défense 0001 |La posture insurrectionnelle ou la culture de la défense contre la culture de l’Autorité

défense 0001 : La posture insurrectionnelle ou la culture de la défense contre la culture de l’Autorité

|DÉFENSE ET DÉMOCRATIE| 1v4

Dans la Spirale de la Violence, Dom Hélder Pessoa Câmara expose la séquence des violences depuis les Institutions jusque dans la rue. En s’inspirant de la Spirale, on arrive à distinguer de façon critique les violences. Elles ne se valent pas : elles sont séquentielles et dépendamment du temps auquel elles ont lieu, elles sont légitimes dans les cas de défense et illégitimes dans les cas de violences Autoritaires initiales ou renforcées. Cette perspective invalide le Centrisme, les postures de Réconciliation et les autres types de Collaborations, puisqu’il s’agit toujours d’un renforcement de la culture de l’Autorité, si ce n’est que la fabrication d’un soi-disant consensus autour de l’Arbitraire.

En somme, on distingue trois temps de violence. Le premier temps est la violence volontaire initiale organisée, la violence institutionnelle qui aménage les contextes précurseurs des autres violences. Le second temps consiste en une réponse à la violence initiale, la violence défensive qui tente de rétablir la paix, la réparation ou la guérison suite à l’Agression que constitue la première violence. Le troisième temps est la violence renforcée, qui se décline en deux sous-types : la violence répressive et la violence judiciaire, deux violences punitives qui s’inscrivent dans la logique coercitive de la violence initiale organisée par les Institutions. Toutes les violences Autoritaires se matérialisent par l’Obéissance, les postures de Soumission qui mettent à l’œuvre l’Autorité non consentie.

1- Agression
Paupérisation, culture du Viol, Criminalisation, fascisme etc.

2- Défense
Combat, désobéissance, vandalisme etc.

3a- Punition-Vengeance-Répression
Matraquage, interpellation, profilage etc.

3b- Punition-Vengeance-Judiciarisation
Incarcération, conditions, amendes etc.

Dans l’ordre, il y a l’Agression, la défense, puis la Punition.

L’Agression est toujours volontaire et initiale. La soi-disant « agression » initiale du malade psychique n’est pas volontaire : elle ne relève pas de l’autonomie du malade puisque que les causes génétiques, psychosociales, politico-économiques sont toujours une acquisition involontaire de comportements depuis les entraves de l’environnement à l’autonomie de l’individu malade.

L’Agression est une violence qui se justifie pour et par elle-même, en Autocratie, comme l’État qui détient le monopole du Droit – sur lequel s’érige les Hiérarchies – et l’austérité, qui constituent des Hiérarchismes systémiques ; ou bien le viol et les insultes, qui constituent des Hiérarchismes interpersonnels.

Quand une personne est une enfant politique, elle a toujours la possibilité de consentir sur la base d’affects agréables. Il s’agit du consentement affectif. D’ailleurs sur la base des affects désagréables toute personne pourra résilier un engagement ou un contrat. Il s’agira parfois d’un accomodement lorsque l’autonomie corporelle est compromise. Ça ne peut figurer comme une dérogation dans cette mesure, en ce sens qu’une dérogation est un privilège et qu’un accommodement est un rapport solidaire ou la collectivité reconnaît l’entrave en question qui appelle un tel accommodement. Quoi qu’il en soit l’autonomie corporelle de la personne prévaut sur les attentes de qui que ce soit. Si aucun consentement exprès ne peut advenir d’une association projetée, seul le consentement affectif sur la base d’affects totalement agréables peuvent sceller cette association résiliable à tout moment.

Si l’indifférence se distingue du stoïcisme en ce sens que l’indifférent ne souffre pas et que le stoïque subit sans mot dire, ce sont toutes deux des postures d’abstention. Elles-mêmes comportent des subtilités qui ne feront pas l’objet de la présente discussion. Seulement, dans tous les cas de subission, il est parfois nécessaire pour la personne subissionnaire de ventiler.

La défense peut être dans un cas du vandalisme pour dénoncer l’État, de la désobéissance dans la perspective la plus large ; ou dans le cas du viol, une dénonciation publique en bonne et due forme ; et dans le cas des insultes, on peut retourner la situation verbalement etc.

Le troisième temps, la Punition, existe sous forme de Vengeance contre la deuxième violence, parfois la matraque et le poivre, puis la judiciarisation, que j’ose croire assez différente de la Répression armée par la nature des outils qu’elle emploie. Les première et troisième violences sont intégrées à la culture de l’Autorité grâce à la sociodicée, un discours Autocrate de l’Agresseur pour justifier sa violence et ses privilèges. On n’ose pas imaginer la troisième violence aux mains du violeur… mais la culture du Viol y veille…

Dans la culture médiatique du Viol, les Agresseurs sont valorisés, la subission est romancée. Si les Agressions ne sont pas de l’ordre sexuel, ils sont d’un ordre sexiste, raciste, homophobe, transphobe, psychophobe ou validiste. Or, il y a systématiquement un retournement de la charge de culpabilité.

Les Institutions, premiers vecteurs de reproduction de la Culture de l’Autorité, octroient les privilèges des exploiteurs et des profiteurs, car les Institutions ont été conçues pour régulariser, voire glorifier les exploiteurs et les profiteurs. L’Amérique colonialiste est truffée de monuments à la mémoire des Agresseurs.

Le premier et le troisième temps de la violence sont hétéronomes, ils ne sont jamais l’objet d’un consentement, le second est autonome personnellement ou socialement, la nature défensive de ce type de violence entend qu’aucun consentement à la violence initiale n’a été advenu, ce qui atteste qu’aucun contrat ne tient l’initiateur de la violence volontaire et les personnes en situation de défense. C’est dire que la révolution ne peut être qu’autonome et qu’on ne demande JAMAIS la permission à l’oppresseur de se défendre. Une Agression est de facto le bris du lien entre l’Agresseur et la société.

La défense est la conséquence logique au non consentement. C’est parce qu’il y a viol du consentement qu’il faut rétablir la paix dans l’autonomie corporelle et sociale. C’est la réaction autonome qui trouve guérison vis-à-vis de la blessure causée par l’Agression.

LE PARADOXE DE LA TOLÉRANCE

Quand on analyse les choses sous la logique de la Spirale, on peut juger le nazisme, ou le capitalisme, comme des postures de violence volontaire – puisqu’elles sont organisées – et initiale que je qualifie d’Autoritaire et de Narcissique, donc d’Autocrate, par opposition à démocratique. La démocratie fait appel au consentement (CONTRAT 0004).

J’entends Autoritaire, car cette posture coercitive ne fait pas l’objet d’un consentement au sens du contrat anarchiste (cf. CONTRAT 0001, 0002, 0003, 0004) Il s’agit donc d’une violence Arbitraire qui n’a pas lieu d’être, d’un Viol. J’entends Narcissique, car cette posture coercitive ignore la limite de son Pouvoir, en ce sens que le monde est le prolongement de l’Agresseur. Il s’agit donc d’une sociopathie. J’entends Autocrate, car l’agresseur tient son Autorité de son exercice de Violence et que la Violence qu’il exerce est un privilège de son Autorité. Il s’agit d’une Tyrannie, qui se justifie elle-même dans ce système circulaire.

Ainsi, le nazisme proclame « la Race aryenne » comme supérieure et déclare la guerre aux groupes subissionnaires à la violence, cad les groupes essentialisés non aryens qui prétenduement sont inférieurs aux aryens prétenduement supérieurs. La violence de la soi-disant race aryenne est prétenduement justifiée sur sa supériorité ; tout comme les Bourgeois se proclament soi-disant légitimes à gouverner le monde, et à punir les masses incapables de se gouverner, puisqu’ils se présentent comme « les meilleurs », tandis que leur monopole des Patrimoines desquels ils héritent sans jamais y contribuer par leur force de travail leur a été octroyé par le système duquel ils prétendent être « les meilleurs ». On voit bien la circularité à l’œuvre dans ces deux formes d’Autocratie.

Le nazisme, comme le capitalisme, est au premier temps de la Spirale de la Violence, c’est donc une posture de violence illégitime : leur Violence volontaire est arbitraire. Ces violences sont illégitimes, car elles œuvrent en hétéronomie : elles violent le consentement. Il faut aussi comprendre que d’y répondre par quelque moyen qui soit est une posture de défense, cad la violence, qui par son caractère autonome et solidaire est égalitaire sur la pierre angulaire du consentement, qui protège l’autonomie personnelle et soude les associations libres. La défense est une violence légitime, car elle œuvre dans l’autonomie.

La clé du problème du paradoxe de violence, ci-haut est l’égalitarisme. À l’extrême, la posture égalitaire face à l’intolérance est l’intolérance, face au mépris, c’est le mépris, etc. Mais de façon plus libertaire, il appartient aux personnes en situation de défense d’en choisir les moyens. En somme, la posture insurrectionnelle est une posture qui recherche la paix par l’usage de la force face aux entraves envers les membres de la communauté. Une autre clé tient dans le consentement – exprès – qui scelle le contrat social qui encadre les violences.

L’Agression est une violence asymétrique de fait. La paix initiale est brisée par l’Agresseur. Cette violence volontaire place la personne subissionnaire en désavantage, car rien ne présage que la violence soit infligée. La paix est un œuf fragile. Il est assez facile de le briser, cependant il faut plus que de l’ouverture et des bons sentiments pour refermer l’œuf dans un état de sécurité et de paix, l’humiliation foncière par l’Agression ne pourra jamais être guérie. Il va sans dire qu’aucune guérison ne peut advenir du retour de la paix, aucune blessure n’est monayable, on ne prostitue pas ses blessures en vue d’obtenir la paix, on prostitue ses blessures sous les diktats proxénètes du Capitalisme.

Actuellement, aucun contrat social démocratique (pléonasme) ne tient personne envers qui ou quoi que ce soit. Seule la démocratie directe est garante d’un contrat véritablement social, puisqu’alors la société elle-même est appelée à rédiger les termes de son contrat. On ne peut rédiger un contrat social sans la société. Tous les États nous enfoncent leur soi-disant contrat en dépit de notre consentement, fût-il affectif, puisque l’État signe ses Agressions prémiditées en vertu des critères non consentis selon lesquels il décrète les prétendus crimes. Il s’agit d’un retournement de la charge de culpabilité, étant donné que le seul responsable des crimes sont les Institutions qui en aménagent les conditions nécessaires.

EXEMPLES DE SPIRALES

La culture de l’Autorité, c’est un système de pensée où l’on prend pour naturelles la Domination, la Soumission, ainsi que la violence coercitive et manipulatrice nécessaire à les maintenir d’une part, l’Autorité, l’Obéissance ; et le système méritocratique de récompenses et de punitions qui les consacre d’autre part.

L’Autorité choisit de façon Arbitraire les schèmes de violence. J’entends le choix Arbitraire, car il n’est pas négocié explicitement directement et il n’est ni consenti expressément et directement, et surtout, sa signature qui devrait être unanime n’est pas documentée. Voter, ce n’est pas consentir!

Les violences formelles sont organisées par les Institutions ; les violences informelles sont pratiquées sans l’aval explicite de l’Autorité, mais dans l’intérêt de celle-ci. Violences formelles et informelles se nourrissent en boucle pour maintenir la division en classes de la société.

C’est dans l’application de la violence que se matérialise le système de Domination-Soumission, en ce sens que l’Obéissance opère la violence commanditée par l’Autorité pour fragiliser les classes dominées qui n’auront que la prostitution de la force de travail de leur corps de pauvres pour maintenir ou gagner leurs privilèges, unique et maigre « compensation » à la Violence systémique subie.

Plus une classe sera fragilisée, plus son surtravail produira du Capital, car l’écart de son conatus d’avec les conditons matérielles d’existence – de persistance – sera plus grand. La romance du Mérite individualise le travail et ses retombées, c’est un mot gentil pour nommer le Cannibalisme social où les gagnants dévorent les perdants.

SPIRALE FORMELLE | Une spirale de violence formelle peut être l’organisation de la pauvreté par les mesures austères figurant comme une Agression volontaire (Autoritaire) ; puis figurera comme défense l’occupation la rue pour manifester son opposition aux gouvernements ; alors, le matracage, le poivre de Cayenne et la capture des manifestants dans une souricière, enfin leur judiciarisation moyennant une loi criminalisante (liberticide, scélérate) apparaîtront comme des violences Punitives. Ainsi la Répression et la Judiciarisation qui renforcent la violence institutionnelle initiale de l’austérité peuvent mener dans bien des cas à une séquestration d’État, cad à une détention dans un établissement carcéral. Le tout s’inscrit dans une logique de paupérisation, une violence (anti)économique, (anti)politique et (anti)sociale.

SPIRALE INFORMELLE | Une spirale de violence informelle peut être une Agression volontaire comme du Harcèlement sexuel ; une défense comme une dénonciation à quelques instances appropriées ; à la suite de laquelle il y aura une Vengeance comme des représailles ou des menaces de morts ou de l’intimidation qui visent à décrédibiliser et décourager lu plaignanz en renforçant la Violence volontaire initiale et non consentie que constitue le Harcèlement sexuel. Il est à noter que j’entends « non consentie » pour contraster les violences récréatives telles que celles pratiquées dans les altérations esthétiques, les sports ou le BDSM. J’ajouterai donc que les violences récréatives sont l’exemple parfait de pratiques violentes démocratiques, puisqu’elles sont l’objet d’un consentement exprès. Il faut noter que la spirale du Harcèlement sexuel initiée et renforcée dans l’informel repose sur une violence systémique plus large : la culture du Viol, culture dont la pierre angulaire est le non consentement (CONTRAT 0004).

Dans cet ordre d’idée, pour mieux abuser les employés sous les diktats proxénètes du Capitalisme, le gouvernement de Trudeau, le fils, en 2020, a offert la prestation canadienne d’urgence (PCU), comme la sucette que nous tendrait un pédophile.

LE CADRE DE L’AUTONOMIE ET LA VIOLENCE


Pour protéger la société égalitaire de l’Autorité d’un Seul, il faudra que les personnes associées par un contrat démocratique préviennent les blessures causées par une Agression ou pas, en ce sens que de telles blessures enclenchent une Spirale de Violences qui divise la collectivité et reproduise la Dystopie de classes et sa Culture de l’Autorité.

La violence volontaire que l’on subit est dans tous les cas Autoritaire, si son cadre est non négocié explicitement et non consenti expressément depuis l’Agression jusqu’à l’application d’une conséquence et cela de façon directe et documentée dans la mutualité des conventions. L’Arbitraire fait l’Autoritarisme, son Autocratie et son Narcissisme ; et surtout dans une optique de défense, puisque le cadre démocratique des défenses admises par le contrat social se fait avec la société, ici, la volonté de causer des blessures affectives, corporelles ou matérielles fait l’illégitimité des violences Autoritaires, elle brise lien de solidarité de l’Individu avec la collectivité.

Je distingue l’Individu, qui brise le lien social, d’avec la personne qui se solidarise le temps d’habiter un territoire physique ou virtuel, ce temps pourrait s’inscrire dans l’optique des TAZ (Zone autonome temporaire, prendre les lieux : un exemple).

Selon moi, pour encadrer la violence de façon démocratique, il faut que minimalement les parties intéressées aient négocié explicitement et consenti expressément chaque terme du contrat social.

En aval, avant que ne se produise la violence, cela se traduit par des textes de lois qui font explicitement et expressément consensus. À mon sens, cela appelle la notion de société qui n’advient que dans le consentement des personnes qui s’associent de façon autonome. Je discuterai du consentement affectif ultérieurement pour étayer mes arguments sur l’enfance politique (CONTRAT 0004).

En amont, après la violence, il est impératif que le tribunal où se rassemble le peuple – peut-être de façon spontanée et non territoriale – négocie explicitement et directement le cadre de la violence et consente expressément au consensus fondateur de façon préalable. Il y aura un accord primordial, cad un consensus fondateur sur les modalités des accords subséquents, cad sur le seuil d’une majorité si ce n’est pas sur l’unanimité des décisions collectives subséquentes.

Un consensus fondateur peut être un code de procédures prééxistant qu’en collectivité on revendique et applique pour abréger les procédures. La complexité des enjeux ici est tellement grande qu’il faut prévoir une formation populaire gratuite (et non payée) pour tous.tes. En somme, puisqu’une société sujette aux aléas de l’environnement peut subir des violences hors de son contrôle, il faut qu’elle se dote d’une éthique qui s’adapte à la matérialité du monde. La vie n’étant pas fixée – la vie est dynamique et évolue – la société sous contrat devra prendre en charge dans la solidarité les risques, les imprévus et les blessures, cad les « préjudices » tels que les blessures affectives, corporelles ou matérielles qui sont l’aboutissment de toute violence.

Un cadre démocratique devrait faire autorité au sens que tous.tes sont interpellæs dans la négociation explicite directe et le consentement exprès et direct. J’oppose ici l’Autorité d’un Seul, cad sans négociation ni consentement, à l’autorité de tous.tes, puissante que par la négociation explicite et directe et le consentement exprès et direct et au mieux documentés. J’entends directs, car toute intermédiation brise le lien à signer dans le contrat, l’intermédiation est aliénante et hétérogestionnaire en ce sens que l’Un fait la loi à l’autre, c’est antianarchiste. Cela met en opposition les termes de l’autonomie des adultes politiques et ceux de l’Hétéronomie. Je développerai la notion de procuration ultérieurement. Je développerai la notion d’improvisation ultérieurement.

En dehors de ces deux conditions, la négociation ET le consentement autonomes, nous ne sommes pas en démocratie, nous sommes dans une Dystopie qui divise la société en classes par des schèmes de violences formelles et informelles. Je nomme ce cauchemar la Dystopie de classes où tous les liens sont fragiles s’ils ne sont pas déjà brisés. L’Hétéronomie est le bris du consentement exprès ou affectif, donc de l’autonomie personnelle et sociale.

LA DÉMOCRATIE ET LA SPIRALE

La légitimité d’un contrat social peut être homogène ou hétérogène. J’entends homogène en ce sens que les termes sont soit consentis, soit non consentis de bout en bout. J’entends hétérogène en ce sens que les termes sont parfois consentis et d’autres fois non consentis. Un contrat légitime est celui dont tous les termes sont consentis expressément et directement de façon homogène et en autonomie, s’il apparaît qu’un terme ou plus sont contentieux, le contrat est nul et non avenu. Un tel contrat est anti-démocratique.

Une société anti-démocratique pose un cadre arbitraire à la violence. Autocratique, elle impose sa domination, puisque sans l’aval du peuple. Dans ces termes, le premier temps de la violence à s’inscrire dans la Spirale est l’Agression – institutionnelle comme celle de l’État dont l’hétérogestion est une violence volontaire organisée. Le deuxième temps de la Spirale est la défense – populaire comme celle des ouvriers. Le troisième temps de la Spirale est la Punition, qu’elle soit psychologique, donc affective par l’usage de l’intimidation ou des menaces et du profilage ; physique, donc corporelle par l’usage de la matraque ; ou judiciaire, donc matérielle par la restriction de l’espace ou par l’imposition des amendes, des cautions et autres impôts, bref par les conséquences que nous imposent les lois non consenties. La Punition surenchérit l’Agression primaire pour se Venger de la défense. La Punition est une violence Autoritaire.

Dans une société dotée d’un cadre démocratique entourant certaines violences ou toutes les formes possibles de la violence, le premier temps de la Spirale est l’Infraction, un individu brise le contrat social, il s’arroge un droit Arbitraire, sa posture est Autoritaire puisqu’il cherche à imposer sa Domination. Le deuxième temps est aussi la défense populaire dans le cadre que la collectivité a discuté auparavant dans le contrat social qui l’unit, cette posture est une réponse autonome face l’Arbitraire qui par le fait de sa violence volontaire brise le lien social de l’agresseur à la communauté. Le troisième temps est la Vengeance, l’individu donne la surenchère de son crime, dans une posture de Domination pour réaffirmer sa soi-disant supériorité, il est donc Autoritaire.

Que la société soit fondamentalement Autoritaire, cad qu’elle repose sur des rapports de force auquels nul ne consentirait ou que la société soit fondamentalement égalitaire, cad qu’elle repose sur le consentement autonome (seulement affectif, ou affectif et exprès) ; la défense ou la désobéissance, la révolte et l’insurrection sont les postures égalitaires légitimes de la violence, les seules qui soient valides. Autrement, le caractère Arbitraire de la violence, en dépit de quelconque caractère légal, est foncièrement illégitime. Cela pose l’Hétéronomie comme étant la cause de l’illégitimité, puisqu’elle brise par son arbitraire le principe même du vivant : l’autonomie.

Toutes les violences Autoritaires placent la collectivité en posture de défense. Chacun pourra adopter l’abstention, la désobéissance, la révolte et l’insurrection de façon autonome personnellement ou socialement. Au contraire, l’Obéissance matérialisera le pouvoir de l’Autorité sous la forme de Collaboration et de Réconciliation avec l’Oppresseur, cette affiliation est une trahison au profit de l’Oppresseur. C’est en cette tension que la posture insurrectionnelle et la Collaboration se font face pour établir l’ordre égalitaire par la défense et la solidarité contre l’ordre Autoritaire par l’Obéissance et la Soumission.

EXEMPLE DE COMMUNAUTÉ ÉGALITAIRE

Lorsqu’une commune se dote de règlements et qu’elle doive bannir un membre pour violation du contrat social (par exemple, il thésaurise le sucre, ou autre ressource à des fins mercantiles de profit et d’exploitation…) il ne faut pas considérer le bannissement comme une « punition » (violence autoritaire) puisque cette violence se trouve à être au deuxième temps de la Spirale de Violence. Il s’agit plus à proprement parler de défense collective. Les règlements sont de toute évidence les termes de l’autonomie sociale de la commune, objets d’une décision démocratique, donc antiautoritaire. L’autonomie sociale s’exprime par la solidarité, elle-même contruite sur des rapports d’entraide, cad les interactions consenties. La solidarité fait l’autorité de tous.tes contre l’Autorité d’un seul, surtout en cas de violation du contrat social. De toute évidence, la fonction policière sera caduque et inutile dans une société solidaire.

La posture insurrectionnelle est en soi une posture pacifiste, car par la défense, les insurgés souhaitent réprimer la violence volontaire des Hiérarchistes, tels que les capitalistes qui ont le monopole du Droit, tels les violeurs, les patriarcaux, les homophobes, les racistes, les islamophobes etc. jusqu’à l’obtention de l’anarchie – la liberté égalitaire et solidaire – seule forme de paix possible.

France, 1793

[https://clodius.blog/2019/11/16/defense-0001-la-posture-insurrectionnelle-ou-la-culture-de-la-defense-contre-la-culture-de-lautorite/]

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