éthique 0002 | L’éthique contre la culture de l’Autorité

|L’ÉTHIQUE CONTRE LA MORALE ET L’ESSENTIALISME|1v2

Tandis que la Morale divise en autant racismes et de nationalismes, seule l’éthique est capable de réfléchir la pluralité, car l’éthique accorde les affects au réel dans sa matérialité au lieu de spéculer sur l’objectivation des fantasmes d’un NOUS et d’un AUTRE fossilisés autour de particularités qui entretiennent les sophismes de la double faute et les fausses analogies.

Les moralistes veulent figer la marche du monde. Les morales sont toutes fausses, car elles se fichent du réel pour dicter un absolu, un ordre du monde fini, cad dont les limites du Bien et du Mal sont fixés dans une essence, cad une idée rigide de ce qu’un comportement ou de ce qu’un trait de l’identité dévoilent sur la prétendue définition d’un être, d’une chose, d’un lieu, d’un événement. La Morale est philosophiquement parfaite, ses limites sont définies.

L’éthique est philosophiquement imparfaite, elle se construit avec la matérialité mouvante du monde. Seule l’éthique est humainement viable, l’éthique est la recherche d’accord du corps avec les autres et l’environnement, c’est une démarche d’adaptation dans le consentement. L’éthique reconnaît les particularités des corps et des éléments qui les entourent : les êtres, les choses, les lieux, les événements.

Avant la pensée morale, la pensée idéaliste attribue une idée fixe à un objet du monde. Cette pensée prête une essence, ce procédé philosophique aboutit à l’essentialisme. L’essentialisation consiste à définir un groupe ou une classe selon les traits et les comportements de certains membres du groupe essentialisé.

L’essentialisme est le premier pas du nationalisme. Le nationalisme est le premier pas du nazisme, quand il oppose les identités pour dominer les corps. L’essentialisme amalgame les comportements de certains à la définition de tous. Cela permet de tenir un discours d’exclusion qui divise la société en classes sociales. C’est le concert du discours essentialiste avec les pratiques méritocratiques, où se mettent en jeu les sociodicées et l’obéissance qui permettent à l’Autorité de définir les gagnants et les perdants et surtout de les marquer socialement par la qualité des privilèges marchands auxquels chaque classe a accès.

Pour accéder à la marchandise ou les privilèges de la classe, il faut détenir du crédit, ou de l’argent, dont la création repose sur un système usuraire, cad un système de crédit. Le système usuraire planche sur l’engagement du débiteur pour créer à travers le prêt de la monnaie-dette, notre modèle de création monétaire. Le débiteur, disons, souvent, le prolétaire, rembourse des intérêts liberticides à la force de son travail tout juste suffisant à lui fournir la force d’opérer les outils du patron. La force du prolétaire est tout juste ce qu’il faut pour l’enchaîner à sa caste. La dette aura un effet de marquage social. Un peu comme l’étoile jaune et les travaux forcés, le jaune de la fumette, l’obésité du fast food, les vêtements bas de gamme, sinon la contrefaçon, le smartphone obsolète ou l’écran cassé etc. marquent socialement les pauvres. Donc, l’usure extorque la force de travail de l’employé tout en le marquant socialement.

Le marquage social facilite les violences informelles qui renforcent les violence institutionnelles, cad les violences organisées par l’État et les systèmes d’Exploitation (des corps, des peuples et des territoires) qui tirent un bénéfice du Monde capitaliste. L’État donne une assise légale, à notre époque, aux bourgeois, cad les propriétaires du Monde capitaliste, à leurs sbires et à leurs larbins tout en fabriquant une aura Morale à leurs violences grâce aux Appareils idéologiques d’État. Le marquage social facilite le profilage des milices répressives de l’État, cela préside au jugement sur les corps et à l’exécution de la violence contre eux. Le marquage social et le profilage participent de l’essentialisation des corps dans des castes bien définies du système de violences organisées afin de les exploiter, de les contrôler dans la romance du Mérite.

L’esprit essentialiste est une réduction des êtres, des objets, des lieux et des événements à une essence, une Vérité verrouillée. L’essentialisme fixe le Monde dans sa vision, l’empêche de suivre son libre cours. L’essentialisme classe chaque parcelle de vie selon sa grille de vérité comme si un absolu, un Dieu, l’avait pourvu d’omniscience. Fixer la vérité, c’est en quelque sorte, tuer le Monde en pleine marche. C’est vain, fat et narcissique.

La pensée essentialiste justifie l’Autorité. C’est en construisant des frontières sociales qu’on peut hiérarchiser la société. L’essentialisme social est antianarchiste. J’entends social, car les limites de cet essentialisme concerne la vie en société. Je le contraste avec les domaines du savoir qui par un souci de transmission doivent fixer les concepts et les mots à un ensemble contextuel donné : les êtres, les choses, les lieux et les événements dans la matérialité du Monde.

L’esprit essentialiste est toujours valeureux. Les critères de l’esprit essentialiste sont toujours arbitraires, c’est en quelque sorte des généralisations fallacieuses qui procèdent à la discrimination, c’est en cela que le jugement essentialiste est Autoritaire, voire opportuniste, son discours conforte ses abus et tient les Autres pour coupables. Quand l’esprit essentialiste n’est pas sexiste, il est raciste, ou transphobe, ou islamophobe etc. L’esprit essentialiste est le candidat parfait au nationalisme qui valorise le narcissisme et mène sans ambages au nazisme. Le terrain de guerre de l’esprit essentialiste est sans contredit l’Identité, la pierre angulaire des discours identitaires et d’exclusion. Les discours identaires définissent par essentialisation un Nous supérieur aux Autres définis par les discours – essentialisant – d’exclusion.

Les discours définissent les doxas, cad les idéologies. L’obéissance matérialise la pratique violente des doxas d’exclusion, les discours essentialisants qui admettent les Uns aux privilèges et excluent les Autres dans les logiques Autoritaires d’oppression, d’exploitation et de paupérisation ; puis de punitions : la répression, la judiciarisation et finalement l’exclusion.

La logique essentialiste fixe le classement des objets du Monde avant l’existence des choses et des êtres. C’est un ordre rigide conservateur qui impose les violences institutionnalisées (hiérarchismes systémiques ou inégalités systémiques) et les racismes (hiérarchismes interpersonnels ou les inégalités personnelles) comme des fatalités commandées par un absolu indiscutable et indépassable comme les Dieux des cultes Autoritaires comme l’État, la Couronne, ou même des sottises (c’est mon jugement de valeur) comme la Tradition ou la Morale.

L’esprit essentialiste définit les Autres par les comportements – de certains – que sa Morale juge inférieurs pour les exclurent ou supérieurs pour les admettre. C’est le mécanisme même de la romance du Mérite. C’est par la logique de la double faute et c’est parce que l’Autre nous semble moralement inférieur par ses prétendues fautes que l’on peut l’exploiter et l’oppresser, bref entretenir la culture de l’Autorité.

Les nazis ont mené un discours d’exclusion jusqu’à Auschwitz. On l’appelle communément l’antisémitisme. Aucun discours d’exclusion n’est admissible ou anodin.

Je serai toujours contre l’essentialisation et contre l’exclusion! Contre les gauches et les droites identitaires, et les nationalismes renouvelés à saveur sociale…

CONTRE L’ESSENTIALISATION DU COMMUNISME
Je ne crois pas que les comportements de Staline, Lénine ou Mao discréditent tous les fondements communistes. Le penser est une pensée authoritative, une pensée essentialiste qui pense les objets comme des cloisons hermétiques! Seuls les Autoritaires jugent les idées selon les gens!

CONTRE LE FÉMINISME RADICAL
Le féminisme radical et l’essentialisme amalgament violences, hommes et transexualité au Patriarcat.

Selon Virginie Despentes la lutte se fera avec la collaboration des hommes pas dans le l’inversion stupide de l’oppression. Exclure les hommes, puis par la bande les transexuel.le.s, de la lutte féministe est un essentialisme qui reproduit la société de classes pour soi-disant la combattre.

Frederick Bastiat disait il y a plus de 150 ans :

« Lorsque le détournement de fonds et le pillage deviennent des attitudes communes à un groupe d’hommes vivant au sein d’une même société, ce dernier finit par créer un système judiciaire qui autorise ses méfaits, et un code moral qui les glorifie. »

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