme société.

L’usage domestique du corps est le bout de l’individualisme, où le corps s’approprie le corps de l’Autre pour l’exploiter. C’est la privatisation du corps, son objectivisation. C’est le stricte contraire de la socialisation, qui fait sujet le corps des personnes liées dans la liberté égalitaire.

L’argent est égalitaire en ce sens qu’elle assujettit toutes les classes de la société à son fonctionnement. Autant les exploiteurs que les exploités en tirent leurs privilèges et subissent les stigmates que leur lègue leur classe. Le bourgeois et le prolétaire ne sont pas frères, ils sont ennemis d’une guerre de classes. Cette égalité de la haine maintient la tension nécessaire à cloisonner les classes et à rendre leur traversée coûteuse dans un sens comme dans l’autre. Le bourgeois n’est pas vraiment libre, son statut ne tient qu’à l’obéissance des exploités et à la haine cannibale de la compétition. Les exploités non plus, chacun des centimètres de jeu à leur laisse politique leur coûte l’exploitation du corps et ses possibilités. La méritocratie, c’est la tarification de l’exploitation, un marché proxénète. Tout le monde doit prostituer quelque chose pour acheter ses privilèges. La propriété, permet de retourner la logique contre le corps des Autres. L’argent, c’est l’esclavage égalitaire. L’égalité sans liberté, c’est l’Autorité. Seule la liberté égalitaire et écologique peut assurer un avenir à notre espèce.

Puisque c’est toujours le corps qui travaille, toute rétribution du travail est une tarification du corps.

Si le travail du sexe est travail, tout Emploi est une prostitution.

Paul Lafargue écrivait en 1883 dans Le droit à paresse ces sages paroles :

« O idiots! c’est parce que vous travaillez trop que l’outillage industriel se développe lentement. »

défense 0003 – ajout

https://clodius.blog/2019/12/30/defense-0003-la-posture-insurrectionnelle-ou-la-culture-de-la-defense-contre-la-culture-de-lautorite/

Version 1v2 de défense 0003 – un commentaire sur les violences consenties

Il faut savoir qu’une violence consentie renvoie à deux possibilités, à ma connaissance. Le premier cas de violence consentie est un terme d’un contrat explicite démocratique qui définit par quelle violence défensive une violence initiale ou renforcée, volontaire et non consentie (violences Autoritaires, ou violences formelles, ou violences institutionnelles) est réprimée. Le second cas de violence est dans les termes qui m’ont inspiré le contrat anarchiste, ceux qui procèdent par le consentement des violences récréatives et érotiques. Le cadre stricte de ces violences est garant du rapport démocratique du sport ou du BDSM.