#satellite

/lətuːʀdəʀjɛ̃/

une fleur éclate dans le jour

et se fiche de Wall Street

un nuage se forme

les ruines et les cathédrales des actionnaires n’y peuvent rien

une plaie dessine un sourire autour des corps en transhumance

la promesse plaque un placebo à la confiscation systémique des horizons

une bannière décolorée ravive l’embourgeoisement colonial des lieux d’oubli

on raconte une blessure par satellite interposé

la lumière s’ouvre les veines

on annonce la canicule

et personne ne quitte vraiment la terre avec sa carte d’identité

pas de haïku pour rassasier le gouffre

*

#leTourDeRien

LA VÉRITÉ, L’IMPERMANENCE, LA PERFECTION ET L’INFINI

LA VÉRITÉ, L’IMPERMANENCE, LA PERFECTION ET L’INFINI
|billet|1v3

Notre perception du temps n’est possible que sur les indices que nos perceptions visuospaciales permettent d’évaluer par les changements matériels dans l’espace où se produisent toutes les transformations de la matière filtrée dans notre façon de scénariser l’environnement. Dès le jeune âge, on nous enseigne une vision euclidienne des formes et de leurs transformations. Ce sont les transformations matériellement perceptibles qui donnent à vivre la dimension du temps. Énoncer une Vérité est foncièrement ancrée dans la matière et ses changements de sorte que ce qui semble être une Vérité est un moment de l’Histoire en un lieu donné où la transformation de la matière donne à vivre une expérience qui fait faire récit. Cela comporte une culture et un langage de ce moment propre à un individu (d’un groupe ou d’une espèce!) à ce moment de l’Histoire et à ce lieu donné.

Objectivement, la Vérité dépend de ses points de références sujets aux transformation du temps. Une Vérité serait subjectivement vraie moyennant la constance de ses références. L’infini offre une perspective parfaite des objets distincts et circonscrits dans les dimensions inférieures.

La Vérité ne se produirait, à mon sens, jamais deux fois dans les points de référence euclidiens sujets aux changements de la quatrième dimension qu’est le temps, ce qui force ma pensée à concevoir les principes qui organisent le réel – la substance et ses déclinaisons matérielles, énergétiques et informatiques – sujets à ce qui forge une pensée d’un individu, dans un groupe et dans son espèce sous les conditions matérielles qui lui donnent forme – un corps se faisant récit à son moment de l’Histoire là où il se trouve, circonscrit dans une expérience euclidienne de la matière… Voici l’impermanence telle que je l’entends.

J’ai exposé ci-haut des arguments en faveur de la linéarité des événements, leur séquentialité ou leur télécité dans la dimension du temps. Si une forme de vie intelligente pouvait percevoir comme nous la totalité de cette dimension – par exemple la largeur d’une chaise pour nous – et cela de façon permanente – ce qui s’oppose à l’impermanence du temps ; cette forme de vie aurait accès à tous les objets se trouvant dans cette quatrième dimension, la ligne continue des transformations matérielles sur les objets inscrits dans les trois dimensions euclidiennes. Au regard de la quatrième dimension, tous les événements coexistent simultanément. Or si cette forme de vie est exclue de la cinquième dimension – à présumer qu’elle existe – elle en vivrait sûrement l’expérience comme nous vivons la quatrième dimension, il faudrait qu’elle puisse mémoriser les transformations linéaires, séquentielles ou téliques de la cinquième dimension au regard des changements qu’elle mémorise dans sa scénarisation des quatre dimensions inférieures. La cinquième dimension donnerait à vivre des transformations alternatives de chaque moment du temps.

Cette logique pouvant se décupler à l’infini pose la vision des dimensions depuis l’infini comme une vision parfaite, cad qu’on en perçoit les formes, les contours et toutes ses composantes dans un cadre fini, autrement dit parfait ou permanent. C’est par la circonscription de la totalité des objets que l’infini (disons la quatrième dimension) contient de façon parfaite les dimensions qui lui sont inférieures (1re, 2e et 3e dimensions). Le point de référence de la perfection est dans l’infini et le point de référence de l’éternité est dans les dimensions parfaites.

La quatrième dimension est infinie pour notre existence euclidienne. C’est cela qui rend le temps imparfait au sens de la philosophie et que la perfection est un stade inférieur depuis l’imperfection, autrement dit, l’impermanence des événements ou leur évanescence donne à vivre le temps un moment à la fois où seules les manifestations euclidiennes semblent porter le récit du temps. Si le cerveau humain accédait aux transformations des objets de la cinquième dimension, aurait-il soudainement acquis une représentation du temps parfaite grâce à une nouvelle faculté qui donnerait à vivre de façon permanente le temps? Est-ce que la mémoire serait une faculté qui supplée aux lacunes de notre expérience euclidienne du monde? Cela place-t-il l’information comme une dimension cruciale de l’univers si elle est inscrite dans la matière dont nous percevons les contours et les changements euclidiens?

Il faut comprendre que plus on s’élève dans la superposition des dimensions, plus on ajoute du réel et plus les objets circonscrits dans les dimensions inférieures sont définis, donc semblent parfaits. Au contraire, moins on accède aux dimensions supérieures, plus il nous échappe de la réalité, plus les objets qui nous sont donnés à percevoir sont impermanents, plus il nous semble vivre cet infini – cet ordre de grandeur non défini – comme insondable et imparfait.

Le temps des êtres euclidiens est une existence matérielle limitée dans une échelle incommensurable. Cela pose l’objectivité euclidienne vraie par rapport à ses référents euclidiens ; mais la subjectivité euclidienne, celle qui totalise ses dimensions oppose l’infini à la Vérité. C’est dans l’infini que le vrai est également faux à cause du déplacement et de l’évanescence des référents.

La Vérité objective n’est vraie qu’une seule fois au regard de ses référents, la Vérité subjective est vraie dans la mesure de l’éternité ce qui pose le problème du référenciel comme l’inadéquation de toute référence parcellaire et exige l’omniscience dans une forme infinie d’ubiquité. Il y a lieu de se demander si l’Ordre du réel est à la fois le Chaos. Le regard référentiel pose un Ordre objectif, tandis que le regard qui soudainement contient l’infini vient de franchir une dimension nouvelle, c’est ce qui donne un horizon de Vérité à la subjectivité. Ainsi la Vérité subjective, cad totale, exige l’omniscience, cad la totalité de l’information dans une mémoire totale donc qui s’appuie sur l’infini comme référence. Depuis l’infini, l’omnipotence permet d’agir sur les réalités inférieures.

La question qui demeure est qu’il est probable que les dimensions se chevauchent et s’emboîtent de sorte qu’on n’aurait pas accès aux dinensions inférieures à celles dont nous avons discuté. Cela mène à reconnaître la constante de Planck et le zéro absolu des degrés Kelvin comme des limites inférieure et supérieure aux dimensions qui font notre réalité…

[https://clodius.blog/2020/05/07/la-verite-limpermanence-et-la-perfection-en-regard-du-temps/]

[https://fr.wikipedia.org/wiki/Tesseract]