contrat 0003| Le contrat anarchiste contre la culture de l’Autorité|

|LE CONTRAT ANARCHISTE, LA NÉGOCIATION ET LE CONSENTEMENT| 1v2

Le contrat idéal est démocratique. Il fait appel au consentement unanime des parties intéressées. Ces personnes sont considérées assez adultes pour être candidates au consentement. Elles ont atteint un stade capacitaire de sens critique jugé suffisant pour que l’ensemble des adultes capacités puisse convenir à un consensus formel faisant suite à une négociation explicite. Dans ces termes, il est entendu qu’une personne intéressée inspire la confiance, et de ce fait, un sentiment de sécurité mutuel et partagé. Pour initier un tel sentiment, le regroupement par affinités semble le meilleur des prétextes pour faire société. Sinon, agir de façon éthique envers tous et chacun au quotidien déjà inspire un tel sentiment, qui s’inscrit dans un cercle vertueux.

Un contrat démocratique fait appel à une négociation directe et explicite. Je la pose comme directe, car ce sont les candidiats au consentement eux-mêmes qui sont investis d’un tel pouvoir de négociation en vertu du principe d’autonomie des corps autodéterminés et personne ne peut s’arroger le droit de négocier les termes d’un contrat au nom de quiconque. Je développerai la notion de procuration ultérieurement, un contrat en amont de l’imprévu.

La négociation, c’est l’action de délibérer les termes d’un contrat. Si le contrat est adopté, cela entend que le consentement est formel et unanime. Je le pose comme formel, car il doit être manifeste et au mieux documenté. Il s’impose comme unanime, car la divergence crée des zones d’incertitudes où l’imprévu et l’improviste laissent aux préjudices la possibilité de se produire. Le contrat et son application sans négociation sont un rapport de viol. Le contrat et son application sans consentement sont un rapport de viol aussi.

Négocier explicitement et consentir formellement, c’est ça, la démocratie directe.

La modalité de la délibération doit être la Parole de soi-même. La modalité du consentement doit être la Parole de tous. Sans le consentement, tributaire de la négociation par la délibération explicite, d’une seule partie intéressée, le contrat est « nul et non avenu ».

Cela s’entend sur la condition d’un consensus fondateur, fédérateur et solidarisant, le principe directeur de toute négociation subséquente. Une affinité peut constituer une amorce au rapport social formel dans le cadre contractuel ou informel dans un contexte d’improvisation.

Certains codes ou modèles existent déjà, à la condition de connaître les procédures du code ou du modèle, on peut l’utiliser comme consensus fondateur. Une nouvelle partie intéressée devra les étudier, dans la mesure de l’entraide gratuite et non-payée, j’entends ici la mesure de la solidarité et de l’éducation populaire.

L’éducation populaire n’est possible que grâce à l’aménagement de temps citoyen. Le temps citoyen comme les moments de droit à la paresse, au sens de Lafargue, ne sont possibles que parce que le travail est solidaire. Dans un monde où règne le profit, le surtravail nécessaire aux revenus d’entreprise, monopolise le temps citoyen. Dépourvus de temps libre, les travailleurs ne peuvent entreprendre leur formation citoyenne. D’une part, car personne ne peut assurer l’absence de l’un, d’autre part, car le travailleur est engagé dans la production de valeur capitaliste, de profits pour les Patrons et de la part de l’État.

*

Une question demeure, est-ce que les revenus des Patrons et de l’État reviennent dans l’économie sociale, celle qui assure les services GRATUITS aux citoyens et aux travailleurs, aux producteurs de valeurs par la force de travail?

Pouvons-nous directement négocier explicitement le principe directeur des contrats qui nous engagent dans la production de valeur par notre force de travail ; et y consentir formellement? Qui décide?

Sans consentement, tout rapport est un viol, une violence arbitraire, une violence autocrate, une violence narcissique, un hiérarchisme ou une Autorité. Ça croupit dans la même soupière!


contrat 0002 | Le contrat anarchiste contre la culture de l’Autorité|

|LE CONTRAT ANARCHISTE ET LE TRAVAIL| 1v2

Dans l’économie du vol, cad dans le système capitaliste, on ne peut pas logiquement s’engager sur le Marché du travail sans en connaître les rouages. On ne peut souscrire au Salariat sans en connaître tous les termes, toutes les conditions. Pour contracter un Emploi, il faut avoir étudié les contrats sociaux qui encadrent une telle activité, en négocier explicitement chaque terme en y consentant unanimement avec tous les acteurs reliés à cette activité, et cela de façon formelle et directe ; faute de quoi, on s’aventure dans un projet spéculatif qui exige de poser des actes de foi.

Aucun contrat ne peut être légitime si seulement un détail fait l’objet d’un acte de foi, et d’autant plus si ce détail est totalement laissé dans l’ignorance. Les actes de foi sont à proscrire dans quelque contrat qui soit. Sinon le contrat est nul et non avenu. Ce qui se fait hors du consentement est un acte de viol. Ce qui est ignoré relève de l’improviste tel que discuté précédemment.

Le travail au sens marxiste couvre tous les domaines du quotidien, de l’allaitement, au jardin en passant par l’étude et les secours…

Les conditions d’un tel contrat forcent l’organisation de plus petites sociétés que celles que nous connaissons, elles forcent l’organisation de sociétés sur de plus modestes étendues de territoire, de ce fait, elles forcent l’organisation de sociétés reliées, par opposition à aliénées, au territoire, forçant aussi une gestion écologique de celui-ci. Bien entendu, le fédéralisme est de mise pour les projets transsociétaux. Il faudra réfléchir à ne pas reproduire la géopolitique Autoritaire qui relève de la notion de frontière et de propriété.

Dès maintenant, ce contrat type, sera l’objet de plus d’études, je propose de le nommer le « contrat anarchiste ». Idéalement, je souhaite argumenter en faveur d’un contrat parfait quand de telles conditions sont préférables à l’improvisation. Enfin, vous aurez compris que l’Emploi et le Salariat sont consubstantiels au capitalisme…

Sans consentement, tout rapport est un viol, une violence arbitraire, une violence autocrate, une violence narcissique, un hiérarchisme ou une Autorité. Ça croupit dans la même soupière!


contrat 0001 | Le contrat anarchiste contre la culture de l’Autorité|


contrat 0001 | Le contrat anarchiste contre la culture de l’Autorité|

|LE CONTRAT ANARCHISTE ET LE CONSENTEMENT CONTRE L’ACTE DE FOI| 1v2

Poser un acte de foi, c’est s’exposer volontairement à des conditions, des postures, des attitudes, des (anti)paroles ou des actes que, s’ils avaient été soumis à une négociation explicite, on les auraient refuser. Si nous n’aurions pas pu les imaginer, il s’agit de conditions ou de comportements dont on ignorait la possibilité.

En cas d’ignorance, deux avenues sont possibles : la faveur, dans des activités improvisées, ou le préjudice, puisqu’il est commis. Considérant ces avenues vis-à-vis de l’improviste et pour assurer le rejet de possibles préjudices, un cadre contractuel doit être préalablement défini dans une structure enchâssante démocratique objet d’une négociation (donc d’une étude) explicite et d’un consentement formel et unanime. Chaque nouveau membre d’une société devra suivre une formation (gratuite et non payée) en ce sens.

De tels cadres doivent être démocratiquement capacitaires, en ce sens que chaque individu se les approprie à son rythme et à sa mesure et avec les outils lui sont adaptés.

La proscription de l’acte de foi, forcera l’élaboration de cadres et de contrats accessibles à tous. Cela pose déjà un premier jalon à savoir comment départager l’enfance politique du stade d’adulte politique, celui où les consentements sont lucides dans les domaines qui nécessitent un tel consentement.

*

Être au stade d’adulte politique, c’est être candidat au consentement. Nous ne sommes pas adulte de façon monolithique, nous sommes adultes dans les domaines où nous sommes candidats au consentement lucide. Ce concept de stade adulte est indépendant de l’âge biologique, il n’est pas conditionnel aux connaissances, quoiqu’il soit en fonction de celles-ci. Il s’agit d’un stade capacitaire où le sens critique de l’individu inspire la confiance et donne un sentiment de sécurité personnelle et collective dans un domaine donné.

Le consentement n’est pas unidirectionnel, c’est le ciment qui nous fait faire société – et sur une formule pléonastique – de façon démocratique, autonome et solidaire, libertaire et égalitaire, et capacitaire.

*

Je contraste le consentement éclairé, dont les termes consentis sont clairs, avec le consentement lucide, dont la capacité de consentir est adulte, en ce sens qu’une maturité du jugement est atteintes, notamment grâce aux modes capacitants de l’apprentissage et grâce au jugement des pairs adultes capacités, cad ceux pour qui le stade du consentement est acquis dans le domaine précis. Si le consentement n’est pas éclairé, au sens que les termes du contrat négocié sont obscures, il ne peut aucunement y avoir de consentement lucide.

Le consentement éclairé relève de l’entraide, de la guidance et de l’expertise des pairs adultes capacités ; le consentement lucide relève de l’autonomie, de la confiance et du besoin du candidat au consentement. Le projet d’arrimer ces deux contreparties du consensus explicite et formel sera tributaire de la solidarité, une vertu de base qui se vit par l’exercice et l’expérience de l’entraide, un cercle vertueux qui cimente au cœur des affects des candidats au consensus explicite et formel l’engagement préalable à un tel projet.

Ici, se combinent l’entraide et l’autonomie ; la guidance et la confiance ; l’expertise et le besoin. Ce sont les pièces maîtresses d’un contrat qui exclut l’acte de foi.

La proscription de l’acte de foi, vous l’aurez compris, proscrit déjà l’endoctrinement à des notions sacrées, intangibles, indémontrables, indiscutables, immatérielles et irréelles sur lesquels s’échafaudent les hiérarchismes.

Sans consentement, tout rapport est un viol, une violence arbitraire, une violence autocrate, une violence narcissique, un hiérarchisme ou une Autorité. Ça croupit dans la même soupière!


don 0004 |Le don contre le profit : la solidarité de tous.tes contre la culture de l’Autorité

CAPSULES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES
Le but de ces capsules regroupées en rubriques est un exercice d’argumentation. Les lecteur.rices sont appelé.e.s à me donner la controverse, afin que j’améliore mes arguments. Quand j’aurai une thèse, je travaillerai sur l’articulation d’un argumentaire contre ce que j’appelle pour le moment « la culture de l’Autorité ». Enfin, si une conclusion advenait de ce processus philosophique, je tâcherai de produire un travail de vulgarisation destiné à tout public. Bien entendu, tous.tes sont les bienvenu.e.s sur ce blog.

Je vous présente quelques solutions contre le Capitalisme et sa Dictature de la propriété dans la capsule don 0004, une sixième réécriture qui inclut quelques pistes sur la décroissance. C’est le résultat de jolies conversations. Je vous remercie!

Bonne lecture!

don 0004 |Le don contre le profit : la solidarité de tous.tes contre la culture de l’Autorité

|DES PISTES POUR INSTAURER L’ÉCONOMIE DU DON| 1v6

À mon avis, pour aider la planète à guérir, il faut sortir du Capitalisme et de sa Dictature de la propriété. Trois ingrédients me semblent incontournables : la transition institutionnelle, la guérilla du don et la décroissance.

Une méthode soft pour instaurer l’économie du don par le #réformisme et l’#étapisme pour ceux dont la lutte reste insitutionnelle.

Les étapes vers le don, c’est

1- La monnaie pleine (arrimé au travail concret d’un territoire) et étatisation de la monnaie,

2- 15$/h (valide pour le Québec, 2008 ; voir l’indexation au coût réel de la vie d’aujourd’hui)

3- Travail équitable et capacitaire :

3.a salaire à la personne, basé sur la mutualisation du capital ; sur la formation et sur l’expérience en moins de 10 palliers dans un rapport 1:4 (les chiffres sont à titre d’indication ; lire les travaux de Bernard Friot)

3.b réduction du rapport, puis réduction du nombre de palliers,

3.c travail équitable et capacitaire avec un revenu universel et les moyens collectifs d’inclure tous le monde au récit collectif ;

4- Révolution économique :

4.a abolition de la propriété privée et de l’économie qui en découle,

4.b abolition de la monnaie et des Institutions qui en dépendent,

4.c institutionnalisation du bien commun, du bien d’usage, personnel ou collectif – il faudra travailler la notion de bien d’emprunt au sens matérialiste,

4d- Révolution sociale :

4.d.1 autonomisation des peuples sur des zones géographiques poreuses par l’abolition des États et des Nations, et des classes issues de cette stratification sociale, abolition des frontières,

4.d.2 société du don telle qu’étudiée par les chercheurs du MAUSS (Caillé, Mauss et al.) et sur les travaux de Gibson & Graham et bien sûr sur mes travaux… un peu quand même!

Et selon la taille de la collectivité, cela se combine à la stochocratie, cad le tirage au sort qui repose sur la formation citoyenne et sur la polyvalence (consulter les travaux d’Étienne Chouard, ne me faites pas le coup de la politique ad personam et du délit par association)

Une méthode hardcore, en parallèle à la méthode soft pour les plus hardiz qui feront l’#insurrection.

À défaut de réussir une réforme étapiste des institutions, je prône la guérilla du don, cad la guérilla par le gratuit ET par le non-payé. C’est le boycott et la désobéissance au Capitalisme et à ses Institutions.

Chaque transaction monétisée contribue au PIB, donc au Capital, le monopole, la mainmise, plutôt, sur la valeur concrète de notre Travail.

Pour briser la chaîne monétaire >>>

  • sabotage et vandalisme des outils et des lieux de domination
  • vol (à l’exploiteur)
    (reprendre TOUS les outils et les lieux)
  • multiplier les TAZ et les squattes
  • piratage des savoirs
  • don (du bien commun de tous à tous)
  • déchétisme (usage gratuit et non-payé des déchets)
  • autosuffisance, solidarité et entraide
    (maraudes, rond-point, communes etc.)
    (polyvalence et éducation populaire)
  • jardinage,
  • artisanat, réutilisation et réparation
  • décroissance*

J’en oublie sûrement.

Voilà des façons de briser les chaînes monétaires qui engraissent le grand Monopole.

* En gros, voilà ce que j’entends par « décroissance » :

1- l’économie locale :

1.a ruralisation du bitume et du béton inutiles
en espaces verts et horticoles urbains
(potagers communs)
(abolition de la propriété),

1.b l’éducation (populaire)
gratuite et non payée, décloisonnée de la propriété,
et donc, la polyvalence,

1.c réparation des marchandises,
réutilisation des matières et artisanat,

1.d organisation municipale en lieux communs
de production marchande – au sens de Gibson & Graham –
cad que les besoins commandent l’entraide gratuite et non payée, culturelle et sociale – contre l’Entreprise ;

2- la production écologique :

2.a la production pérenne contre l’obsolescence,

2.b la standardisation et la modularisation de l’électronique
et des technologies de pointe,

2.c la fin de la surproduction de marchandises et de déchets,

2.d la priorité au compostage contre le recyclage,

2.e le recyclage au bilan énergétique favorable ;

3- et la revitalisation des sols, la sortie du carbone
et de l’urbanisme pour la voiture.


“donner” ET “prendre” =! “voler” ET “vendre”
Donner ET prendre, ce n’est pas voler ET vendre.

[https://clodius.blog/2019/11/03/838/]

don 0003 |Le don contre le profit : la solidarité de tous.tes contre la culture de l’Autorité

|L’ÉCONOMIE DU DON CONTRE L’ÉCONOMIE DE LA PROPRIÉTÉ OU L’ÉCONOMIE DU VOL| 1v5

COMPARAISONS EN CONTEXTE

||Les quatre premiers exemples sont des faits, des qualités et des transactions de l’économie du don.

1a. Le bien commun est gratuit. (Eau potable)

1b. Le bien d’usage est pris. (Prendre de l’eau potable pour la consommation ou pour l’usage)

2a. Le gratuit se donne. (Donner de l’eau pour la consommation ou pour l’usage)

2b. Le non-payé se prend. (Prendre l’eau pour la consommation ou pour l’usage)



||Avec une condition monétaire, on obtient la logique mercantile.

3a. Le bien commun est vendu. (Nestlé)

3b. Le bien d’usage est acheté. (Bouteille d’eau)

4a. (!) Le gratuit se vend. (Il s’agit d’une FRAUDE dont le seul but est de tirer PROFIT en vendant le bien commun qui appartient d’emblée à tous.)

4b. (!) Le non-payé s’achète. (Il s’agit d’un achat sur le « marché noir » = on extorque un PROFIT qui commande l’EXPLOITATION de l’acheteur pour un accès à l’usage d’un bien qui provient du bien commun.)



||Tout ceci est incohérent avec l’emploi de la propriété.

1aa. La propriété est gratuite. (Pas toujours, sinon certaines conditions légales font office de contrepartie, notamment en matière d’héritage. Sinon, il faudra payer « un dollar symbolique », afin d’enregistrer la transaction.)

1bb. La propriété est prise. (Difficilement, certaines conditions légales en contrepartie s’appliquent. En cas de squattes, il en coûtera des violences policières ou d’autres fascismes.)

2aa. La propriété se donne. (Pas nécessairement, certaines conditions légales en contrepartie s’appliquent, ne serait-ce qu’un dollar symbolique. En cas de squattes, il en coûtera des violences policières ou d’autres fascismes.)

2bb. La propriété se prend. (Pas nécessairement, certaines conditions légales en contrepartie s’appliquent. En cas de squattes, il en coûtera des violences policières ou d’autres fascismes.)



||Mais avec la condition monétaire, on comprend mieux.

3aa. La propriété est vendue ou léguée.*

3bb. La propriété est achetée ou acquise.*

4aa. La propriété se vend ou se lègue. (=! DONNER)*

4bb. La propriété s’achète ou s’acquiert. (=! PRENDRE)*

* Les lois de l’État conditionnent la transaction. Désigner un héritier prive le commun d’un bien et perpétue la propriété.



COMMENTAIRE 1 | Ce qu’on observe en contrastant 4a. – 4aa. et 4b. – 4bb. est la légalisation de la fraude, de l’extorsion et du marché noir au sens du bien commun, car les cas de figure 4aa. et 4bb. sont neutralisés par leur assimilation avec les cas légaux de 3aa. et 3bb. sous l’égide capitaliste de la propriété.

3a. est la légalisation de la fraude mise au jour sous 4a. dont le commentaire est une déconstruction communiste de 3aa.

3b. est la légalisation de l’extorsion mise au jour sous 4b. dont le commentaire est une déconstruction communiste de 3bb.

COMMENTAIRE 2 | C’est de cette façon que doit être pensée la propriété, le profit et l’exploitation : c’est le vol, la fraude, l’extorsion et le marché noir. La privatisation par la propriété est le vol du bien commun.



||Tentons d’appliquer ces contextes à la marchandise.

1aaa. La marchandise est gratuite. (Faux, même sans contrepartie, la marchandise est vendue ne serait-ce qu’au prix de vos données.)

2aaa. La marchandise est prise. (Difficilement vrai : dans certains cas, on vous prendra la main dans le sac de la propriété = CRIMINALISATION DE L’ACCÈS AU BIEN COMMUN)

1bbb. La marchandise se donne. (Pas nécessairement, sinon elle devient un cadeau au prix d’un sacrifice, une contrepartie relevant de la notion de perte, de dette et de propriété.)

2bbb. La marchandise se prend. (Difficilement vrai : dans certains cas, on vous prendra la main dans le sac de la propriété = CRIMINALISATION DE L’ACCÈS AU BIEN COMMUN)



||Mais avec la condition monétaire, on comprend mieux.

3aaa. La marchandise est vendue ou cédée.

3bbb. La marchandise est achetée ou acquise.

4aaa. La marchandise se vend.

4bbb. La marchandise s’achète.

COMMENTAIRE 3 | L’État bourgeois sacralise la propriété par laquelle une marchandise est la vôtre. La preuve est qu’un voleur au sens capitaliste risque son intégrité face aux lois et aux conséquences que prévoit l’État.

En observant les cas 2aaa. et 2bbb., on voit que l’accès au bien commun est criminalisé par la logique de la marchandise, produit de la propriété garantie par les lois liberticides de l’État, la répression et la judiciarisation. C’est une violence initiale volontaire de l’État bourgeois qui par le chantage et la logique de punition force les pauvres à s’endoctriner dans la romance du mérite pour gagner leurs privilèges puisque vivre est devenu un combat au lieu d’un don de la Nature. Dans tous les cas où des conditions s’appliquent, il s’agit d’un chantage sur le bien commun comme le feraient des terroristes avec la prise d’otages. L’économie de la propriété-vol (l’économie du vol) c’est une prise d’otage du bien commun pour lesquelles la rançon est votre corps et ses possibilités mis à prix et confinés aux travaux forcés, au surtravail, pour un soi-disant salaire. En fait, votre surtravail fournit aux bourgeois l’opulence qui les fait dominer le Monde. Le surtravail est à la mesure des privilèges qu’octroie la production. Si un patron se tape des esclaves sexuelles mineures sur le marché noir, il y a fort à parier que votre surtravail lui en donne les moyens, TOUS les moyens.

L’économie du don est une économie de la liberté, puisqu’aucune condition n’enfreint l’usage du bien commun ; tandis que l’économie du vol, est une anti-économie, qui correspond à une économie carcérale, puisqu’elle est un mode coercitif de chantage sur l’usage du bien commun dans une perspective de profit. L’économie du vol ne fait jamais économiser, bien au contraire, elle coûte toujours quelque chose à titre de contrainte, il s’agit là de la substance même du profit qui justifie l’exploitation. L’économie du vol est une économie carcérale. La planète gratuite est une prison globale. Ainsi l’économie du vol conditionne toujours l’usage du bien commun comme le ferait un propriétaire-proxénète-esclavagiste avec ce que la Vie donne d’emblée aux corps dans l’environnement.

Bien entendu, le travail est une condition de la Vie. Sans travail, pas de vie, car vivre est le travail du Vivant. C’est l’abstraction d’un Patrimoine bourgeois qui fait de la Vie un camp de travail forcé. La démesure et l’hybris des bourgeois, c’est la substance même de la fraude capitaliste.

*


Acquérir et requérir sont dans la même famille lexicale où la notion de quête intervient.

On acquiert une marchandise ou une propriété, car il y a réception. Dans le sens que l’on reçoit des choses qui relève du cadeau à première vue, il y a un sacrifice à l’œuvre.

On requisitionne des richesses et des ressources, car il y a la notion de commande. Dans le sens, qu’en vertu d’une Autorité hétéronome ou d’une autorité autonome qui planifie l’exécution de l’ordre (en anglais on connaît un mot comme to order something to someone).

La requisition solidaire, au sens anarchiste, socialiste ou communiste, c’est PRENDRE LES MOYENS DE PRODUCTIONS (et occuper les territoires). C’est socialiser l’activité humaine, le principe même de la solidarité.



La propriété est une contradiction logique au sens du bien commun. C’est une notion foncièrement confuse et insuffisante pour réfléchir la cohabitation de la planète.

Sur une note poétique, n’oubliez pas d’offrir des marchandises et du crédit à Noël!



“donner” ET “prendre” =! “voler” ET “vendre”
Donner ET prendre, ce n’est pas voler ET vendre.


don 0002 |Le don contre le profit : la solidarité de tous.tes contre la culture de l’Autorité

|LA SOLIDARITÉ, L’ÉLECTION ET L’ÉCONOMIE DU DON| 2v5

|QUESTION|

Est-ce que le l’élection fait entrave à l’économie du don?

|RÉPONSE|

À petite échelle non, mais les schèmes Autoritaires du gouvernement « par les autres » – l’hétéronomie – reproduisent la société capitaliste qui nous emprisonne dans la logique monétaire et toutes les violences nécessaires à maintenir les schèmes de violence qui organisent la société de classes sous la logique du mérite foncièrement compétitive. Dans ce genre de (anti)société, les privilèges sont protégés par la matraque et la violence de la punition judiciaire. C’est dire, qu’un individu qui crève de faim dans la rue sera lourdement pénalisé s’il se permet de prendre, sans payer, ce qui lui faut pour se nourir, sans permis de pêche, sans contrepartie monétaire pour manger la nourriture disponible sur nos étals… bien entendu, les ordures sont disponibles, mais peu de choses qui s’y trouvent sont nécessairement cuisinés.

Pour pulvériser le capitalisme, à notre échelle, il faut s’entraider dans le gratuit et le non-payé, mais de façon massive, il faut désobéir aux schèmes de violence, sociaux, économiques, politiques du capitalisme. Pour donner – gratuitement – du non-payé, il faut d’abord procéder mentalement à la déconstruction de la propriété, qui met entre les mains des riches ce qu’il faut aux pauvres pour rester au service du capitalisme.

L’État est articulé autour de la notion de propriété. C’est dans ce sens que l’État et son exercice de pouvoir sur notre quotidien est anti-démocratique. C’est ce mécanisme qui entre techniquement en contradiction stricte avec la solidarité et l’entraide gratuite et non-payée, car c’est deux notions sont le stricte contraire de la propriété et de la notion de dette qui reconnaît à un bien transféré une compensation obligatoire. La propriété ne se donne guère sans sacrifice et on prend rarement ce qui est dû sous l’égide de la propriété sans payer une contrepartie pour honorer une dette. C’est le système propriété-sacrifice-dette-contrepartie qui annihile tout ce qui semble être un don dans une économie monétaire. Ce système s’articule autour d’un affect fondamental la peur de la perte. Il est alors dans l’intérêt de l’État par le truchement de ses appareils idéologiques de semer la peur par la fabrication de la culture de la Compétition sous une culture plus large encore : la culture de l’Autorité.

Par ailleurs, le cannibalisme social est possible en aménageant la rareté monétaire, des ressources, donc en aménageant la misère, l’exclusion et la pauvreté par la violence institutionnelle : lois d’austérité, répression armée et judiciarisation, et dans une autre mesure, par le biais des catastrophes naturelles ou socio-économiques (Cf. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Le_Radeau_de_La_M%C3%A9duse ; https://youtu.be/NAwtph5PMh4 ; https://youtu.be/si12yPyTnSs) Il faut relire à ce titre La stratégie du choc de Naomi Klein, une lecture par laquelle on comprend la nature opportuniste du capitalisme dont les épithètes « sauvage » ou « débridé » opèrent le pléonasme.

Les paradis fiscaux sous le sceau de la propriété sont largement responsables de la raréfaction de l’argent qui donne accès à ce que les exploités produisent. D’où l’intérêt d’avoir des gauchistes au gouvernement qui taxent les riches. Dans cette mesure, la solidarité étatisée est gratuite, mais payée : dans cette logique retorse, le gratuit dépend de l’argent… C’est une contradiction sous laquelle la tension entre le don et la propriété est favorable aux monopoles.

LES SERVICES AUX CITOYENS

On donne du gratuit. On prend du non payé. On vend des propriétés. On les achète. Les services publics sont gratuits, car on donne les services. Mais ils sont payés, car on les finance.

Si un service se paye, on peut tout de même le donner. Cela rend compte de l’indépendance entre les contribuables qui tantôt côtisent pour un service sans pour autant en bénéficier directement à la hauteur de leur participation. C’est de cette façon qu’on socialise la solidarité, on la rend disponible sans condition sur la cotisation.

Un service gratuit payé ne se prend pas au sens du don. On en bénéficie comme d’un profit ou d’un privilège, car il intervient quelque chose de l’ordre de l’exploitation – le travail concret salarié – ou de l’ordre du sacrifice et du mérite – que l’Autorité de l’État prend en compte à travers les institutions qui reconnaissent le statut de bénéficiaire d’un service étatisé.

La confusion entre le gratuit et le non payé exclut la gratuité des services puisqu’ils sont payés. C’est la confusion nécessaire à inculquer le sentiment de culpabilité d’avoir bénéficié d’un service gratuit. En oblitérant la gratuité, on induit le sentiment de redevance ou dette, un artefact de la propriété.

L’impôt qu’il faut maintenir est celui sur les patrimoines et les entreprises. Les services sont de moins en moins payés par l’entreprise – qui d’ailleurs ne capitalise jamais que le travail des travailleurs – ainsi ils sont de plus en plus payants par le travailleur dans la logique individualiste des services privés.

J’entends gratuit ce que l’on donne sans contrepartie. J’entends non payé ce que l’on prend sans contrepartie. Ce qui est gratuit peut avoir été préalablement payé dans un système monétaire. Mais cela contrevient à l’esprit du don, si je peux me permettre l’usage de cette expression en dépit des travaux de Marcel Mauss.

En effet, la contrepartie pose un ordre social où une égalité est recherchée. Cela repose sur la notion préalable de propriété dont le « don » causerait la perte qui exige une contrepartie. C’est déjà la reproduction du capitalisme. Le troc, c’est déjà du capitalisme.

Cette égalité recherchée est truquée d’avance, car on sait tous que les bourgeois vivent de privilèges extorqués dans le travail concret des exploités duquel est abstrait le Patrimoine. Cette inégalité – injuste – est bel et bien une fraude au sens communiste du bien commun.

Imaginons le pouvoir exorbitant d’un monopole sur le bois d’œuvre. Seulement, l’homme le plus puissant du monde ne tient pas l’inventaire du bois pour exercer son chantage et tirer des faveurs et des profits : il tient le monopole des Patrimoines…

|À LIRE|

Capitalisme de désastre ou écosocialisme ?

“donner” ET “prendre” =! “voler” ET “vendre”

Donner ET prendre, ce n’est pas voler ET vendre.

don 0001 |Le don contre le profit : la solidarité de tous.tes contre la culture de l’Autorité

|LA SOLIDARITÉ, L’ÉLECTION ET L’ÉCONOMIE DU DON| 1v3.1

La solidarité du peu ne vaut rien… Il y en a deux en concurrence actuellement. La solidarité des exploités, celleux qui s’organisent dans le gratuit et le non-payé, et la solidarité des exploiteurs, ils s’organisent par le truchement de la propriété privée et des privilèges que leur classe leur octroie. Ces deux catégories de gens forment deux groupes minoritaires qui ont conscience que la survie de leur groupe repose sur l’entraide. Sinon, la majorité des exploités vivent de façon atomisée, à travers les modes de production et de consommation que les différents appareils idéologiques d’État inculquent, se relayant les uns les autres dans le quotidien des consommateurs. Il s’agit d’un monopole de la Parole qui agitant le spectre constant d’un ennemi fabriqué sidère les masses exploitées et les endoctrine dans la romance du Mérite – la méritocratie – selon laquelle, l’obéissance est garante de privilèges, dont le maintien dans la classe sociale et la survie dans le capitalisme dépendent. Pourtant, les minorités solidaires ont bien compris les enjeux de la marchandisation du monde, les uns pour la combattre, les autres pour en tirer un profit.

Socialiser la solidarité des exploités est un travail lent de conscientisation de classe qui peine à convaincre les hautes classes exploitées, car c’est par le consentement à l’exploitation qu’elles ont atteint une part du capital. Je n’utilise pas le terme « méritocratie », car le mot « mérite » occulte le sens violent que contient l’exploitation.

Il y aura donc plein de gouvernements oppressifs (pléonasme) pour freiner, voire réprimer la solidarité de tous qui se matérialise par l’entraide, gratuite et non-payée – bien entendu – car, hors de ces deux conditions, nous sommes encore sous les diktats du capitalisme. Dans cet économie du vol (don 0003) la vente du bien commun, des ressources, des outils et de la force de travail reste un proxénétisme de la matière et du corps et de leurs possibilités.

Pour observer un laboratoire vivant de la solidarité de tous, sur un territoire donné, il suffit de tourner le regard vers le quartier autogéré d’Athènes, Exárcheia. Mais l’État grec n’aime pas la solidarité, car elle court-circuite les schèmes violents du Marché et de son État bourgeois. La solidarité est anticapitaliste, elle détruit de la valeur marchande, monétaire, elle détruit le capitalisme. Toutes les normes arbitraires de l’État seront brandies pour détruire l’ennemi des capitalistes : le peuple uni. Ils détruisent les squattes et les ZAD où s’organise de façon horizontal la gestion des communs.

L’organisation de la solidarité dans le gratuit (on le donne) et le non-payé (on le prend, et dans son extrémité, on prend les moyens de production et les territoires) sera toujours la seule lutte matérielle contre le capitalisme. Le don est à la fois gratuit – car on le donne ET non-payé, ni en amont – car il n’est pas financé, ni en aval – car on le prend sans contrepartie. Ce qui finance le BÉNÉVOLAT, c’est les salaires que prévoient l’État et l’Entreprise.

Dans cet esprit, des réformes et des services gratuits ont été arrachés par les luttes ouvrières aux mains des exploiteurs, les capitalistes, qui par la propriété s’arroge un droit d’exploitation du bien commun. Proudhon disait que cet accaparement, l’exploitation, est bel et bien un vol légalisé de ce qui appartient d’emblée à tous.tes.

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Aucun vote n’a forcé quelque gouvernement qui soit à aménager notre émancipation. « Seule la lutte libère. »

Au Canada, c’étaient les élections le lundi 21 octobre 2019. Un camarade utilise ce terme qui me convient, et j’expliquerai pourquoi : *le vote tactique*. Il s’oppose au *vote stratégique* par lequel on encourage le moins pire candidat à gagner son comté contre le pire candidat. Le vote tactique est le vote naïf – ce n’est pas un usage péjoratif de naïf – celui par lequel on vote pour le candidat qui représente nos valeurs, cela, pour le peu de partisanerie qui m’affecte, entend que j’encourage les électeurs à voter pour les candidats qui véhiculent le maximum de mes valeurs antisectaristes, contre la stratification sociale, érigée sur les violences formelles et informelles auxquelles nous enjoint l’Autorité dans la romance du Mérite et dans la culture de l’Autorité. Je sais pertinemment que tout gouvernement canadien sera, par l’institution même de l’État, Autoritaire.

Mon camp, c’est la liberté égalitaire et écologique que l’Autorité détruit dans toutes ses expressions. Je ne pourrai donc pas participer à l’élection d’un maître, car l’essence de ce Spectacle, par la mise en œuvre de l’Autorité, est la stricte négation de la liberté ; car la domination appelle la soumission ; car le chantage méritocratique enlève et octroie les privilèges qui dès lors annule toute égalité ; et car les injonctions au surtravail pour la surproduction et la surconsommation sont à l’origine du désastre amorcé de l’écologie.

L’Autorité est une sociopathie en ce sens qu’elle dit aux malades, qu’ils ne vivent pas dans le même monde, donc dans les mêmes conditions matérielles que les autres, et, dans cet essentialisme, les frontières ad hoc sont prétendument « naturelles ». C’est ce qui crée les cloisons entre les classes, c’est la haine de l’Autre. L’Autorité est une misanthropie. Elle est persuadée que l’Autre est une vilaine bête qu’il faut dresser.

Seuls les peuples autonomes sont capables d’amour, s’aimer les uns les autres, c’est le consentement qui rend vertueux la solidarité de tous. Sans consentement, les nouveaux liens ne se font pas, sans consentement, les chaînes réduisent à la soumission. Donner et prendre dans *l’économie du don* se fait sans aucune autre condition que le consentement.

Aucun parti ne l’instaurera. Le don est le stricte contraire de la propriété, garantie par les schèmes violents de l’État, du capitalisme et de ses sbires. Le don, c’est reconnaître la liberté égalitaire et écologique. Le don permet de vivre sans condition, de vivre libres.

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L’ÉCONOMIE DU DON EN BREF

Dans une économie du don, on n’a rien mais on a tout, ou on utilise un bien d’usage. Il n’y a pas de propriété. Le bien commun est à tous, et quand il est donné ou pris, il est un bien d’usage, personnel ou collectif. Dans cette économie, on t’a donné et tu as pris des lunettes ou une brosse à dents, ou encore du spaghetti et tu les utilises ou tu le manges. Personne ne prend un bien d’usage personnel à autrui ou monopolise un bien d’usage collectif, personne ne profite de quoi ou de qui que ce soit, on utilise le bien d’usage ou on s’entraide. Nous sommes adultes. Je traiterai de l’enfance politique plus loin.

Tous ont accès au bien commun, territoire et ressources, produits du travail collectif sur les outils socialisés étant des biens d’usage collectif. Les savoirs et les savoir-faire sont donnés, enseignés dans le gratuit et le non-payé. En dehors de l’usage, une richesse est à tous, à quiconque et à personne. Si tu te sers de lunettes, tu es seul.e à t’en servir et à en disposer en les donnant. Le travail et les fruits de la terre sont socialisés, on ne peut produire des légumes, sous brevet pour des fins mercantiles… conserver et puis jeter ceux dont on ne fait pas usage pour un motif mercantile de spéculation. Une économie du don devra prévoir la production à la nécessité, pas au profit.

Notre équilibre entre solidarité et paresse régulera la motivation, cad la mobilisation des affects qui nous engagera dans l’économie du don. La valeur produite sous l’appel de la solidarité sera réalisée parce que l’interaction même nous fait faire société. Un coiffeur te coiffera pour 2 raisons. La raison matérielle : une coupe de cheveu, c’est sain ; la raison affective : être solidaire, c’est aimer, aimer son prochain, aimer être bienveillant, aimer faire société là où je suis en sécurité auprès des miens et surtout rendre l’amabilité aimable, encourager l’amabilité des membres de sa société par ma propre amabilité. La solidarité se matérialise par l’entraide. En sommes, la solidarité est un cercle vertueux – sous la condition d’organiser l’abondance, sans surproduire et sans gaspiller.

Le droit à la paresse commandera de ne pas faire des coupes de cheveux malsaines sous la contrainte ou avec des sentiments moins amènes. Il faudra du repos pour faire une coupe efficace. Travailler, c’est aménager la paresse. Paresser, c’est aménager les conditions physiques et psychologiques d’un travail bienveillant.

Pour donner, il faut produire par nécessité, pas pour le profit… Le profit ne donne rien dans tous les sens du terme : Le profit extorque le travail des autres!

Sur une note poétique, j’ajouterai que tous les dons dans la biosphère et dans le cosmos transforment le Monde et le pérennise. Donner, c’est vivre.

— “donner” ET “prendre” =! “voler” ET “vendre”

Donner ET prendre, ce n’est pas voler ET vendre.

[https://clodius.blog/2019/11/03/le-don-contre-le-profit-la-solidarite-de-tous-tes-contre-la-culture-de-lautorite/]

la brunette maigrelette

/sanaʀiːvkozoːtʀ/

2008.

La petite brunette maigrelette à l’asile – asile > aisle > aile – de fous avait un grimoire barbouillé de ketchups, de café et de cendres hétéroclites. Une reliure 3 pouces marquée HSBC. La Grèce faisait naufrage à la TV muette.

– Nous vivons dans le Monde de Satan!

– Pardon?

– On vit dans le Monde de la Haine!

Je plongeai le nez dans mon café décaféiné Sanka.

2019.

« Les puissants détestent l’autonomie des autres. En peu de mots, la solidarité, c’est l’autonomie sociale. Financer l’autonomie sociale, donc monnayer la solidarité, c’est l’intermédiatiser, c’est déjà la rendre dépendante de la monnaie. C’est de facto la briser. Quand la banque finance le social, elle le met à sa botte grâce au monopole de l’argent. La banque nous déteste. »

Les puissants nous détestent. Il leur faut nous dresser comme de vilaines bêtes incapables de s’autodéterminer, de s’autogérer, incapables d’autonomie sociale et individuelle. Incapables d’amour-propre. Incapables d’aimer.

On vit dans un monde de haine organisée.

#çaNArriveQuAuxAutres